"S'en aller la queue levée" et "Voir sa queue reluire".

Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.

Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).

À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.

Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".

Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"N'avoir plus un poil de sec" ou "Ne plus avoir un poil de sec" et "N'avoir plus un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ces deux expressions nous assimilant indirectement à un animal relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "N'avoir plus un poil de sec" ou "Ne plus avoir un poil de sec" :
    • être trempé, par la pluie ou par la sueur,

On dit par exemple : "Après avoir marché sous l'orage une heure durant, nous n'avions plus un poil de sec".

Et, sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

    • ou : avoir très peur,

On dit par exemple : "Je n'avais plus un poil de sec, à l'idée que l'on découvre ma cachette".

  • et "N'avoir plus un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou" : être entièrement chauve, ne plus avoir un seul cheveu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve" en français.

"Les doigts dans le nez".

Cette expression en forme d'idiotisme corporel relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : très facilement, sans aucune difficulté, sans effort ; presque machinalement, sans avoir à faire preuve d’une force, d’une habileté ou d’une ruse particulière.

La formule "Les doigts dans le nez" nous vient du jargon des courses hippiques, au sein duquel elle est apparue en 1912.

Cette année-là, en effet, un commentateur l'aurait employé pour qualifier la performance d’un jockey, arrivé en tête avec une grande facilité, comme s’il n’avait même pas eu besoin de tenir les rênes de ses chevaux, des deux mains, tout du moins.On dit par exemple : "L'Ohème a gagné les doigts dans le nez !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule : "On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.lalangue francaise.com

"Se prendre le bec" ou "Une prise de bec".

Ces deux expressions en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Assimilant l'être humain à un oiseau, le "bec" désignant bien sûr la "bouche", elles désigne et signifie respectivement, au sens figuré :

  • "Une prise de bec" : une dispute, une altercation.

C'est à dire un échange bref et brutal de propos vifs, de répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Je vais éviter de faire de la fumée avec mon barbecue ce midi, je voudrais éviter une nouvelle prise de bec avec notre voisin".

  • Et "Se prendre le bec" :se disputer, échanger de façon brève et brutale des propos vifs, des répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Mon épouse s'est encore pris le bec avec la gardienne, ce samedi".

Source : www.larousse.fr

"Dresser le poil à quelqu'un".

Cette expression du registre familier et du registre désuet signifie éduquer quelqu'un, lui apprendre les bonnes manières.

On disait par exemple : "Attend un peu, petit effronté : je m'en vais te dresser le poil !".

"Reprendre du poil de la bête".

L'origine de cette expression du langage courant est à chercher dans l'ancienne croyance populaire selon laquelle appliquer le poil d’une bête qui a mordu sur la plaie engendrée permettrait de guérir ladite plaie.

De nos jours elle signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • aller mieux après avoir été très malade,
  • reprendre des forces, du courage,
  •  reprendre l'avantage sur un adversaire après avoir été en situation de faiblesse.

Sources : wwww.expressio.fr et wiktionary.org

"Faire la bête à deux dos".

J'ai toujours trouvé amusante cette expression du registre familier qui signifie "copuler", "avoir des relations sexuelles".

"Passer entre les mailles du filet".

Cette expression signifie, au sens figuré, échapper à une surveillance, à des règles, à des prescriptions qui vous sont imposées, éviter quelque chose, ne pas se faire prendre.

Source : wiktionary.org

 

"Un blanc-bec".

Cette locution désigne :

  • au sens propre, un jeune homme dont la bouche n'est pas encore assombrie par la moustache,
  • et, par extension, de manière péjorative, un jeune homme dont on estime qu'il allie l'ignorance à la fatuité.

"Clouer le bec à quelqu'un".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : faire taire une personne, la mettre dans l'impossibilité de répondre, la réduire au silence".

On dit par exemple : "Je me suis fait injurié par un jeune crétin ce matin, mais je lui ai vite cloué le bec, je te le dis !".

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le verbe "Clouer" ici utilisé n'a aucun lien avec celui que nous connaissons, signifiant "Fixer, assembler avec des clous" ou "Fixer avec un objet pointu".

Il est issu de l'ancien mot "Cloer" qui signifiait "Clore". Il s'agit donc plutôt de "Fermer" le bec de quelqu'un, c'est à dire sa bouche et sa capacité de continuer à s'exprimer.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org