"Être à X longueurs" de quelque chose ou "Ne plus être qu'à X longueurs" de quelque chose.

Ces différentes locutions verbales du langage courant appartiennent au jargon journalistique et au jargon sportif.

Elles font référence au vocabulaire du monde des courses hippiques, et elles signifient, au sens figuré : être à - ou ne plus être qu'à - X unités de quelque chose : buts, points, etc.

On dit par exemple : "Avec ce nouveau but, Cristiano Ronado n'est plus qu'à une longueur du record de Michel Platini".

Ou : "Avec les trois points de cette victoire, l'Ohème n'est plus qu'à deux longueurs du PSG".

 

"Rabattre le caquet à quelqu'un", "Rabattre le caquet de quelqu'un" ou "Rabattre son caquet de quelqu'un" et "Rabaisser le caquet à quelqu'un", "Rabaisser le caquet de quelqu'un" ou "Rabaisser son caquet à quelqu'un"..

Ces différentes locutions verbales font référence au substantif masculin "un caquet", qui désigne le gloussement de la poule lorsqu'elle pond.

Appartenant au registre familier, elles signifient, au sens figuré : faire taire une personne, la réduire au silence, l'obliger à se taire, lui clouer le bec ; la remettre à sa place, la forcer à être moins insolente, dégonfler son orgueil. En lui infligeant par exemple un démenti.

On dit par exemple : "Je n'en pouvais plus d'écouter pérorer cet insolent bouffi d'orgueil ; il fallait absolument que je trouve le moyen de lui rabattre le caquet".

Sources : dictionnaire.reverso.net, wiktionary.org, www.expressio.fr, www.expressions-francaises.fr et www.larousse.fr

"Lâcher la bride sur le cou" ou "Laisser la bride sur le cou".

Un cheval blanc, la bride sur le cou

Ces deux locutions verbales, qui remonteraient au XVIe siècle font référence à la "Bride", partie du harnais d'un cheval, composée de courroies (mors, têtière, rênes), que l'on passe autour de la tête et du cou de l'animal, afin de le diriger et de le guider.

Shéma détaillé du harnais d'un cheval

Et elles signifient par conséquent :

  • au sens propre, pour un cheval : le laisser aller librement, les rênes flottantes,

On dit par exemple : "Connaissez-vous un seul cheval qui n'apprécie pas qu'on lui laisse la bride sur le cou ?".

  • et au sens figuré, pour une personne : lui donner toute liberté d'agir à sa guise, de faire ce qu'il veut, sans contrôle ni contrainte ; relâcher son autorité, assouplir la discipline.

On dit par exemple : "Je me permets de vous rappeler que laisser la bride sur le cou à vos directeurs de filiales peut s'avérer très dangereux".

Sources : www.cnrtl.fr, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Picorer".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre, pour un petit oiseau : chercher sa nourriture avec le bec, manger.

On dit par exemple : "Les poules picorent dans la cour".

Des poules qui picorent

 

  • et au sens figuré, pour un être humain (ou par exemple un animal d0mestique tel qu'un chat) : manger très peu, grignoter ; avoir très peu d'appétit.

On dit par exemple : "Avec ce que mange ta soeur elle ne risque pas de grossir : elle picore !".

On utilise également les idiotismes alimentaires et animaliers "Manger comme un moineau" ou "Avoir un appétit d'oiseau".

Ainsi que l'idiotisme alimentaire "Manger comme une mauviette".

Picorer, au sens figuré

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Manger abondamment".

"Pleurer comme un veau" et "Beugler comme un veau"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme animalier appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Pleurer comme un veau" : pleurer abondamment et bruyamment,

On dit par exemple : "À peine avait-elle perdu sa tétine, que ma fille pleurait comme un veau, lorsqu'elle était petite",

  • et "Beugler comme un veau" : hurler, gueuler (registre argotique),

On dit par exemple : "Tu n'as pas fini de beugler comme un veau : ils vont te le rendre ton ballon".

"Pleurer comme un veau "

Ces deux formules font naturellement référence au veau, le petit de la vache, qui, lorsqu'il appelle sa mère, émet un son bruyant appelé "Beuglement".

Elle est très proche de l'idiotisme religieux "Pleurer comme une Madeleine" et des idiotismes corporels "Pleurer à chaudes larmes" et "Pleurer toutes les larmes de son corps".

"Une taille de guêpe".

Une femme avec une "taille de guêpe"

Cette locution nominale en forme d'idiotisme animalier appartient au langage courant.

Elle signifie : avoir une taille très fine.

Et elle utilisée pour désigner un type de silhouette (essentiellement féminine) caractérisée par une différence de proportion très marquée au niveau de la taille, entre un buste relativement étoffé et des hanches larges.

