"Susdit", "Susdite", "Susdites" ou "Susdits" et "Susmentionné", "Susmentionnée", "Susmentionnées" ou "Susmentionnés".

J'aime beaucoup ces deux adjectifs parfaitement synonymes du registre soutenu qui signifient respectivement :

  • "Susdit" : dit ci-dessus, précédemment évoqué.

On dit par exemple : "L'individu susdit a été aperçu à deux reprises rôdant aux alentours de la villa".

  • "Susdite" : dite ci-dessus, précédemment évoquée.

On dit par exemple : "La susdite victime a agonisé des heures durant".

  • "Susdites" : dites ci-dessus, précédemment évoquées.

On dit par exemple : "Les personnes susdites seront convoquées ultérieurement".

  • "Susdits" : dits ci-dessus, précédemment évoqués.

On dit par exemple : "J'ai toujours adoré les films susdits".

  • "Susmentionné" : mentionné ci-dessus, précédemment évoqué.

On dit par exemple : "Encore un film du réalisateur susmentionné".

  • "Susmentionnée" : mentionnée ci-dessus, précédemment évoquée.

On dit par exemple : "Comme beaucoup d'autres, la loi susmentionnée n'a jamais été appliquée".

  • "Susmentionnées" : mentionnées ci-dessus, précédemment évoquées.

On dit par exemple : "Les scènes susmentionnées ont toutes été tournées en studio".

  • et "Susmentionnés" : mentionnés ci-dessus, précédemment évoqués.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais voté pour un seul des projets susmentionnés".

"Le world wide wait".

J'aimais beaucoup ce calembour de la fin du XXe siècle, fondé sur la paronymie des mots anglais "Web" ("Toile d'araignée") et ("Wait") et  qui parodiait le nom de la Toile mondiale.

"Le World Wide Web" ("La toile d'araignée mondiale") devenait en effet ainsi... "Le world wide wait" ("L'attente mondiale") !

Il faut dire qu'à l'époque, le réseau Internet était véritablement engorgé par la popularité grandissante de la Toile. Et que les ordinateurs d'alors était infiniment moins puissants que ceux dont nous pouvons disposer de nos jours...

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Être just" ou "Être un peu just" et "Être short" ou "Être un peu short" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Être COURT" et "Être un peu COURT" !

Par exemple : "Une demi-heure pour faire l'aller-retour, c'est un peu court", plutôt que "C'est un peu just" ou "C'est un peu short".

  • "Être INSUFFISANT" et "Être LÉGÈREMENT INSUFFISANT" !

Par exemple : "Un kilo de pâtes pour cinq, ça risque d'être insuffisant", plutôt que "Ça risque d'être just" ou "C'est short".

  • Ou : "Être PEU" et "Être TROP PEU" !

Par exemple : "20 000 euros pour retaper cette maison, c'est trop peu", plutôt que "C'est just" ou "C'est short".

Ne pas confondre la ville et l'État !

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de ces malheureux voyageurs - aussi peu rigoureux que férus de géographie - s'étant malencontreusement retrouvés au bout du monde, à des milliers de kilomètres de leur destination réelle, après avoir réservé à la va-vite un billet sur la toile.

Nombre de villes de par le monde portent en effet les mêmes noms, en particulier aux États-Unis d'Amérique, où les colons - particulièrement dépourvus d'imagination ou soucieux de rendre hommage à leurs mère-patries - n'ont pas hésité à fondé ... 22 Paris, une nouvelle Amsterdam (la future "New York"), 6 nouvelle York ("New York"), une nouvelle Orléans ("La Nouvelle Orléans") et j'en passe.

Mais il convient également de ne pas confondre, lorsque cela peut être le cas, villes et États du même nom.

Aux États-Unis d'Amérique par exemple, la ville de Washington, dénommée "Washinton DC" (District of Columbia), sur la côte Est, ne se situe nullement dans l'État de Washington, lequel borde le Pacifique, sur la côte Ouest, juste au sud de la Colombie Britannique et de la ville canadienne de Vancouver.

Il existe également Kansas City, Oklahoma City et Oregon City, respectivement situées - c'est tout de même plus simple - dans l'État du Kansas, dans l'État d'Oklahoma et dans l'État d'Oregon.

Pour New York City, pourtant située dans l'État de New York, c'est en revanche un petit peu plus compliqué, puisque l'on entend souvent dire dans les films ou les romans que le héros ou personnage est originaire de "New York, New Jersey".

