"Avoir le cul entre entre deux chaises" ou "Être le cul entre deux chaises".

J'aime bien cette expression très imagée du registre populaire qui signifie, au sens figuré : être tiraillé entre deux situations, ne pas savoir quoi choisir ou décider.

On dit par exemple : "Mon fils a le cul entre deux chaises en ce moment : on lui a proposé un autre boulot mieux payé, mais comme il a un logement et une voiture de fonction là où il travaille actuellement, il hésite encore".

Source : www.linternaute.fr

"Miroir brisé sept ans de malheur".

Il s'agit là d'un adage fondé sur une très ancienne croyance superstitieuse en vertu de laquelle briser un miroir causerait sept années de malheur.

Et sortir du sortilège nécessiterait de jeter tous les morceaux du miroir dans de l'eau courante afin qu'elle emporte les malheurs avec elle...

Aujourd'hui encore plus du tiers de la population de notre pays semblerait croire à cet adage qui remonte à l'Antiquité !

"Le septième art" ou "Le 7e art".

L'expression "Septième art" désigne le "cinématographe" ou "cinéma".

Elle apparaît pour la première fois en 1911 dans un essai de l'écrivain italien Ricciotto Canudo intitulé "La Naissance d'un sixième art - Essai sur le cinématographe".

Canudo voulait alors, en effet, faire du cinématographe le "6e art", celui qui ferait la synthèse des "arts du temps" (la musique et la poésie) et des "arts de l’espace" (l’architecture, la sculpture et la peinture).

Apprenant cependant que la danse, le mime, le théâtre et le cirque pouvaient être regroupés en "arts de la scène " et constituer le "6e art", il imagine alors le cinématographe comme le "7e art".

En 1922, il fonde "La Gazette des sept arts", une des premières revues de critique cinématographique,  dans laquelle il publie, en 1923, un "Manifeste du 7e art" qui, à la suite des efforts déjà déployés par Guillaume Apollinaire, Abel Gance, Vladimir Maïakovski, Vsevolod Meyerhold, Colette et les futurs surréalistes ou le critique Louis Delluc, contribue à élever le cinéma au statut d’un art.

Source : wikipedia.org

"Un second couteau".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique signifie :

  • au sens figuré : un comparse peu important d’une association de malfaiteurs, n’ayant qu’un rôle d’exécutant,
  • et, par extension, péjorativement: une personne de second rang dans son domaine d'activité, un subalterne, un exécutant, un auxiliaire, un subordonné.

On parle par exemple de second couteau en politique ou dans le cinéma.

"Être au septième ciel" ou "Être au 7e ciel".

Cette expression du registre familier ne relève nullement de l'aéronautique mais signifie, au sens figuré, "éprouver une très vive satisfaction, se trouver parfaitement heureux".

Et cela en référence à la croyance chrétienne selon laquelle l’âme des défunts, morts en sainteté, monterait dans le ciel, et particulièrement au septième étage de celui-ci, qui serait le siège de Dieu.

Source : wiktionary.org

16 façons de dire : "La pilosité sexuelle féminine".

Le tableau du peintre français Gustave courbet "L'origine du monde" (1866)

"Le foin" (qui, parfois, "dépasse de la charrette") relève du registre vulgaire.

Le registre argotique nous offre un idiotisme numérique et quatre idiotismes militaires avec des références aux soldats :

  • napoléoniens  : "Le bonnet de grenadier",
  • ou des tranchées de 1914-1918 : "Le poilu de quatorze" et "Le poilu de Verdun".

Mais aussi "La touffe" et "Le gazon".

"Le buisson" appartient au registre familier.

Tandis que "La fourrure", "La toison", "Le buisson", "Le triangle" et "Les poils du sexe" relèvent du langage courant.

Et que "La pilosité génitale", "La toison pubienne" et "Les poils pubiens" appartiennent au registre soutenu.

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu".

J'aime beaucoup cette locution nominale du registre populaire qui signifie "Presque personne, très peu de monde, et uniquement des personnes peu considérées, inintéressantes".

Dans le même sens, on dit également "Qui se battent en duel", au sens figuré, pour insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier) : "Tu verrais cela ; il y a deux spectateurs qui se battent en duel !".

"Ne pas casser des briques".

Cette expression du registre familier signifie "Ne rien avoir d'extraordinaire, de remarquable ; être très commun, à la limite de la médiocrité".

On dit par exemple : "Ma grande soeur a lu ta rédaction mais elle trouve que ça ne casse pas des briques !".

L'expression "Ne pas casser trois pattes à un canard" a la même signification.

"Mille pardons !" ou "Mille excuses !".

Ces deux locutions nominales du registre désuet en forme d'idiotismes numériques s'utilisent toutes deux lorsque l'on souhaite s'excuser platement.

De nos jours, elles possèdent le plus souvent une assez forte connotation ironique.

Et on les utilise par exemple entre copains pour se moquer gentiment de l'autre.