"Duran Duran".

Le groupe britannique Duran Duran

C'est dans le cinéma que ce groupe de new wave britannique, fondé en 1978 à Birmingham (Angleterre) (Royaume-Uni) est allé chercher son curieux nom en forme de gémination.

Plus exactement dans "Barbarella", un film franco-italien de science-fiction réalisé, en 1968, par le français Roger Vadim, un homme fondamentalement dénué de tout sens esthétique et à la vie sentimentale décidément marquée par la déveine, puisque successivement obligé de vivre avec la célèbre pléiade de boudins difformes : Annette Stroyberg, Brigitte Bardot, Jane Fonda, Catherine Deneuve et Marie-Christine Barrault !

Affiche du film "Barbarella"

Le film constitue une adaptation de la bande dessinée avant-gardiste du même nom, créée en 1962 par le français Jean-Claude Forest, et mettant en scène celle qui fut considérée comme la première héroïne "pour adultes", pourtant bien innocente au regard de nos critères actuels !

On y trouve, quoi qu'il en soit, le savant fou "Durand Durand", dont nos jeunes musiciens ont anglicisé le nom en en supprimant les "d" pour en faire celui de leur célèbre groupe.

Ainsi "Durand Durand" (duran-duran) est il devenu "Duran Duran" (durane-durane).

À l'instar du groupe français "Birdy Nam Nam" (beur-di nam-nam), qui francisera quelques années plus tard la réplique "Birdy Num Num" (beur-di neum-neum), du film "La party", en en remplaçant les "u" par des "a".

Pour vous rajeunir un peu : des images de ce groupe, avec leur tube planétaire de 1983, "The reflex" :

"Elles sont fortes sans être en surpoids".

Certes une "femme forte" est, au sens propre, une femme corpulente ou grosse.

Mais cette locution peut également désigner une femme dotée d'une forte personnalité. Ainsi, des personnalités politiques telles que Ségolène Royal ou Michelle Alliot-Marie ont souvent été qualifiées de "femmes fortes" tout en arborant des silhouettes des plus élégantes.

De nombreuses autres locutions utilisant l'adjectif "forte" n'ont également aucun lien avec le surpoids.

Ainsi parle-t-on d'une "carte forte", d'une "chambre forte", de "colle forte", d'"eau forte", de l'emploi de la "manière forte", de "moutarde forte", d'une "monnaie forte", d'une "place forte", d'une "sensation forte", d'une "terre forte" ou d'une "ville forte".

Enfin, on notera que, comme souvent en français, la place de l'adjectif a son importance, puisque l'on parle également d'une "forte tête" ou de "fortes pluies" et de "faire forte impression".

Et non, bien sûr, d'une "tête forte", de "pluies fortes" ou de "faire impression forte" !

"Victorinox".

Cette marque suisse doit sa notoriété planétaire au légendaire "couteau suisse", fabriqué depuis la fin 1891 pour l'armée suisse.

La société a été fondée en 1884 par Karl Elsener à Ibach (canton de Schwytz) (Suisse).

Et la marque s'est d'abord appelé "Victoria", de 1909 à 1921, en hommage au prénom de la mère de Karl Elsener.

Avant de devenir "VICTORINOX" (VICTORia INOX) en 1921.

Forte de son succès, elle s'est successivement étendue aux montres (1996), à la bagagerie (1999) et aux parfums (2009).

"Un couteau suisse".

Cette locution nominale désigne :

  • au sens propre, un couteau de poche multifonction constitué d'un couteau à lame pliable dont le manche abrite, outre une ou plusieurs lames, de nombreux outils : ouvre-boîte, tournevis plat, poinçon, tire-bouchon, etc.

La lame du couteau et les outils étant pliables dans le manche, le couteau suisse conserve un format de poche tout en assurant de multiples fonctions.

Il est né d'une demande de l'armée suisse, qui commanda, en janvier 1891, quinze mille couteaux pliants pour ses soldats, devant servir entre autres à manger et à démonter leur fusil.

