"Un odonyme", "Un hodonyme" ou "Un dromonyme".

Ces trois mots parfaitement synonymes désignent tous un nom de voie de communication terrestre telle que celles mentionnées sur les plans de villes ou cartes routières :

  • "chemin", "sentier", "route", "autoroute", etc. en milieu rural.

Exemples : "RN (Route Nationale) 7" ou" Autoroute du Soleil" sont des odonymes ruraux.

  • "avenue", "boulevard", "cours", "impasse", "place", "rue", "ruelle", etc. en milieu urbain.

Exemples : "avenue des des Champs-Élysées", "place de la Bastille" ou "boulevard du Prado" sont des odonymes urbains.

On notera que la forme "odonyme" est la plus courante.

Et que le mot "dromonyme" est sensiblement moins utilisé.

 

"Un domonyme".

Il s'agit d'un nom de maison, que celle-ci soit située en zone urbaine (maison de ville, pavillon, hôtel particulier) ou en zone rurale (ferme, manoir, maison de campagne).

Le domonyme est attaché à la demeure et sert à la désigner officiellement à travers les transmissions et successions.

Voir également mon article : "Les domonymes (ou noms de maisons) particulièrement niais".

"Une queue de cheval".

Voila bien une locution nominale polysémique aux significations fort différentes les unes des autres !

"Une queue de cheval" désigne en effet :

Queue d'un cheval : appendice situé sur la croupe du cheval et composé de longs crins, à l'instar de sa crinière

  • au sens propre : un appendice situé sur la croupe du cheval et composée de longs crins, à l'instar de sa crinière. La queue du cheval lui sert à chasser les insectes et communiquer avec ses congénères ou exprimer ses émotions, en particulier lorsqu'il ressent un inconfort.

Il existe diverses manières de la toiletter. L'ablation de la queue du cheval, appelée "Caudectomie" est interdite sur les chevaux nés en France depuis le 1er janvier 1996.

  • par analogie, en raison de leur ressemblance avec la queue du cheval :

La queue de cheval : un faisceau de cordons nerveux visible dans la zone inférieure de la colonne vertébrale

    • un faisceau de cordons nerveux visible dans la zone inférieure de la colonne vertébrale, qui marque la "fin" du tube neural, au niveau de la seconde vertèbre lombaire L2, à partir de laquelle on pratique la ponction lombaire. Elle est constituée de nerfs de la moelle épinière, qui se trouvent vers les vertèbres lombaires, sacrées et coccygiennes.
Queue de cheval basse
Queue de cheval basse
    • un type de coiffure où les cheveux sont rassemblés ensemble à l'arrière ("queue de cheval basse") ou sur le dessus du crâne ("queue de cheval haute") et tenus par un lien (chouchou, catogan, élastique, barrette, etc.).
Queue de cheval haute
Queue de cheval haute

Cette coiffure, pratique et facile à effectuer, permet de dégager le visage et est souvent adoptée par les sportifs, aussi bien masculins (Zlatan Ibrahimovic) que féminins (Amélie Mauresmo).

La queue-de-cheval peut servir de base pour faire un chignon.

Et quand la coiffure consiste en deux queues de cheval de chaque côté de la tête, on parle de "couettes".

  • enfin, dans le registre argotique, "une queue de cheval" désigne un pénis de dimension exceptionnelle.

Sexe de cheval en semi-érection

On dit également : "Être monté comme un âne".

Source : wikipedia.org

"La graphomanie" ou "La graphorée". Ou : "Je suis graphomane mais je me soigne !".

Manuscrits et tapuscrits divers

La "Graphomanie" ou "Graphorée" est un besoin pathologique d'écrire.

J'en suis personnellement atteint depuis de très nombreuses années.

Ainsi, :

  • J'ai toujours eu sur moi un calepin ou un bloc-notes  - aujourd'hui partiellement remplacé par un téléphone portable multifonction, sur lequel est du reste saisi le présent article - afin de pouvoir prendre des notes.

Au point même de passer pour un agent des RG auprès de nombre de mes camarades de fac, depuis mon passage à l'université de Paris X - Nanterre (92), à la fin des années 1970 !

  • Mes messages écrits sur téléphone portable multifonction dépassent régulièrement les 3, 5, voire 10 écrans et ne laissent de stupéfier certains de mes nouveaux correspondants...
  • J'ai chez moi plus d'un million de fiches papiers, relatives aux mots et à la langue française...
  • Et je dois bien avoir quelques dizaines de milliers de pages dactylographiées dans mes différents ordinateurs...
  • Sans compter mes innombrables bases de données, dont le nombre de lignes cumulé dépasse allègrement les 300 000...

Et tout cela sans jamais avoir publié la moindre ligne !

