"Partir comme des petits pains" ou "Se vendre comme des petits pains".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "se vendre très facilement et très rapidement".

On dit par exemple :

  • "Pendant le confinement du printemps 2020, la farine et les oeufs bio partaient comme des petits pains".
  • ou "C'est un auteur à succès : ses livres se vendent comme des petits pains".

 

"Faire le gros dos" ou "Faire le dos rond".

Ces deux expressions du langage courant signifient :

  • au sens propre : pour un chat, selon les circonstances :
    •  hérisser le poil et arrondir son dos en voûtant l'échine, face à un danger, afin de paraître plus grand, plus imposant.

Chat faisant "le gros dos"

    • ou voûter l'échine pour s'étirer ou manifester sa satisfaction au moment des caresses.
  • et au sens figuré, pour un humain, :
    • céder, se résigner à ce qui arrive de fâcheux, dans l'attente ou l'espoir d’une amélioration.
    • ou sembler ignorer une situation, se prêter à ce que l'on vous dit ou à ce qui vous arrive, afin de mieux vous protéger.

On dit par exemple : "Lorsque j'ai été l'objet de toutes ces critiques, j'ai fait le gros dos. Il sera toujours temps de réagir vigoureusement d'ici quelque temps".

L'expression "Laisser passer l'orage" a une signification relativement proche.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un emplâtre".

Ce mot polysémique peut avoir pas moins de six significations différentes et désigner, selon le contexte, :

  • au sens propre : une préparation thérapeutique adhésive se ramollissant à la chaleur et destinée à être appliquée sur la peau ou à être étendue sur des bandes de tissu.

Le terme était parfois féminin au XVIIIe siècle.

  • au sens figuré, dans le registre familier : un empoté, un individu sans énergie, sans initiative, bon à rien ; une personne n’ayant incapable d’agir comme il convient, ne faisant qu’apporter de l’embarras dans les affaires dont elle se mêle.

On dit par exemple : "Mais quel emplâtre que cet apprenti là !".

  • dans le registre argotique : un coup, une gifle.

On dit par exemple : "Tu les aurais vu se foutre des emplâtres !"

  • en horticulture : un enduit gluant destiné à recouvrir les plaies des arbres, pour accélérer leur cicatrisation, également appelé "Englumen".
  • dans le registre désuet : une pièce que l'on colle sur une chambre à air pour boucher un trou, également appelée "Rustine".
  • et dans le registre familier, un aliment bourratif.

On dit par exemple : "Je ne saurais critiquer la cuisine de ma belle-mère : elle concocte d'extraordinaires emplâtres !".

Sources : www larousse.fr et wiktionary.org

"Être en capilotade", "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade".

Ces trois expressions du langage courant en forme d'idiotismes alimentaires faisant référence au mot "Capilotade" signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être en capilotade" :
      • Éprouver une grande fatigue, avoir très mal à la tête.

On dit par exemple : "J'ai le dos en capilotade".

      • Être couvert de blessures, de coups.

On dit par exemple : "Après son agression, le gardien était en capilotade".

  • "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade" : le frapper, le rouer de coups, le malmener rudement.

Source : www.cnrtl.fr

"Faire faux-bond".

Cette expression du langage courant nous vient - comme bien d'autres - du jeu de paume, où il est difficile voire impossible de renvoyer une balle qui rebondit mal ou rebondit en déviant de sa trajectoire normale et ne va pas là où on l'attend.

La formule "Faire faux-bond" s'utilise donc pour signifier :

  • au sens propre : qu'un ballon ou une balle, en rebondissant, ne suit pas la direction qu’il/elle aurait pris/e naturellement si la surface qu’il/elle a frappé/e était bien plane.

Cela peut être le cas au basket-ball, au football, au handball, au jeu à XIII, au rugby (avec un ballon) ainsi qu'au tennis ou au tennis de table (avec une balle).

  • et au sens figuré : manquer à l’engagement que l’on a pris envers quelqu’un ou à ce qu’il était en droit d’attendre de nous.

On dit par exemple : "Un ami devait s'associer aves moi mais il m'a fait faux-bond".

Source : wiktionary.org

"Entonner le couplet" ou "Épargner le couplet".