La mégalopole tentaculaire de 24 millions d'habitants s'étend en effet sur pas moins de 1 214 km carrés, au point de déborder sur deux États limitrophes : le New Jersey, à l'Ouest et au Sud, et le Connecticut au Nord-Est. D'où le besoin de préciser l'État, en sus de la localité.

En Amérique toujours, mais plus au Sud, se trouvent également Mexico City, Guatemala City et Panama City, respectivement capitales du Mexique (Mexico en espagnol), du Guatemala et du Panama.

Et l'on retrouve le même cas de figure sur notre vieux continent et dans le Golfe Persique, avec les villes de Luxembourg et de Koweit City, respectivement capitales de l'État du Luxembourg et du Koweit.

"La panthère noire", "La perle noire", "La perle noire de Saint-Étienne" ou "La perle noire du Mali".

Le joueur international de football malien Salif Keïta

Il s'agit des différents surnoms du joueur de footbal international malien Salif Keïta, né le 12 décembre 1946.

Né en 1961, j'ai neuf ans lorsque cet attaquant devient le premier vainqueur du Ballon d'or africain en 1970 et - comme pour beaucoup des petits français de l'époque, je crois - l'une de mes idoles.

Salif Keïta avait commencé sa carrière à l'AS Real Bamako avec laquelle il remporte trois fois la Coupe du Mali avant d'être transféré au Stade malien.

Déjà immense vedette au Mali, il rejoint, à 21 ans, en 1967, l'AS Saint-Étienne. Ses débuts en équipe première sont fulgurants (il marque dès son premier match officiel). Il reste cinq saisons à Saint-Étienne où il remporte trois titres de champion et une coupe de France. Lors de la saison 1970-1971, il réalise quatre quadruplés et inscrit 42 buts ce qui lui permet de terminer 2e meilleur buteur du championnat et Soulier d'Argent Européen 1972.

Logos successifs de l'ASSE (Association Sportive de Saint-Étienne)
Logos successifs de l'ASSE (Association Sportive de Saint-Étienne)

Considéré comme une icône à Saint-Étienne (42), c'est son surnom de "La panthère noire", qui a donné naissance au symbole de l'ASSE figurant sur ses logos de 1970 et 1988.

Salif Keïta a ensuite joué à l'Olympique de Marseille, au Valence CF puis au Sporting Clube de Portugal où il a remporté une Coupe du Portugal.

Treize fois sélectionné en équipe nationale pour onze buts inscrits, il est, avec cette équipe finaliste des Jeux africains en 1965 et de la Coupe d'Afrique des nations en 1972.

Source : wikipedia.org

"Prendre en bonne part" ou "Se prendre en bonne part".

J'aime assez ces deux locutions verbales du registre désuet qui signifient :

  • être content d’une chose ; recevoir bien ce qu’on nous dit ou ce qu’on nous fait, le trouver bon.

On dit par exemple : "Prenez le en bonne part, mais ce n'est pas là votre meilleur article !".

  • et être susceptible d’une bonne interprétation.

On dit par exemple : "Croyez-moi, mon ami, cette critique peut se prendre en bonne part et vous n'avez, je crois, aucune raison de vous sentir blessé".

Elles existent également sous la forme inverse : "Prendre en mauvaise part" ou "Se prendre en mauvaise part"

Source : wiktionary.org

"Valentin le désossé", "Valentin Montagné" ou "Seigneur Valache".

Il s'agit des surnoms et noms de scène - extrêmement imagé pour le premier, vous en conviendrez - d'Edme Étienne Jules Renaudin, né le 26 février 1843 et mort le 4 mars 1907.

Ce célèbre danseur et contortionniste français se produisait au cabaret Le Moulin Rouge, à Paris (75).

Et, à l'instar de sa partenaire, la Goulue, il fut immortalisé par le peintre français Toulouse-Lautrec.

Source : wikipedia.org

"La médiocrité".

J'aime assez ce substantif féminin qui désigne :

  • dans le registre soutenu : état ou qualité de ce qui est médiocre (moyen, peu important, peu digne d'être remarqué) ; état de celui ou de ce qui se situe dans la moyenne ou en-dessous de la moyenne.

On dit par exemple : "La médiocrité des résultats scolaires de mon neveu m'afflige".

  • et dans le langage courant : l'insuffisance dans la qualité ou la valeur de quelque chose ou de quelqu'un :
    • faible valeur, mauvaise qualité d'une chose.

On dit par exemple : "Ce foie-gras est d'une médiocrité que son prox avantageux ne saurait excuser".

    • manque d'intelligence, de talent, de qualités personnelles ; insuffisance du côté de l’esprit ou du mérite.

On dit par exemple : "La médiocrité intellectuelle de certains députés m'a toujours sidéré".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr