"Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Ces différentes expressions du registre familier en forme d'idiotismes numériques signifient : "Se donner de la peine, faire beaucoup d'effort, faire tout tout son possible. Notammment afin de rendre service à quelqu'un".

On dit par exemple : "Je me suis mis en quatre pour faire plaisir à ton père pour son anniversaire en lui trouvant LE film de Jean Gabin qui lui manquait, et lui a oublié de me souhaiter le mien !".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Se donner du mal".

Source : wiktionary.org

 

"Un homme averti en vaut deux".

Ce vieux proverbe français signifie très simplement que l'on est, pour ainsi dire, doublement en état de prendre ses précautions lorsqu’on a été prévenu de ce que l’on doit craindre ou de ce que l’on doit faire.

Être informé d'un risque encouru nous place dans une situation avantageuse car nous pouvons redoubler de vigilance. Et pouvons ainsi plus aisément faire face à une situation potentiellement déroutante ou dangereuse.

Dire à quelqu'un "Un homme averti en vaut deux" constitue une sorte de conseil de prudence ou de méfiance, qui le poussera à davantage de prudence.

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Être comme les doigts de la main", "Être comme les deux doigts de la main" ou "Être unis comme les cinq doigts de la main".

Ces trois idiotismes corporels et idotismes numériques du langage courant signifient, selon le contexte, :

  • Être inséparables.

On dit par exemple : "Lorsqu'elles étaient enfants, ma soeur et la fille de nos voisins étaient comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unies comme les cinq doigts de la main".

  • Être solidaires.

On dit par exemple : "Face aux difficultés, je sais que mes enfants sont comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unis comme les cinq doigts de la main".

  • et, par extension, : Être très unis, très proches, très amis.

On dit par exemple : "Mon meilleur ami et moi sommes comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unis comme les cinq doigts de la main".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

 

"Miroir brisé sept ans de malheur".

Il s'agit là d'un adage fondé sur une très ancienne croyance superstitieuse en vertu de laquelle briser un miroir causerait sept années de malheur.

Et sortir du sortilège nécessiterait de jeter tous les morceaux du miroir dans de l'eau courante afin qu'elle emporte les malheurs avec elle...

Aujourd'hui encore plus du tiers de la population de notre pays semblerait croire à cet adage qui remonte à l'Antiquité !

"Le septième art" ou "Le 7e art".

L'expression "Septième art" désigne le "cinématographe" ou "cinéma".

Elle apparaît pour la première fois en 1911 dans un essai de l'écrivain italien Ricciotto Canudo intitulé "La Naissance d'un sixième art - Essai sur le cinématographe".

Canudo voulait alors, en effet, faire du cinématographe le "6e art", celui qui ferait la synthèse des "arts du temps" (la musique et la poésie) et des "arts de l’espace" (l’architecture, la sculpture et la peinture).

Apprenant cependant que la danse, le mime, le théâtre et le cirque pouvaient être regroupés en "arts de la scène " et constituer le "6e art", il imagine alors le cinématographe comme le "7e art".

En 1922, il fonde "La Gazette des sept arts", une des premières revues de critique cinématographique,  dans laquelle il publie, en 1923, un "Manifeste du 7e art" qui, à la suite des efforts déjà déployés par Guillaume Apollinaire, Abel Gance, Vladimir Maïakovski, Vsevolod Meyerhold, Colette et les futurs surréalistes ou le critique Louis Delluc, contribue à élever le cinéma au statut d’un art.

Source : wikipedia.org

"Un second couteau".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique signifie :

  • au sens figuré : un comparse peu important d’une association de malfaiteurs, n’ayant qu’un rôle d’exécutant,
  • et, par extension, péjorativement: une personne de second rang dans son domaine d'activité, un subalterne, un exécutant, un auxiliaire, un subordonné.

On parle par exemple de second couteau en politique ou dans le cinéma.

"Être au septième ciel" ou "Être au 7e ciel".

Cette expression du registre familier ne relève nullement de l'aéronautique mais signifie, au sens figuré, "éprouver une très vive satisfaction, se trouver parfaitement heureux".

Et cela en référence à la croyance chrétienne selon laquelle l’âme des défunts, morts en sainteté, monterait dans le ciel, et particulièrement au septième étage de celui-ci, qui serait le siège de Dieu.

Source : wiktionary.org

15 façons de dire : "La pilosité sexuelle féminine".

Le tableau du peintre français Gustave courbet "L'origine du monde" (1866)

"Le foin" (qui, parfois, "dépasse de la charrette") relève du registre vulgaire.

Le registre argotique nous offre un idiotisme numérique et quatre idiotismes militaires avec des références aux soldats :

  • napoléoniens  : "Le bonnet de grenadier",
  • ou des tranchées de 1914-1918 : "Le poilu de quatorze" et "Le poilu de Verdun".

Mais aussi "La touffe" et "Le gazon".

"Le buisson" appartient au registre familier.

Tandis que "La fourrure", ""La toison", "Le triangle" et "Les poils du sexe" relèvent du langage courant.

Et que "La pilosité génitale", "La toison pubienne" et "Les poils pubiens" appartiennent au registre soutenu.

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu".

J'aime beaucoup cette locution nominale du registre populaire qui signifie "Presque personne, très peu de monde, et uniquement des personnes peu considérées, inintéressantes".

Dans le même sens, on dit également "Qui se battent en duel", au sens figuré, pour insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier) : "Tu verrais cela ; il y a deux spectateurs qui se battent en duel !".

"Ne pas casser des briques".

Cette expression du registre familier signifie "Ne rien avoir d'extraordinaire, de remarquable ; être très commun, à la limite de la médiocrité".

On dit par exemple : "Ma grande soeur a lu ta rédaction mais elle trouve que ça ne casse pas des briques !".

L'expression "Ne pas casser trois pattes à un canard" a la même signification.