"L'arythmie circadienne".

Il s'agit de ce que l'on appelle plus communément "le syndrome du décalage horaire" ou - en anglais - "le jetlag".

C'est à dire : la condition physiologique résultant d'un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires, généralement en avion.

"Une cataracte".

Ce mot polysémique du langage courant désigne à la fois :

  • une chute d'eau importante, généralement située sur un cours d'eau important,
  •  une maladie de l'oeil, fréquente chez les personnes de plus de 65 ans.

Ce trouble de la vision survient lorsque le cristallin - la petite lentille ovale située derrière la pupille - s'opacifie et perd de sa transparence.

Quant aux "Cataractes", au pluriel, il s'agit d'un district de la RDC (République Démocratique du Congo) !

 

 

 

Pourquoi dire : "Le jetlag" et "Être jetlagué" ?

Et pas : "Le décalage horaire" et "Souffrir du décalage horaire" !

Cette condition physiologique résultant d'un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires, généralement en avion, s'appelle en effet en français "le syndrome du décalage horaire" ou "l'arythmie circadienne".

"Le crabe", "Une longue maladie" ou "Une longue et cruelle maladie".

Ces trois appellations désignent le cancer.

  • "Le crabe" relève du registre familier.
  • Les formules "Une longue maladie" et "Une longue et cruelle maladie" appartiennent au langage courant et sont très régulièrement utilisées par les proches de personnes décédées.

Je suis toujours stupéfait de voir perdurer cette pratique depuis plus d'un demi-siècle que je l'entends ou la lis. Pourquoi diable n'ose-t-on donc toujours pas mentionner simplement le nom de cette terrible maladie ?

  • Le mercredi 11 mars 2020, j'ai ainsi encore pu entendre et lire le communiqué transmis à l'AFP par son attachée de presse indiquant :

"Didier Bezace est mort à son domicile parisien, ce mercredi 11 mars 2020, à l'âge de 74 ans, des suites d'une longue maladie qu'il a combattue avec vigueur et courage" !

L'acteur, metteur en scène et directeur de théâtre français Didier Bezace

J'adorais ce très grand monsieur du théâtre français, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, né le 10 février 1946 à Paris et mort le 11 mars 2020 rongé par un putain de cancer !

  • Et rebelote le 12 mars 2020, où son agent a transmis à l'AFP le communiqué suivant : La réalisatrice française "Tonie Marshall est décédée à l'âge de 68 ans, le matin du 12 mars, des suites d'une longue maladie".

"Le priapisme" ou "Priapique" et "Le clitorisme".

  • "Le priapisme" est une situation pénible et dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.

Le priapisme est une urgence médicale absolue nécessitant d'être traitée par un médecin qualifié.

La contrepartie féminine de cet état est connue sous le nom de "Clitorisme"".

  • "Priapique" est l'adjectif correspondant, qui signifie :
    • au sens propre : relatif au dieu grec Priape et à son culte.

Priape était doté d'attributs sexuels surdimensionnés. Selon la mythologie grecque, Priape aurait été puni par les dieux pour avoir essayé de violer une déesse. Et on lui aurait donné, en punition, d'énormes attributs de bois, constituant un ensemble énorme mais inutile.

    • et, au sens figuré, : relatif au priapisme.

Source : wikipedia.org

"L'érection post-mortem" ou "L'érection terminale".

Une érection "post mortem", également appelée "érection terminale", est une érection, techniquement priapique, observée sur des corps humains mâles ayant été exécutés, en particulier par pendaison.

Le phénomène est attribué à la pression faite sur le cervelet par la corde. Des lésions à la moelle épinière sont liées au priapisme. Et des lésions au cervelet ou à la moelle épinière sont également souvent associées au priapisme chez des patients vivants.

La mort par pendaison, que ce soit par exécution ou par suicide, affecte souvent les organes génitaux masculins comme féminins :

  • chez les femmes, les lèvres de la vulve se gonflent et il peut survenir un écoulement de sang du vagin.
  • et chez les hommes, on trouve un état d'érection du pénis plus ou moins complet, avec écoulements fréquents d'urine, de mucus ou de fluide prostatique.

D'autres causes de décès peuvent aussi être responsables de ces effets, comme des blessures par balle au cerveau ou touchant des vaisseaux sanguins importants, ou des empoisonnements violents.

En médecine légale, la présence d'une érection "post-mortem" ou "terminale" est un indicateur d'une mort très probablement rapide et violente.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome Bugs Bunny".

Cette appellation désigne la capacité d'un individu à potentiellement former de faux souvenirs, par autosuggestion, en s’amenant soi-même à croire que l’on a réellement vécu les éléments faux ; ou lors de suggestions ou de questions dirigées issues de personnes faisant autorité, comme un psychothérapeute ou un policier.

La "papesse des faux souvenirs", la psychologue américaine Elizabeth Loftus, avait ainsi montré à des étudiants, ayant tous visité le parc Disneyland durant leur enfance, une photo publicitaire pour ce parc, incluant l’image du lapin Bugs Bunny.