Temporairement fournis, en octobre 1891, par le fabricant allemand de couteaux Wester & Co. de Solingen ( Rhénanie-du-Nord-Westphalie), il sont depuis lors fabriqués par la compagnie Karl Elsener à Ibach (canton de Schwyz), devenue par la suite "Victorinox".

Mais aussi, par extension, :

  • tout outil multifonction correspondant à de multiples usages,

On dit par exemple : "Ce véhicule est un véritable couteau suisse sur roue".

  • voire tout ce qui possède de multiples qualités ou compétences.

On dit par exemple : "Le JRI est un véritable couteau suisse".

Ayant souvent été utilisée à toutes les sauces, cette expression me semble aujourd'hui quelque peu galvaudée.

Source : wikipedia.org

"Une ablette".

Ce substantif féminin désigne :

Une ablette

  • au sens propre, dans le langage courant : un petit poisson osseux - souvent argenté - vivant dans les eaux douces d'Europe.

Également appelée "Sofie" ou "Alburne" dans le Sud de la France, l'ablette est comestible et fréquemment mangée en friture, pour les plus petites.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Source : wikipedia.org

 

25 façons de dire "Dormir".

Jeune femme endormie
  • Le registre argotique nous propose les verbes "Écraser", "Pioncer" et "Roupiller".

Et la locution verbale en forme de gémination "Faire dodo" - ainsi que ses variantes "Faire un bon dodo", "Faire un gros dodo" ou "Faire un petit dodo" - appartient au langage enfantin.

Les locutions "Piquer un roupillon" ou "Piquer un somme" relèvent du registre familier ; et "Faire la sieste" (ou "Faire une sieste") et "Faire un somme", du langage courant.

Quant au registre soutenu, il nous offre une superbe expression héritée de la mythologie grecque, avec "Être dans les bras de Morphée".

  • Le verbe "Ronfler" (langage courant) sous-entend naturellement que l'on dort.
  • La locution "Fermer l'oeil" (langage courant) s'emploie surtout au sens négatif, afin d'expliquer, de manière imagée, que l'on n'a pas dormi ("Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit").
  • Les verbes "Dormailler" (registre familier, peu usité), "Sommeiller" (registre désuet) ou "Somnoler" (langage courant) désignent un sommeil de piètre qualité.
  • Tandis que la locution verbale "Être assoupi" évoque un demi-sommeil.
  • On dispose également de nombreuses formules pour évoquer un sommeil profond et tranquille :

Le registre familier nous offre ainsi deux charmants idiotismes animaliers : "Dormir comme un loir" et "Dormir comme une marmotte".

"Pouvoir dormir sur ses deux oreilles", "Pouvoir dormir tranquille", "Dormir comme un ange", "Dormir comme un bébé" ou "Dormir comme un bienheureux" relèvent du langage courant, ainsi que "Dormir à poings fermés" ou "Dormir du sommeil du juste".

  • Enfin la locution verbale "Faire de beaux rêves" (langage courant) s'utilise lorsque l'on souhaite à quelqu'un de bien dormir ("Fais de beaux rêves").

"Déclarer sa flamme".

  • On le sait, malheureusement, le législateur n'a jamais été avare d' imagination lorsqu'il s'est agit d'instaurer de nouvelles taxes en vue de remplir les coffres de l'État. Et si, par exemple, nombre de nos très anciennes bâtisses ne comportent que très peu d'ouvertures extérieures, ce n'est pas forcément en raison des rigueurs du climat local ou de la radinerie de leur propriétaire à l'égard des vitriers ; mais bien plutôt parce qu'il existait, de 1798 à 1926, un impôt sur... les portes et fenêtres !

Dans le même ordre d'idée, fut même établie, dès 1871, une taxe sur... les allumettes ! Étendue par la suite aux briquets, avant de finir par être abrogée en 1999, elle fut même un temps baptisée "Taxe solidarité reboisement"... ce dont je me souviens pour l'avoir régulièrement acquittée à la fin des années 1980, lorsque, étant devenu fabricant d'objets promotionnels, ma petite entreprise eu l'heur de connaitre quelque succès avec ses coffrets-puzzles de 12 boîtes d'allumettes, régulièrement vendus à d'importants clients par dizaines de milliers d'exemplaires.