"Un couplet" est un substantif  désignant :

    • au sens propre :
      • chacune des strophes d'une chanson, séparée par un refrain".

On dit par exemple : "Dans sa chanson Hexagone, Renaud a consacré un couplet à chacun des mois de l'année".

      • ou la strophe unique d'une chanson gaie ou d'une chansonnette.
    • et au sens figuré : ce que quelqu'un répète volontiers à tout propos, continuellement.

On dit par exemple : "Ça y est : pépé va encore nous entonner le couplet Avec de Gaulle ça ne se serait pas passé comme ça..." ou "Pour une fois, mon père nous a épargner le couplet sur la guerre d'Algérie...".

Source : www.larousse.fr

"La contrition" et "Faire acte de contrition".

  • La "contrition" est un terme du vocabulaire religieux désignant l'acte de volonté par lequel le chrétien se détourne du péché et se dispose à recevoir la grâce pour revenir à Dieu.

Autrement dit : le repentir sincère d'avoir commis un péché et la volonté de ne plus en commettre.

Et, par extension, : "le remords, le repentir".

  • et "Faire acte de contrition" signifie donc se repentir sincèrement d'avoir commis un péché et avoir la volonté de ne plus en commettre.

Ou, par extension, : "se repentir, avoir des remords".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"À l'aveuglette", "Avancer à l'aveuglette", "Marcher à l'aveuglette" ou "Décider à l'aveuglette", "Procéder à l'aveuglette".

Cette expression du registre familier signifie :

  • au sens propre : à tâtons, sans y voir clair.

On dit par exemple : "Pour ne pas réveiller ma femme, je suis allé la rejoindre dans notre lit en marchant à l'aveuglette... mais j'ai glissé et suis tombé sur elle !".

  • et, au sens figuré, : au hasard, comme l'on peut.

On dit par exemple : "On a le sentiment - peu rassurant - que le gouvernement, face à cette crise, avance et procède à l'aveuglette".

Source : www.larousse.fr

"Rebelote !" ou "Belote ! Et Rebelote !".

Cette interjection nous vient directement du monde des joueurs de cartes.

Et elle signifie :

  • au sens propre, à la belote, : que l'on a réuni dans la même main la dame et le roi d'atout,
  • et au sens figuré, dans le langage courant : de nouveau la même chose.

On l'utilise ainsi lorsqu'on recommence une même action ou lorsque deux faits identiques se reproduisent.

On dit par exemple :

    • "La semaine dernière j'ai perdu mes clés dans un cinéma. Et cette semaine, rebelote !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Petit à petit, l'oiseau fait son nid".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie "En avançant par petites étapes, avec de la patience et de la persévérance, on atteint son but".

Elle s'apparente en partie aux expressions proverbiales "Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour".

Mais celles-ci s’emploient plutôt à propos de quelque chose de terminé, alors que "Petit à petit, l’oiseau fait son nid" est davantage utilisée pour un processus en en cours.

"Le remède est pire que le mal".

Cette expression proverbiale s'utilise lorsque l'on souhaite évoquer :

  • au sens propre : un traitement dont la dangerosité s'avère supérieure à celle du mal qu'il guérit,
  • et au sens figuré : une solution dont les conséquences s'avèrent plus graves que celles causées par le problème initial.

"Pondre".

Ce verbe du langage courant désigne :

  • au sens propre : faire un oeuf ou déposer un oeuf, pour une femelle "ovipare" telle que la poule ou la tortue.

On dit par exemple : "Mes poules pondent tous les jours".

  • et au sens figuré :
    • dans le registre familier : concevoir un texte, un document, une production de l'esprit.

On dit par exemple : "Je dois pondre une circulaire pour mon chef de service d'ici demain" ou "L'auteur de ces lignes pond tous les jours au moins une dizaine de nouveaux articles pour son blogue J'aime les mots".

    • et dans le registre populaire :
      • mettre au monde un enfant.

On dit par exemple : "Ma voisine du sixième étage à encore pondu un gamin le mois dernier".

      • ou déféquer.

On dit par exemple : "Ma fille est constipée : voila trois jours qu'elle ne pond plus".