"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").

 

"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

"Avoir la chair de poule".

La chair de poule

Il s'agit d'une réaction de l'organisme face à certaines situations.

Et son véritable nom est "La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

L'expression imagée "La chair de poule" a d'abord été employée par les médecins du XVIIe siècle, en référence à la peau d'une volaille déplumée, afin de décrire l'étrange aspect parfois pris par notre peau lorsque les minuscules muscles arrecteurs (ou horripilateurs) situés sous notre peau se contractent, redressent nos poils et font apparaître d'innombrables petites bosses.

Des cuisses de poulet

Et nous l'utilisons toujours de nos jours, dans le registre familier, pour évoquer, selon les circonstances :

  • la sensation de froid ressentie.

On dit par exemple : "Brrr ! Il fait plus frais que je croyais. J'aurais dû enfiler un gilet : j'ai la chair de poule !".

  • ou bien l'anxiété, la peur.

On dit par exemple : "Je trouve le couloir sombre de cette cave particulièrement sinistre : il me donne la chair de poule !".

Source : www.futura-sciences.com

"C'est pas la mort" ou "Ne pas être la mort", "Il n'y a pas mort d'homme" ou "Ne pas y avoir mort d'homme" et "C’est pas la mort du petit cheval", "Ce n’est pas la mort du petit cheval" ou "Ne pas être la mort du petit cheval".

Ces différentes locutions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient toutes "Ce n'est pas bien grave, ce n'est pas très important".

On dit par exemple :

  • "C'est entendu, tu t'es fait très mal au dos et tu as un poignet foulé... Mais ce n'est pas la mort, si ?".
  • "J'y ai mis un grand coup dans la tronche et il a un oeil au beurre noir, d'accord... Mais il n'y a pas mort d'homme !".
  • "Il pleut depuis une semaine, d'accord... Mais ce n'est pas la mort du petit cheval !".

35 façons de dire "Pleuvoir abondamment".

Pluie abondante

Il existe de très nombreuses façons d'évoquer des "précipitations abondantes" en français dans le langage courant.

On parle par exemple de "forte averse", de "saucée", de "trombes d'eau" ou de "pluie battante". Et l'on utilise les formules "un temps à ne pas mettre le nez dehors" ou "un temps à ne pas sortir".

Plusieurs expressions utilisent  le verbe"tomber".

On dit ainsi "tomber des cordes" ou "tomber des hallebardes". Mais aussi "tomber comme à Gravelotte".

Les mêmes expressions s'utilisent avec le verbe "pleuvoir" et l'on parle donc de "pleuvoir des cordes", de "pleuvoir des hallebardes" ou de "pleuvoir comme à Gravelotte".

Mais on dit également "pleuvoir à boire debout" ou "pleuvoir à seaux".

Les expressions "pleuvoir à torrents", "pleuvoir à verse", "pleuvoir à flots", "pleuvoir fort", "pleuvoir très fort" ou "pleuvoir comme grêle" sont tout aussi parlantes.

Mais la plus évocatrice est sans conteste "pleuvoir comme vache qui pisse" (registre vulgaire). Et la plus simple : "flotter" (registre argotique).

Dans le domaine des idiotismes animaliers, on peut également évoquer, dans le registre familier : "un temps d'escargot", "un temps de chien" ou "un temps à ne pas mettre un chien dehors". Et, bien sûr, la célèbre "fête à la grenouille".

On compte également différentes expressions régionales telles que  "dracher" (dans le Nord ou chez nos amis Belges), "gloyer" (dans les Ardennes), "mouiller" (dans l'Ouest) ou "pleuvoir la chavanne" en Provence.

Et nos amis québecois parlent de "mouiller à siaux" ou de "pleuvoir à siaux", tandis que nos voisins helvétiques utilisent le verbe "roiller" et nos amis québecois "mouiller".

Enfin, "dégringoler" relève du registre familier.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés à toutes les façons de dire "Pleuvoir légèrement" et "Une pluie abondante" en français.

"Être taillé comme une ablette".

Cette locution du registre familier en forme d'idiotisme animalier fait référence à l'ablette, un petit poisson d'eau douce.

Une ablette

Et elle désigne, au sens figuré, comme de nombreuses autres : un individu chétif.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution" en français.

30 façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution".

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Le registre familier est particulièrement riche lorsqu'il s'agit de décrire un individu d'apparence fragile.

On peut ainsi dire qu'il s'agit d'une "Mauviette", qu'il est "Maigrichon", "Maigriot" (rare), "Racho", "Taillé comme une arbalète", "Taillé comme une allumette" ou "Taillé dans du fil de fer".

Ou utiliser les formules "Avoir un corps d'endive", "Demi-portion", "Épais comme un cure-dents" ou "Épais comme un sandwich SNCF", popularisée par le chanteur Renaud, avec sa chanson "Marche à l'ombre", en 1980.