À l'évidence, la mise en ligne progressive de J'aime les mots, depuis le 1er juillet 2019, constitue pour moi une sorte de thérapie, en ce qu'elle me permet de rassembler, sous forme d'articles accessibles au plus grand nombre, une grande partie des données, informations, connaissances et anecdotes patiemment rassemblées depuis maintenant une cinquantaine d'années.

Grâce soit ici rendue à l'obstination de l'amie webmestre qui m'a littéralement mis devant le fait accompli, en mettant en ligne le prototype de ce blogue... s'en même me demander mon avis !

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "La lexicomanie" ou "Je suis lexicomane mais je me soigne !".

Ne dites pas : "Islamophobe", "Un islamophobe" et "L'islamophobie".

Mais : "Rejettant l'islam", "Une personne rejettant l'islam" et "Le rejet de l'islam"

"Islamophobe", "Un islamophobe" et "L'islamophobie" sont des anglicismes.

 

"La lexicomanie" ou "Je suis lexicomane mais je me soigne !".

Larousse du XXe siècle en volumes

La "lexicomanie" est un goût quasi maladif pour les problèmes de lexiques.

J'en ai personnellement été atteint très très jeune !

  • Tout d'abord en commençant par dévorer, des années durant, les 6 volumes du "Larousse du XXe siècle" de mon grand-père maternel, remisés dans la bibliothèque du grenier de notre maison de vacances de Peyrac (46).

Cet extraordinaire dictionnaire encyclopédique universel a été coordonné, de 1927 à 1933, par Paul Augé, le fils du grand lexicographe français Claude Augé, un instituteur de la Troisième république qui avait épousé la petite-nièce de l'épouse de Pierre Larousse. Puis rejoint en 1885 la Librairie Larousse comme aide comptable, avant de devenir l'un des dirigeants de ce fleuron de l'édition française.

L'ensemble des volumes imprimés en héliogravure et reliés plein cuir étaient agrémentés de très nombreuses illustrations en noir et blanc, gravures, tableaux, cartes et plans.

Et je dois clairement à leur lecture et à la contemplation de leurs reliures mes premiers émois de bibliophile et de lexicographe amateur en herbe.

  • Mais également, comme je l'explique dans le "Qui suis-je" figurant en tête de J'aime les mots, en collectionnant depuis plus de 50 ans les mots, locutions, expressions ou jeux de mots.

Au point de finir par consacrer pas moins de 37 lexiques spécialisés aux différents idotismes dont regorge notre langue ! ...

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "La graphomanie" ou "Je suis graphomane mais je me soigne !".

"L'agoraphobie".

L'agoraphonie est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

L'agoraphobie ne doit donc pas être confondue, comme elle l'est malheureusement très souvent, avec :

  • "La démophobie", qui est la peur irraisonnée des foules,

 

"La démophobie".

Il s'agit de la peur irraisonnée des foules.

A ne pas confondre avec :

  • Ni avec "L'agoraphobie", qui est la peur des lieux publics et des espaces ouverts. Ou plus précisément de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement.

"L'ochlophobie" ou "L'ochmophobie".

 C'est le sentiment d'oppression face à une foule, qui se manifeste dans les endroits où il y a beaucoup de personnes.

À ne pas confondre avec :

  • "La démophobie" : le démophobe cherche à éviter de devoir se mêler aux attroupements. Mais sans pour autant ressentir une oppression lorsqu'on y est contraint.
  • Ni avec "L'agoraphobie" : l'agoraphobe a peur de ne pas pouvoir parvenir à s'échapper d'un endroit ou de situations d'où il pourrait être difficile ou gênant de s'échapper. Ou dans lesquels aucun secours ne serait disponible ou susceptible d'intervenir en cas de crise de panique.

L'orchidectomie" ou "Orchiectomie".

Il s'agit de l'amputation chirurgicale d'un ou des deux testicules.

Cette ablation peut être médicalement requise à des fins thérapeutiques.

C'est par exemple une intervention commune dans le traitement du cancer du testicule, comme cela avait été le cas pour le champion cycliste états-uniens Lance Armstrong, en 1996.

"L'hystérectomie".

C'est le nom scientifique de ce que l'on appelle plus communément "La totale", une opération chirurgicale consistant en une ablation totale de l'utérus et du col utérin.

"La Rhytidectomie" ou "La ridectomie".

"La Rhytidectomie" ou "La ridectomie" désigne tout simplement l'opération de chirurgie esthétique ayant pour objectif d'effacer les rides, plus communément appelée "Lifting" ou "Lifting facial" en bon franglais.

Comme souvent, malheureusement, utiliser les termes français corrects de "Lissage", "Remodelage" ou "Redrapage" a de bonnes chances de susciter chez votre interlocuteur une totale incompréhension.

Mais dans quelle époque vivons-nous donc !