"Ne pas y aller par quatre chemins".

Cette expression du langage courant qui remonterait au XVIIe siècle signifie, au sens figuré :

  • aborder franchement et sans détour un sujet, une question,
  • aller droit au but, sans user de moyens détournés ; agir sans détour.

On dit par exemple : "Je n'irai pas par quatre chemins : je souhaite que tu quittes le domicile d'ici lundi".

L'expression "Ne pas tourner autour du pot"a sensiblement la même signification.

De même que, dans certains cas, l'expression "Ne pas y aller avec le dos de la cuillère".

Source : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Aussi certain que deux et deux font quatre", "Aussi sûr que deux et deux font quatre" ou "Aussi vrai que deux et deux font quatre".

Cette expression du langage courant s'utilise pour signifier :

  • "Oui, évidemment".

On dit par exemple : "Es-tu certain qu'il viendra ?" "Aussi sûr que deux et deux font quatre !".

  • Être assuré, certain, évident",

On dit par exemple : "Je te dis que cette fille ne sera jamais actrice. C'est aussi sûr que deux et deux font quatre !".

  • "Être inéluctable".

On dit par exemple : "La catastrophe climatique est aussi certaine que deux et deux font quatre".

  • "Ne pas pouvoir être contesté".

On dit par exemple : "La dangerosité du tabac est aussi certaine que deux et deux font quatre".

Source : www.languefrancaise.net

"Avoir du mal à joindre les deux bouts", "Ne pas parvenir à joindre les deux bouts" ou "Ne pas réussir à joindre les deux bouts".

Ces différentes expressions en forme d'idiotismes numériques ne manquent pas de surprendre nos amis étrangers.

Appartenant au registre familier, elles signifient : éprouver des difficultés à boucler son budget, peiner à se procurer suffisamment d'argent pour assumer l'ensemble de ses dépenses et donc à finir le mois financièrement.

On dit par exemple : "Beaucoup d'étudiants ne parviennent pas à joindre les deux bouts".

Et l'on utilise également, dans le même sens, les expressions "Avoir des fins de mois difficiles" et "Tirer le diable par la queue".

Source : www.linternaute.fr

"S'en ficher comme de l'an quarante", "S'en moquer comme de l'an quarante", "S'en soucier comme de l'an quarante", "S'en branler comme de l'an quarante" ou "S'en foutre comme de l'an quarante".

Cette expression à l'origine lointaine et mystérieuse appartient au registre familier.

Et elle signifie : "Ne pas attacher la moindre importance à quelque chose".

On dit par exemple : "On a beau expliquer aux gens que notre mode de vie actuel nous mène droit à la catastrophe climatique, ils s'en soucient comme de l'an quarante !".

Les variantes "S'en branler comme de l'an quarante" et "S'en foutre comme de l'an quarante" appartiennent au registre vulgaire.

Source : www.larousse.fr et www.grevisse.fr

"Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Ces différentes expressions du registre familier en forme d'idiotismes numériques signifient : "Se donner de la peine, faire beaucoup d'effort, faire tout tout son possible. Notammment afin de rendre service à quelqu'un".

On dit par exemple : "Je me suis mis en quatre pour faire plaisir à ton père pour son anniversaire en lui trouvant LE film de Jean Gabin qui lui manquait, et lui a oublié de me souhaiter le mien !".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Se donner du mal".

Source : wiktionary.org

 

"Un homme averti en vaut deux".

Ce vieux proverbe français signifie très simplement que l'on est, pour ainsi dire, doublement en état de prendre ses précautions lorsqu’on a été prévenu de ce que l’on doit craindre ou de ce que l’on doit faire.

Être informé d'un risque encouru nous place dans une situation avantageuse car nous pouvons redoubler de vigilance. Et pouvons ainsi plus aisément faire face à une situation potentiellement déroutante ou dangereuse.

Dire à quelqu'un "Un homme averti en vaut deux" constitue une sorte de conseil de prudence ou de méfiance, qui le poussera à davantage de prudence.

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Être comme les doigts de la main", "Être comme les deux doigts de la main" ou "Être unis comme les cinq doigts de la main".

Ces trois idiotismes corporels et idotismes numériques du langage courant signifient, selon le contexte, :

  • Être inséparables.

On dit par exemple : "Lorsqu'elles étaient enfants, ma soeur et la fille de nos voisins étaient comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unies comme les cinq doigts de la main".

  • Être solidaires.

On dit par exemple : "Face aux difficultés, je sais que mes enfants sont comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unis comme les cinq doigts de la main".

  • et, par extension, : Être très unis, très proches, très amis.

On dit par exemple : "Mon meilleur ami et moi sommes comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unis comme les cinq doigts de la main".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

 

"Avoir le cul entre entre deux chaises" ou "Être le cul entre deux chaises".

J'aime bien cette expression très imagée du registre populaire qui signifie, au sens figuré : être tiraillé entre deux situations, ne pas savoir quoi choisir ou décider.

On dit par exemple : "Mon fils a le cul entre deux chaises en ce moment : on lui a proposé un autre boulot mieux payé, mais comme il a un logement et une voiture de fonction là où il travaille actuellement, il hésite encore".

Source : www.linternaute.fr

"Miroir brisé sept ans de malheur".

Il s'agit là d'un adage fondé sur une très ancienne croyance superstitieuse en vertu de laquelle briser un miroir causerait sept années de malheur.

Et sortir du sortilège nécessiterait de jeter tous les morceaux du miroir dans de l'eau courante afin qu'elle emporte les malheurs avec elle...

Aujourd'hui encore plus du tiers de la population de notre pays semblerait croire à cet adage qui remonte à l'Antiquité !