"Sapristi !".

Cette interjection, qui marque la surprise, la contrariété, l'agacement ou l'impatience, est en réalité une déformation de la formule "Sacristi", utilisée afin de ne pas blasphémer ouvertement.

"Chanter la messe en breton à quelqu'un" ou "Se faire chanter la messe en breton".

Ces deux expressions du registre familier signifient respectivement :

  • accabler quelqu'un de reproches, le réprimander fortement, sévèrement, vivement,
  • ou être accablé de reproches, se faire réprimander fortement, sévèrement, vivement.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Engueuler quelqu'un" en français.

"Sonner les cloches à quelqu'un" ou "Se faire sonner les cloches".

Ces deux expressions du registre familier signifient respectivement :

  • accabler quelqu'un de reproches, le réprimander fortement, sévèrement, vivement, ,
  • ou être accablé de reproches, se faire réprimander fortement, sévèrement, vivement.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Engueuler quelqu'un" en français.

"Au grand dam de quelqu'un".

Cette locution nominale signifie "À son grand désavantage, à son détriment".

On dit par exemple : "Les dirigeants politiques français n'osent jamais effectuer de profondes réformes au grand dam de leurs successeurs".

Mais que peu bien vouloir signifier ce mot "Dam" ?

Tout simplement : "Préjudice, dommage".

Le châtiment du "Dam" était en effet autrefois, en théologie, un châtiment éternel privant les réprouvés de la vue de Dieu.

"Envoyer à tous les diables" ou "Envoyer au diable".

Ces deux locutions verbales signifient éconduire une personne, se débarrasser d’elle de façon brutale, cavalière, la rabrouer, l'envoyer balader.

Sur le même thème, je me permets de vous recommander chaudement la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Envoyer balader".

Source : wikipedia.org

"Loger le diable dans sa bourse".

Cette ancienne expression signifiait "Être sans le sou".

La totalité des pièces de monnaie étant autrefois marquées d'une croix, le Diable n'aurait pu en effet élire domicile parmi elles.

Mais parfaitement séjourner en revanche dans une bourse vide !

"Tirer le diable par la queue".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle ne doit sans doute pas manquer d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants.

Remontant semble-t-il au XVIIe siècle, elle signifie, au sens figuré : avoir de la peine à trouver de quoi vivre, vivre avec des ressources insuffisantes, vivre dans la précarité et le dénuement.

On dit par exemple : "J'ai longtemps tiré le diable par la queue avant de trouver enfin ce travail correctement payé".

Et l'on utilise également, dans le même sens, les expressions "Avoir des fins de mois difficiles", "Avoir du mal à joindre les deux bouts", "Ne pas parvenir à joindre les deux bouts" ou "Ne pas réussir à joindre les deux bouts".

Source : expressions-francaises.fr

"Avoir le don d'ubiquité" ou "Ne pas avoir le don d'ubiquité".

  • Dans sa forme positive, cette locution verbale désigne, à l'origine, la faculté divine d'être présent partout en même temps ou "Omniprésence",
  • mais elle désigne également la faculté d'être présent physiquement en plusieurs lieux à la fois,
  • et, par analogie, le fait de donner l'impression d'être partout à la fois.

La forme négative "Ne pas avoir le don d'ubiquité" s'utilise souvent pour expliquer que, les journées n'ayant que 24 heures, on ne pourra pas tout faire à la fois, ni être partout en même temps.

"Lavabo".

Ce terme latin signifiant "Je laverai" est utilisé dans la Bible, sous la forme "Lavabo inter innocentes manus meas" ("Je laverai mes mains parmi des innocents"), utilisée dans le rituel de la messe, au moment du lavement des mains du prêtre après avoir béni le pain et le vin (censés représenter le corps du Christ)

Ce n'est qu’aux premières années du XIXe siècle que le mot "Lavabo" a commencé à désigner une table de toilette, un meuble ayant une cuvette enfoncée, permettant de se laver. C'est ensuite la cuvette elle-même qui a rapidement pris ce nom de "Lavabo", lequel a finalement désigné - lorsque les tuyauteries modernes ont amené directement l’eau "courante" dans les habitations - l’appareil sanitaire que nous connaissons aujourd'hui.

Le mot "Lavabo" désigne donc :

  • au sens propre, la prière que le prêtre dit en lavant ses doigts durant la messe, avant la consécration,
  • mais aussi, par métonymie, la vasque destinée aux ablutions du prêtre officiant,

  • dans le langage courant, un dispositif mobile garni d’une cuvette et d’un pot à eau, destiné à se laver,

Meuble de toilette ancien

  • puis, une cuvette fixe, surmontée de robinets et dotée d’un trou d’évacuation d’eau, destinée à se laver,Lavabo
  • par métonymie, la pièce où est fixée cette cuvette ou ces cuvettes (on dit alors "Les lavabos"),

Lavabos collectifs

  • et, par extension, le cabinet d’aisance installé dans cette pièce.

Source : wikipedia.org

"Grâce leur en soit rendue !", "Grâce leur soit rendue !", "Grâce lui en soit rendue !" ou "Grâce lui soit rendue !".

Bien que non croyant, j'aime beaucoup ces différentes formules, pourtant, à l'origine, directement issu de la religion, puisque l'on dit par exemple : "Grâce soit rendue à Dieu !" ou "Grâce soit rendue au ciel !".

Appartenant au registre soutenu, elles signifient respectivement :

  • "Grâce leur en soit rendue !", "Grâce leur soit rendue !" : qu'ils en soient remercié !,

On dit par exemple : "Grâce leur en soit rendue, les joueurs de l'équipe de France de football ont fait don d'une partie de leurs primes, lors de leur victoire à la Coupe du Monde 2018".

  • et "Grâce lui en soit rendue !" ou "Grâce lui soit rendue !" : qu'il en soit remercié !

On dit par exemple : "C'est ton frère qui m'a permis d'obtenir ce boulot, grâce lui en soit rendue !".

Source : www.cnrtl.fr

"Apocryphe".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie :

  • au sens propre : un texte ou un livre, dont l'Église ne reconnaît pas l'origine divine,
  • et, par extension :
    • un écrit douteux, faux, dont l'authenticité n'est pas établie,
    • et notamment :
      • un livre, une oeuvre ou une citation, dont l'attribution à un auteur déterminé est erronée,
      • voire : une information ou une nouvelle, dont on doute, à laquelle il est difficile d'ajouter foi.

Source : www.cnrtl

"Scrogneugneu" ou "Scrongneugneu" !

J'adore ces deux interjections exprimant le déplaisir, dont j'ai longtemps ignoré, je le confesse, qu'il s'agissait d'une altération de l'expression "Sacré nom de Dieu !", dont la forme primitive était "Sacrégnongnieu !".