"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Le syndrome de Guam", "L'ALS (Amyotrophic Lateral Sclerosis)", "L'ALS-PDC ((Amyotrophic Lateral Sclerosis/ Parkinsonism-Dementia Complex), "Le Lytico-Bodig disease", "Le Lytico-Bodig", "Le Lytigo-Bodig disease", "Le Lytigo-Bodig" ou "Le Bodig".

Il s'agit d'une neuropathie chronique atypique (maladie neurologique chronique dégénérative), épidémique mais non contagieuse, découverte dans l'Île de Guam, la plus grande île de l'archipel des Mariannes, dans l’océan Pacifique.

Localisation de l'île de Guam, dans le PacifiqueCarte de l'île de Guam, dans le Pacifique

 

Ce mystérieux syndrome tire son nom du fait qu'au milieu du XXe siècle, les médecins et épidémiologistes états-uniens ont constaté sur cette île - et uniquement là - une incidence anormalement élevée (50 à 100 fois plus que la normale) d'un syndrome évoquant des maladies neurodégénératives connues, mais avec des cas sporadiques parmi les jeunes.

Cette maladie, apparemment émergente n'était constatée qu'au sein de la population autochtone Chamorro, ce qui était très intrigant et préoccupant pour les épidémiologistes.

Cette maladie neurodégénérative mêlant des symptômes de sclérose latérale amyotrophique et de démence parkinsonienne a sévi durant presque un siècle, devenant la principale cause de décès, puis a fortement régressé.

L'étiologie de cette pathologie extrêmement sévère, affectant le système nerveux central et responsable de troubles à la fois moteurs et mentaux, d'évolution progressive, est longtemps restée mystérieuse.

Si les symptômes avaient été mis en relation avec la présence de neurotoxines de cyanobactéries dans des graines de cycas consommées par les Chamorros, le mystère restait entier car les quantités ingérées étaient trop faibles pour générer de tels troubles.

Jusqu’au jour où l’idée d’une bioaccumulation dans les chauves-souris frugivores fut proposée. Cette hypothèse fut validée grâce à des échantillons de spécimens conservés depuis cinquante ans dans une collection naturaliste.

Sources : wikipedia.org et cdn.reseau-canope.fr

"Un coq hardi".

Tout jeune enfant je m'étais interrogé sur la signification de cette locution nominale masculine, qui me semblait omniprésente.

En effet :

  • un restaurant portait ce nom, à Payrac (46) le petit village du Lot dans lequel je passais la plupart de mes vacances, de 1965 à 1974,
Affiche du film franco-germano-italien "Merveilleuse Angélique", de Bernard Borderie (1965)
Affiche du film franco-germano-italien "Merveilleuse Angélique", de Bernard Borderie (1965)
  • ainsi que dans le film franco-germano-italien de Bernard Borderie "Merveilleuse Angélique", sorti en 1965 et tiré du roman français d'Anne et Serge Golon, "Le chemin de Versailles", sorti en 1957.
Angélique (Michelle Mercier), dans le film "Merveilleuse Angélique" (1965), devant l'enseigne du "Coq hardi", qu'elle reprend et rebaptise "Le Masque rouge", faisant prospérer cette modeste auberge parisienne, qui devient vite un endroit chic et réputé.
Angélique (Michelle Mercier), dans le film "Merveilleuse Angélique" (1965), devant l'enseigne du "Coq hardi", qu'elle reprend et rebaptise "Le Masque rouge", faisant prospérer cette modeste auberge parisienne, qui devient vite un endroit chic et réputé.
  • il s'agissait par ailleurs du titre d'un excellent journal de bande dessinée français, créé le 20 novembre 1944 à Clermont-Ferrand (69) par le dessinateur français Marijac, et publié jusqu'au 5 février 1963.

Couverture du n°35 de la 3e année de la nouvelle série du journal de bande dessinée français "Coq hardi", sorti le 21 novembre 1946

  • ainsi que du nom d'une bière blonde française, produite par la Brasserie du Coq Hardi, située à Marcq-en-Baroeul (59) et acquise, en 1972, par la brasserie belge Haacht, située à Boortmeerbeek et fondée, en 1898, sous le nom de Brasserie et Laiterie de Haecht !

Plaque émaillée publicitaire pour les bières belges "Coq Hardi"Plaque émaillée publicitaire pour la bière belge du "Coq Hardi"

Quelques années plus tard, j'ai pu découvrir que ce terme de "Coq hardi" désignait tout simplement, en héraldique : un coq avec la patte droite levée.

Un motif qui figure sur de très nombreux blasons :

Le blason de la ville de Romagne-sous-les-Côtes (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Romagne-sous-les-Côtes (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de La-Neuville-en-Hez (60), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de La-Neuville-en-Hez (60), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Baudignécourt (55), avec un "Coq hardi"
Le blason de la ville de Baudignécourt (55), avec un "Coq hardi"

Source : wikipedia.org

 

"Battre comme plâtre".

