"Merci qui ? Merci mon chien ?".

Cette formule du registre populaire en forme d'idiotisme animalier s'utilise pour signifier à quelqu'un - le plus souvent, un enfant - qu'il convient de remercier expressément une personne, lorsqu'elle vient de vous offrir quelque chose par exemple. Et d'y mettre le ton, voire idéalement un certain enthousiasme.

On dit par exemple :

- (Le grand-père) : "Tiens mon petit, voici pour toi".

- (L'enfant) : "Merci".

- (Ses parents) : "Merci qui ? Merci mon chien ?".

- (L'enfant) : "Merci papy !".

"Mon chien est mort".

Si vous entendez un québecois déclarer plusieurs fois par an, l'air dépité, "Mon chien est mort", inutile de vous précipiter sur votre téléphone afin de le dénoncer à la SPA (Société Protectrice des Animaux)...

Pour nos amis québecois, en effet, cette étrange expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie tout simplement, au sens figuré : il n'y a plus d'espoir, il n'y a plus aucune chance ; la chose espérée n'est plus possible.

Exactement de la même façon que nous autres français disons : "C'est mort".

On dit par exemple : "J'espérais séduire mon joli voisin, mais il vient de me présenter sa future femme. Mon chien est mort".

Ou : "Le poste auquel mon frère postulait a été pourvu. Son chien est mort".

Source : www.wikebec.org et

"Avoir un chat dans la gorge".

Cette très ancienne expression en forme d'idiotisme animalier remonterait au XIe siècle.

Elle s'utilise, au sens figuré, lorsque l'on éprouve une gêne soudaine pour parler ou chanter, ayant la gorge qui gratte, comme si l'on avait quelque chose dans le gosier.

On a alors tendance à tousser et à bredouiller péniblement quelques mots d'excuse avec une voix enrouée. Et cela généralement jusqu'à ce que l'on boive un verre d'eau et parvienne progressivement à retrouver notre voix au bout de quelques instants, après nous être consciencieusement et fort peu discrètement raclé la gorge.

On dit par exemple : "Excuse-moi ; je ne sais pas ce que j'ai avalé : j'ai un chat dans la gorge".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Parler français comme une vache espagnole" ou "Parler comme une vache espagnole".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie : mal parler le français, parler le français d’une manière incompréhensible.

On dit par exemple : "Je n'ai compris à ce que ce brave homme a essayé de me dire : il parlait français comme une vache espagnole".

Cette expression semble attestée depuis le milieu du XVIIe siècle, mais il existe différentes hypothèses sur son origine, qui demeure largement incertaine.

Source : wiktionary.org

 

"Avoir une cervelle d'oiseau" ou "Être une tête de linotte".

Linotte

Ces deux expressions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient, au sens figuré : être écervelé, étourdi, distrait, superficiel ; agir à la légère.

Cette utilisation péjorative du nom de la "Linotte" vient de ce que ce petit oiseau passereau au plumage brun et rouge a la réputation de construire fréquemment son nid avec insouciance, pas très loin du sol, sans trop sembler se préoccuper de le dissimuler aux yeux des prédateurs, ce qui entraîne souvent la destruction de la nichée.

On dit par exemple : "Mon cousin a une cervelle d'oiseau : il part toujours sans ses clés et parfois sans veste".

Ou : "Mon directeur est une tête de linotte : il oublie toujours la moitié de ses affaires et au moins un rendez-vous sur deux".

Source: wiktionary.org

"Une souris grise".

Cette locution nominale désigne :

Une "Souris grise", également appelée "Souris commune" ou "Souris domestique".

  • au sens propre, dans le langage courant : un petit mammifère rongueur domestique également appelé "Souris commune" ou "Souris domestique", voire - tout simplement - "Souris".

Cet animal nocturne, généralement assez craintif, vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d'où son appellation "domestique"» (mot dérivé du latin "Domus", la maison), à l'instar de la "Mouche domestique".

La souris blanche est une race de souris domestiquée largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisée c'est un animal qui est également apprécié comme animal de compagnie, car très affectueux et intelligent.Une souris informatique avec fil de couleur grise

  • et par métonymie :
    • un petit périphérique informatique consistant en un dispositif de pointage pour ordinateur. Elle est composée d'un petit boîtier fait pour tenir sous la main, sur lequel se trouvent un ou plusieurs boutons, et une molette dans la plupart des cas.

La souris a été inventée en 1963 par Douglas Engelbart du Stanford Research Institute et présentée au public en 1968. Pendant de nombreuses années les souris informatiques ne communiquaient avec l'ordinateur que par l'intermédiaire d'un fil, ce qui les faisait ressembler à des souris domestiques.

Depuis, sont apparus des modèles sans-fil, dont les communications avec l'ordinateur se font par ondes radio ou par liaisons infra-rouge.

Femmes-soldats allemandes à Paris (75) durant la Seconde Guerre mondiale ou "Souris grises".