Même à raison de "seulement" 2 centimes de francs par boîte, cela représentait donc tout de même, pour une commande de 10 000 coffrets, la bagatelle d'environ 350 € (d'il y à 30 ans ; soit près de 600 € d'aujourd'hui !). Au moins aurais-je eu le privilège, via mes clients, de contribuer activement au reboisement de mon pays, en un temps où la notion même de compensation carbone n'existait même pas encore ! Mais, comme dirait l'autre, tout ceci ne me rajeunit pas...

  • En dépit de tout cela, et contrairement à ce que certains de nos amis étrangers pourraient penser, "Déclarer sa flamme" ne consiste nullement à informer l'administration fiscale de la quantité de briquets et boites d'allumettes que l'on possède, pas plus que du nombre de feux dont dispose sa cuisinière à gaz...

Mais plutôt, et cela est - vous me l'accorderez - bien plus romantique : à faire part de l'ardeur de ses sentiments à la personne dont on est épris !

Car la France, c'est bien connu, n'est pas que le pays qui a inventé la TVA, impôt sans doute le plus copié et utilisé à travers le monde, mais également le pays de l'Amour avec un grand "A" !

"Jeter l'argent par les fenêtres".

Cette expression très ancienne, puisqu'elle remonterait aux environs du XVIe siècle, appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être terriblement dépensier, dépenser sans compter, excessivement, déraisonnablement.

On dit par exemple : "Mon voisin gagne correctement sa vie mais il a tendance à jeter l'argent par les fenêtres".

 

"Elles sont noires ... mais elles ne dérangent nullement les racistes".

Que ce soit en effet pour manger : ils se régalent d'olives noires, de truffes noires, de gadelles noires et de forêt noire, qu'ils arrosent volontiers de folle noire.

... ou pour s'y rendre : un séjour au bord de la mer noire, dans la montagne noire, à Pointe-Noire (Congo Brazzaville ou Guadeloupe (97-1)), voire en forêt noire ne les importune pas.

Pas plus qu'une visite à la vierge noire de Czestochowa (Pologne), une séance de magie noire dans la nuit noire, ou la lecture d'une série noire.

Ils ne sont pas d'humeur noire et n'ont ni l'âme noire ni idées noires susceptibles de les amener à se jeter dans la Noire, en Belgique, ou la rivière Noire, au Vietnam.

Ils n'ont jamais financé de caisse noire, généré de marée noire ni eu à retrouver de boîte noire.

Et participer à une messe noire, étudier la matière noire et l'énergie noire ou se servir d'une chambre noire ne fait pas non plus partie de leur liste noire.

Les chemises noires italiennes n'étaient pas pour leur déplaire, pas plus que les Chaussettes noires des débuts d'Eddy Mitchell et ils éprouvent beaucoup de respect pour les gueules noires.

Ils trouvent plutôt jolies la tulipe noire ou la panthère noire. Mais la mésange noire et la fourmi noire les laissent plus indifférents.

Il peut leur arriver d'avoir une bête noire ou de lire une série noire, voire d'entrer dans une colère noire.

Mais ils ne privilégient nullement les noires au détriment des blanches en terme de notes de musique, pas plus qu'aux cartes...

Non, vraiment, : que toutes ces choses soient noires ne les dérange pas. Il n'y a guère qu'une assez grosse exception qui confirme la règle car elle les inquièterait vraiment : c'est la peste noire.

"Être né coiffé".

Cette expression qui signifie "avoir de la chance" fait référence à la coiffe céphalique, cette partie de la poche des eaux qui recouvre la tête du foetus au moment de l'accouchement.

La superstition qu’être né coiffé porte chance remonte à l'Antiquité et perdure de nos jours.

Sur le même thème, je me permets de vous recommander la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Avoir de la chance".

Source : wikipedia.org