"Battre comme plâtre" c'est à dire : rosser, frapper, maltraiter ; battre avec violence à coups redoublés.

Cette locution verbale, qui remonterait au XVe siècle, relève du registre familier.

Elle signifie : rosser, frapper, maltraiter ; battre avec violence à coups redoublés.

On dit par exemple : "Le pauvre enfant s'est enfuit car son tuteur le battait comme plâtre".

Cette expression tire son origine du gâchage du plâtre, qui nécessitait autrefois une grande vigeur et beaucoup d'énergie si l'on souhaitait que le plâtre soit parfaitement bien délayé dans l’eau, afin d'obtenir une préparation de bonne qualité, c'est à dire une pâte lisse et malléable.

Un plâtre doté de qualités d’adhérence et de plasticité nécessitait alors un coup de main très puissant et devait donc être battu avec force.

Un plâtrier battant le plâtre, autrefois

Sources : www.linternaute, caminteresse.fr et www.jacqueslanciault.com

"Doux comme un agneau".

"Doux comme un agneau"

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant.

Et elle qualifie, au sens figuré, une personne extrêmement gentille, incapable de méchanceté.

On dit par exemple : "Trente années derrière les barreaux l'ont profondément transformé : il est à présent doux comme un agneau".

Source : www.expressio.fr

"Prêter main-forte".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : apporter son aide, son soutien, son secours.

On dit par exemple : "Pense à m'appeler si tu as besoin que je vienne te prêter main-forte pour ton toit".

Ou : "Lorsque je me suis fais attaquer dans la rue par une bande de vieux scandinaves, j'ai été bien content que l'on vienne me prêter secours".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Déterrer la hache de guerre" et "Enterrer la hache de guerre".

Une "hache de guerre" ou "tomahawk"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes militaires relèvent du lange courant.

Elles font référence à une pratique symbolique des guerriers amérindiens, et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Déterrer la hache de guerre" : entrer en conflit ouvert avec quelqu’un,

On dit par exemple : "La SNCF déterre la hache de guerre à l'encontre des fraudeurs".

  • et "Enterrer la hache de guerre" : cesser les hostilités, faire la paix ; décider une trêve avec une personne avec laquelle on est en conflit.

Sources : wiktionary.org et www.dictionnairedesfrancophones.org

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org

"Tout nouveau, tout beau".

Cette locution avec une rime intérieure relève du registre familier.

Et elle signifie que la nouveauté a souvent beaucoup d'attraits, séduit, suscite de l'intérêt et est appréciée parce qu'elle est justement nouvelle, mais qu'elle est fréquemment délaissée par la suite.

out ce qui est nouveau séduit ; la nouveauté suscite de l'intérêt

On dit par exemple : "Ton petit-fils passe ses journées à jouer avec l'ordinateur que tu lui as offert il y a huit jours : tout nouveau, tout beau".

Ou : "Ma fille a mis son blouson tout nouveau, tout beau pour aller au collège" (locution adjectivale).

Source : Le Robert, www.expressio.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

Que collectionne donc "Un émétoaérosagophile" ?

C'est pourtant logique, voyons  : il collectionne les sacs vomitoires ou sacs à vomi, tout simplement !

Et le néerlandais Niek Vermeulen figure depuis 1986 dans le Livre Guinness des records, pour posséder la plus grande collection au monde de sacs à vomi : 6 016 sacs venant de plus de 800 différentes compagnies aériennes.

Sacs vomitoires publicitaires

Les sacs les plus recherchés sont ceux qui portent de jolis logotypes ou des mentions particulières et notamment humoristiques, telles que celui de la compagnie Hapag-Lloyd Express qui porte la mention "Merci pour votre avis".

Un "sac vomitoire" ou "sac à vomi" est un sac le plus souvent réalisé en papier en papier pliable et imperméabilisé, pouvant s'ouvrir facilement pour les urgences et se fermer après usage à l'aide d'une languette, pour pouvoir être jeté sans répandre son contenu.

un sac vomitoire

Disposé à bord des avions, dans la poche des dossiers des sièges passagers, il est destiné aux passagers qui, malades ou atteint du mal de l'air, doit vomir sans pouvoir accéder rapidement aux toilettes.

Un passager vomissant dans un sac vomitoire pendant un vol

Histoire

Le sac vomitoire est apparu avec les premiers vols commerciaux.

Gilmore T. Schjeldahl est crédité de l'invention du sac plastifié spécialement conçu pour cet usage en 1949.

Et ces sacs ont été utilisés pour la première fois par la compagnie Northwest Orient Airlines.

Source : wikipedia.org

"Clap de fin".

Cette locution nominale masculine désigne :

Une claquette ("clap") de cinéma

  • et au sens figuré : l'arrêt de quelque chose.

On dit par exemple : "Clap de fin pour le dispositif d'aide aux éleveurs".

Ou : "Clap de fin pour ce gouvernement, nommé il y a deux ans".

Source : wiktionary.org