    • ou : dans le registre familier, durant la Seconde Guerre mondiale : une femme-soldat allemande.

Appelées "Helferin/nen" ("Assistante/s" en allemand), ces femmes étaient des auxiliaires de service de l'armée.

Auxiliaires féminines de la Wehrmacht à Paris (75) ou "Souris grises"

​Elles n'ont pas seulement été utilisées sur le territoire allemand, mais également, dans une moindre mesure , dans les territoires occupés, tels que le Gouvernement général de Pologne, la France, la Biélorussie, la Yougoslavie, les États baltes, la Grèce, ou l'Italie et la Roumanie alliées.​

Elles travaillaient principalement :

      • comme standardistes, opératrices télex et radio, porteuses de messages, dactylographes,
      • dans le domaine de la défense aérienne : comme artilleurs auxiliaires, de la surveillance et de la sécurité des vols, de la météorologie,
      • et dans le domaine médical, comme infirmières de la Croix-Rouge allemande et d'autres organismes,

Ces auxiliaires féminines ont été plus de un demi-million et elles ont permis d'envoyer au front presque autant de soldats hommes, dont elles ont effectué les tâches durant toute la durée de la guerre.

​Plus de la moitié d'entre elles s'étaient porté volontaires pour cela.

Et, à la fin de la guerre, certaines unités militaires étaient presque exclusivement composées de femmes.

En France, sous l'occuation, on les appelait également - dans le registre argotique - des "Frisées".

Source : wikipedia.org

"Un ongle noir" ou "Un rat".

Ces deux appellations en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme animalier appartiennent au registre populaire et désignent ce que l'on appelle dans le langage courant "Un hématome sous l'ongle"  et dont le véritable nom est "Un hématome sous-unguéal".

Provoqué par un choc contre l'ongle de pied ou du doigt, il est très douloureux sur le moment et le reste durablement lorsqu'on le presse.

Petit orteil heurtant violemment un pied de table

L'ongle prend ensuite une coloration noire et peut finir par tomber deux ou trois semaines plus tard.

Source : www.topsante.com

"Une toilette de chat" ou "Faire une toilette de chat".

Un chat faisant sa toilette

Cette expression parfaitement imagée du langage courant, en forme d'idiotisme animalier, signifie, au sens figuré : se débarbouiller sommairement, sans prendre le temps de bien se laver et sans trop utiliser d'eau, donc sans bain ni douche.

Une "toilette de chat" consiste ainsi, généralement, à se laver rapidement le visage et - au plus - certaines parties du corps jugées essentielles, pouvant varier en fonction de la personne concernée et des circonstances (aisselles, fesses, entrecuisse, mains, pieds...).

On dit par exemple : "J'avais la flemme de prendre une douche, j'ai simplement fait une toilette de chat".

Un chat gris faisant sa toilette

Cette expression fait naturellement référence au fait que le chat a pour habitude de se nettoyer sommairement le museau et la face à l'aide de l'une de ses pattes.

Attention : ces quatre photographies qui suivent ne montrent pas des "toilettes de chat" :

Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat dans son bac à litière
Chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette

Source : www.linternaute.fr

"Avoir des antennes".

Un capricorne

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifie - au sens figuré - : deviner, percevoir certaines choses avant les autres, être hypersensible ; avoir un sixième sens, de l'instinct, beaucoup d'intuition.

À  l'instar des insectes pourvus d'antennes, ces organes sensoriels portés sur la tête, qui leur servent principalement pour l'odorat mais également pour le toucher et le goût.

On dit par exemple : "Ma femme a des antennes ! J'ai énormément de mal à lui cacher quoi que ce soit !".

Sources : www.linternaute.fr et wikipedia.org

"Ménager la chèvre et le chou".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier date du XIIIe siècle et signifie - au sens figuré - : "essayer de concilier des intérêts contraires, des personnes aux points de vue opposés".

À l'instar de ceux d'une chèvre et d'un chou, la première ayant naturellement vocation à dévorer le second.

On dit par exemple : "En voulant ménager la chèvre et le chou, le gouvernement n'a fait que des mécontents".

Nos amis belges ont créé à partir de cette expression le mot "Chèvrechoutiste" (ou "Chèvre-choutiste") afin de désigner une personne tentant de faire plaisir à tout le monde ou de satisfaire des intérêts divergents.

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Chercher des crosses", "Chercher des noises", "Chercher noise", "Chercher chicane", "Chercher des poux" ou "Chercher des poux dans la tête".

Ces six expressions signifient toutes "Chercher les ennuis, chercher querelle ; provoquer les problèmes. Le plus souvent pour des motifs futiles".

  • "Chercher des crosses" relève du registre familier,
  • "Chercher des noises" ou "Chercher noise" appartiennent au langage courant,
  • "Chercher chicane" relève du langage courant,
  • et les formules "Chercher des poux" ou "Chercher des poux dans la tête", utilisées au sens figuré, relèvent du registre familier et constituent des idiotismes animaliers et un idiotisme corporel pour le second.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.org