"Une taille de guêpe" est naturellement une formule qui tire son nom de la similitude entre ce type de silhouette et le corps segmenté de la guêpe, dont le thorax (sur lequel sont fixées six pattes et quatre ailes) et l'abdomen (arborant des couleurs vives avec à son extrémité un aiguillon relié à une glande à venin) sont très nettement séparés :

Une guêpe

Avoir une "taille de guêpe" est généralement rendu possible grâce au port prolongé :

  • d'un corset,
Un corset
Un corset
  • d'une gaine,
Une gaine affinante
Une gaine affinante
Une guêpière
Une guêpière

Quelques célébrités féminines dotées d'une "taille de guêpe" :

  • La chanteuse et actrice française Polaire, nom de scène d'Émélie Marie Bouchaud (14 mai 1874 - 11 octobre 1939),

La chanteuse et actrice française Polaire, nom de scène d'Émélie Marie Bouchaud (14 mai 1874 - 11 octobre 1939), célèbre pour sa "taille de guêpe"La chanteuse et actrice française Polaire, nom de scène d'Émélie Marie Bouchaud (14 mai 1874 - 11 octobre 1939), célèbre pour sa "taille de guêpe"

  • l'actrice belge Antoinette Clifford (29 juin 1885 - 28 juin 1971) est une actrice belge,

  • ou l'actrice britannique Audrey Hepburn, nom de scène d'Audrey Ruston (4 mai 1929 - 20 janvier 1993).

L'actrice britannique Audrey Hepburn

"Taille de guêpe" est également une marque de thés de Chine ainsi qu'une marque spécialisée dans la vente de gaines et de produits aidant au maintien de la forme de la femme.

Logotype de la marque de thés de Chine "Taille de guêpe"

Source : wikipedia.org

"Une guêpière".

Une guêpière

Ce substantif féminin désigne : un sous-vêtement féminin du domaine de la corseterie, qui regroupe, en une seule pièce de lingerie, les fonctions du bustier (ou du corset) et du porte-jarretelle.

Orné de dentelles, il serre et amincit la taille, permettant de modeler la silhouette en l'affinant comme avec une gaine et lui donner ainsi l’apparence de ce que l'on appelle une "taille de guêpe".

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"De tout poil".

Cette locution adjectivale invariable relève du registre familier.

Et elle signifie au sens figuré : de toutes sortes, de toute espèce, de tout acabit, en tout genre.

On dit par exemple : "Ce tripot était fréquenté par des aventuriers de tout poil".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Résultat des courses".

Cette locution nominale du registre familier qui ne manque pas de surprendre nos amis étrangers signifie : au bout du compte, bilan, conclusion, conséquence ou finalement.

Elle s'utilise en effet - telle que - pour annoncer le résultat ou la conséquence - souvent fâcheux, déplaisant, désagréable ou négatif - de ce qui a été préalablement énoncé.

On dit par exemple :

  • "Je suis allé au restaurant plutôt que de me faire à manger. Résultat des courses : une intoxication alimentaire !".
  • "J'ai expliqué la situation à ma mère. Résultat des courses : elle m'en veut".
  • "J'ai pris le temps d'apprendre à mon frère comment bien jouer aux échecs. Résultat des courses : il me bat tout le temps !".

Sources : www.online-french-classes.com, www.larousse.fr et wwww;languegfrancaise.net

5 façons de dire "Avoir mauvaise haleine".

Avoir mauvaise haleine

On dit dans le registre argotique "Refouler du goulot" ou "Puer du bec".

L'idiotisme animalier "Avoir une haleine de chacal" ainsi que l'idiotisme textile "Avoir avalé une chaussette sale" appartiennent au registre familier.

Et la locution verbale "Souffrir d'halitose" relève naturellement du registre soutenu.

Avoir mauvaise haleine

"Un Bec-fin" ou "Une fine-gueule".

Ces deux curieux substantifs en forme d'idiotismes animaliers désignent, au sens figuré, dans le registre familier : un gourmet.

C'est à dire :

  • un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins,

Un "gourmet" est, au sens propre, un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins

  • et par extension : celui qui apprécie la qualité, le raffinement d'une table, d'un mets particulier.

Source : www.cnrtl.fr

"Voler de ses propres ailes".

Cette locution verbale du langage courage en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : être autonome, indépendant ; subsister par ses propres moyens ; ne pas avoir besoin des autres pour faire quelque chose ; être capable d'agir par soi-même sans le secours d'autrui.

Par allusion à l'oisillon ayant suffisamment grandi pour quitter le nid et chercher tout seul sa nourriture.

On dit par exemple : "Mon fils aîné vole de ses propres ailes désormais".

Sources : www.expressions-francaises.fr et www.linternaute.fr