Ainsi que les idiotismes animaliers "Gaulé comme un asticot", "Maigre comme un coucou" ou "Taillé comme une ablette".

Le langage courant met à notre disposition les adjectifs "Décharné", "Frêle", "Maigrelet", "Malingre",et "Squelettique", ainsi que les substantifs "Gnome", "Gringalet", "Minus" ou "Nabot", la locution nominale "Petit gabarit" et les locutions adjectivales "Pas épais" ou "Pas bien épais".

Tandis que les adjectifs "Chétif", "Étique", "Fluet" et "Rachitique", ou le substantif "Avorton" relèvent plutôt du registre soutenu.

"Nourrir les asticots", "Nourrir les poissons", "Nourrir les requins" ou "Nourrir les vautours".

Ces quatre locutions du registre familier, utilisées au sens figuré, signifient toutes quatre "être mort", mais avec de légères nuances :

  • mort et enterré, dans le premier cas ("Nourrir les asticots").

On dit par exemple : "S'il avait su qu'il irait nourrir les asticots aussi jeune, Riton le stéphanois aurait davantage profité de son carbure !".

  • mort noyé, dans les deux suivants, ("Nourrir les poissons" ou "Nourrir les requins").

On dit par exemple :  "Tu connais Mimile : petit mais teigneux. Si tu veux mon avis, à l'heure qu'il est, Pierrot le balafré doit nourrir les poissons !".

Ou : "Pour moi, le gars Paulot il y a longtemps qu'il a envoyé sa patronne nourrir les requins !".

  • et disparu sans espoir de retour, dans le dernier cas ("Nourrir les vautours").

On dit par exemple : "Le shérif avait disparu depuis trois jours désormais ; il devait certainement nourrir les vautours de la région."

15 façons de dire "On n'y voit rien".

"On n'y voit que dalle" appartient au registre argotique.

L'expression "Il fait noir comme dans le trou du cul d'un nègre" relève du registre vulgaire et ne peut naturellement plus être employée de nos jours sans se voir immédiatement traité d'épouvantable raciste.

En revanche, l'église catholique, apostolique et romaine s'avérant sensiblement moins sourcilleuse et susceptible que certaines associations de défense des "minorités visibles", sans doute doit-on plus aisément pouvoir continuer d'utiliser la formule "Il fait noir comme dans le cul d'une nonne" (registre argotique).

Dans le registre familier, on dit : "On n'y voit goutte" ou "On n'y voit que pouic" (qui appartiennent également au registre désuet).

Et nos amis québecois utilisent l'idiotisme animalier "Il fait noir comme dans le cul d'un ours".

Le langage courant nous offre quelques autres possibilités, avec "Être dans le noir", "Il fait nuit noire", "Il fait noir comme dans un four", "Il fait noir comme dans un tunnel", "Il fait noir comme dans la gueule du loup" (idiotisme animalier) ou "On n'y voit pas clair".

Mais c'est naturellement le registre soutenu qui nous propose les formules les plus élégantes, avec "Être dans la plus totale obscurité",  ou "Il règne un noir d'encre" ou "Nous sommes plongés dans les ténèbres".

25 façons de dire "Une fille laide ».

Évidemment, faire dans la dentelle n'est guère d'usage lorsqu'il s'agit de qualifier la laideur d'une femme d'une manière péjorative et la misogynie le dispute souvent à la grossièreté.

Les termes de "Maritorne" ou de "Haridelle" sont aujourd'hui tombés en désuétude et relèvent donc désormais du registre désuet.

Ceux, pourtant corrects de "Laideron" ou "Laideronne" (langage courant), ne sont que rarement employés.

Et, pour élégantes qu'elles soient, on n'entend malheureusement que très rarement les formules "Avoir un physique ingrat" (registre soutenu), "Être peu gâtée par la nature" ou "Ne pas être gâtée pas la nature" (langage courant).

On leur préfère en effet souvent des qualificatifs aussi agréables que "Une fille mal foutue", "Une fille moche", "Une moche", "Une mocheté", "Une grosse dondon", (registre familier), "Un stremon" (registre argotique), "Un tas" (registre argotique) ou "Une grognasse" (registre vulgaire).

Quand on ne fait pas dans l'idiotisme animalier en parlant de "Fille laide comme un pou", de "Guenon", de "Guenuche" (langage courant), de "Grosse vache" ou de "Thon" (registre argotique).

Ainsi que de "Cageot" et de "Gravat" (registre argotique) ou - pour rester dans le domaine de la nourriture - de "Boudin" (registre argotique) et de "Mannequin chez Olida" (registre familier et registre désuet), selon la célèbre formule que les plus anciens se remémoreront certainement.

Enfin, les marseillais utilisent le mot "Un tromblon" pour désigner une femme aux formes peu harmonieuses.

Le surpoids étant malheureusement de nos jours majoritairement associé à la laideur, on peut également consulter l'ensemble des façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".