Et lorsque, la semaine suivante, elle les avait interrogés, 35 % d'entre eux avaient dit se "souvenir" d'avoir vu Bugs Bunny à Disneyland lors de leur visite… alors même que ce personnage n'y a évidemment jamais figuré, puisqu'il est la propriété d’une compagnie concurrente, la Warner Bros !

Source : lejournal.cnrs.fr

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome de Brulard".

"Un syndrome".

Le mot syndrome est issu du grec ancien et signifie étymologiquement "conjonction d'éléments distincts" ou "réunion d'éléments distincts".

Il désigne :

  • au sens propre, en médecine, : un ensemble de signes cliniques et de symptômes qu'un patient est susceptible de présenter, et dont la conjonction permet d'orienter le diagnostic.
  • et au sens figuré : un ensemble de signes, de comportements révélateurs, d'une situation jugée mauvaise.

On parle par exemple du "syndrome de la ville".

Sources : wikipedia.org et www.larousse.fr

 

"L'effet Mandela".

Cette appellation désigne une fausse croyance collective ou un faux souvenir partagé par un certain nombre de personnes.

Origine du nom

Elle doit son nom au fait qu'à la mort de l'homme politique sud-africain Nelson Mandela, en 2013, nombre d’anglo-saxons étaient convaincus qu’il était déjà décédé, trente ans auparavant, dans les années 1980. Et "convaincus" est un doux euphémisme, car des dizaines de milliers de personnes étaient absolument certaines d’avoir vu des reportages à la télévision sur sa mort !

Nous en sommes tous victimes

C'est en effet ce que semble démontrer l'exemple qui suit.

Tout le monde - qu’il ait vu ou non le film d'animation de Walt Disney "Blanche-Neige et les sept nains" - croit savoir comment la reine-sorcière interroge son miroir magique : elle s'adresse à lui en disant "Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?".

Nous sommes bien d’accord ? C’est bien ce qu’elle dit ?

Et bien non : cette formule, que tout le monde répète à l’envi en étant parfaitement convaincu qu’elle a bien été prononcée par cette satanée reine-sorcière, n’a jamais existé que dans notre seule imagination !

La reine Grimhilde n’a jamais prononcé cette formule. En réalité, elle en appelle à son miroir par la formule : "Miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ?".

Étonnant n'est-ce pas ?

www.alternativesante.fr

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "Le syndrome Bugs Bunny" et "Le syndrome de Brulard".

"La BPCO".

Il s'agit de la "Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive", une maladie respiratoire chronique.

Souvent associée à d'autres maladies, elle se caractérise par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente et progressive des voies aériennes et des poumons, entrainant une gêne respiratoire

La première cause en est le tabagisme.

Il s'agit d'une maladie qui peut demeurer longtemps peu invalidante, aussi n'est-elle généralement découverte que lorsque les dégâts irréversibles sont malheureusement déjà importants.

Nos amis québecois l'appelle MPOC pour "Maladie Pulmonaire Obstructive Chronique".

Source : www.inserm.fr

"La graphomanie" ou "La graphorée". Ou : "Je suis graphomane mais je me soigne !".

Manuscrits et tapuscrits divers

La "Graphomanie" ou "Graphorée" est un besoin pathologique d'écrire.

J'en suis personnellement atteint depuis de très nombreuses années.

Ainsi, :

  • J'ai toujours eu sur moi un calepin ou un bloc-notes  - aujourd'hui partiellement remplacé par un téléphone portable multifonction, sur lequel est du reste saisi le présent article - afin de pouvoir prendre des notes.

Au point même de passer pour un agent des RG auprès de nombre de mes camarades de fac, depuis mon passage à l'université de Paris X - Nanterre (92), à la fin des années 1970 !

  • Mes messages écrits sur téléphone portable multifonction dépassent régulièrement les 3, 5, voire 10 écrans et ne laissent de stupéfier certains de mes nouveaux correspondants...
  • J'ai chez moi plus d'un million de fiches papiers, relatives aux mots et à la langue française...
  • Et je dois bien avoir quelques dizaines de milliers de pages dactylographiées dans mes différents ordinateurs...
  • Sans compter mes innombrables bases de données, dont le nombre de lignes cumulé dépasse allègrement les 300 000...

Et tout cela sans jamais avoir publié la moindre ligne !

À l'évidence, la mise en ligne progressive de J'aime les mots, depuis le 1er juillet 2019, constitue pour moi une sorte de thérapie, en ce qu'elle me permet de rassembler, sous forme d'articles accessibles au plus grand nombre, une grande partie des données, informations, connaissances et anecdotes patiemment rassemblées depuis maintenant une cinquantaine d'années.

Grâce soit ici rendue à l'obstination de l'amie webmestre qui m'a littéralement mis devant le fait accompli, en mettant en ligne le prototype de ce blogue... s'en même me demander mon avis !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "La lexicomanie" ou "Je suis lexicomane mais je me soigne !".