Pourquoi dire : "Open bar" et "Être open bar" ?

Et pas :

  • bar ouvert, buvette gratuite ou boisson à volonté (sens propre).

On dit par exemple : "Pour mon mariage le devis du traiteur prévoit un open bar durant toute la soirée".

  • être la porte ouverte à tous les excès ; favoriser l'abus de quelque chose (sens figuré).

et s'utilisant au sens figuré pour désigner une situation dans laquelle il est possible d'abuser de quelque chose.

On dit par exemple : "Si l'on dépénalise le cannabis cela va être open bar !".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Être focus sur l'objectif" !

Le journaliste sportif français Giovanni Castaldi

Comme l'a déclaré, le 23 juillet 2020, le journaliste sportif français Giovanni Castaldi, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Mais : "Ils sont CONCENTRÉS sur l'objectif" !

"Être focus" n'est évidemment pas du français mais de l'anglais !

Pourquoi dire : "Le World Wide Web" ou - par ellipse - "Le web" ?

Et pas : "La toile d’araignée mondiale" et - par ellipse - "La Toile" ou "La Toile mondiale", ou "Le réseau mondial" !

Ces différentes appellations - correspondant au célébrissime sigle anglais "www" - désignent un système hypertexte public fonctionnant sur Internet, qui permet de consulter, avec un navigateur, des pages accessibles sur des sites.

L’image de la toile d’araignée vient des hyperliens qui lient entre elles les pages de la Toile.

Et, par le passé, l'appellation anglaise "World Wide Web" - qui s'écrit actuellement en séparant les mots et avec des majuscules - s'est écrit : "WorldWideWeb", "World-Wide Web", "WWW" et "W3C".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "NIMBY", "Effet NIMBY", "Syndrome NIMBY" et même "Not In My Back Yard" ?

Et pas : "Pas chez moi" ou "Pas pour moi" !

L'acronyme anglais "NIMBY" et la locution adverbiale correspondante ("Not In My Back Yard") - apparus respectivement aux États-Unis d'Amérique dans les années 1980 et 1970 - signifient en effet "Pas dans mon arrière-cour".

Et ils sont généralement utilisés pour décrire soit l'opposition de résidents à un projet local d’intérêt général dont ils considèrent qu’ils subiront des nuisances, soit les résidents eux-mêmes. Le "nimbiste" désigne ainsi l'opposant à un projet d'aménagement motivé, non par une opposition de principe ou de nature environnementale, mais par l'emplacement de ce projet qui porte atteinte à son cadre de vie et à son patrimoine.

Le "syndrome NIMBY" désigne en particulier l'attitude des personnes voulant tirer profit des avantages d'une technologie moderne, mais refusant de subir dans leur environnement les nuisances liées aux infrastructures nécessaires à son installation. Progressivement, l’utilisation du terme NIMBY comme qualifiant péjoratif s’est adouci. Il est de plus en plus utilisé de manière neutre et analytique pour désigner les oppositions de riverains à l’implantation d’infrastructures nouvelles, perçues comme potentiellement nuisibles.

Ces oppositions peuvent viser : l’implantation de grands bâtiments, d’usines chimiques, de parcs industriels, de bases militaires, d’éoliennes, d’antenne-relais, d'antenne radioélectriques, de lignes à haute tension, de décharges ou de centres d'enfouissement, d’incinérateurs, de centrales nucléaires, de prisons, de centres d'hébergement et de réinsertion sociale, de stades, de lotissements et - c'est le cas le plus fréquent - de programmes d'amélioration de transport (nouvelles routes ou autoroutes, chemins de fer, ports, aéroports).

"NIMBY" peut également être utilisé, dans un sens figuré, afin de décrire les personnes prônant une certaine proposition (par exemple, des mesures d'austérité budgétaire, des augmentations d'impôts, des réductions d'effectifs), mais s'opposent à son application dès lors qu'elle exigerait un sacrifice de leur part.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un coming out " ou "Faire son coming out" et "Un outing" (a-ou-tigne) ou "Outer" (a-ou-té) ?

Et pas : "Une sortie de placard" et "Sortir du placard" (registre familier) !

Cela vous permet de parler français et non anglais.

Ainsi que d'éviter d'avoir recours pour la 217e fois de la journée au verbe "Faire".

Concrètement, il s'git de la révélation publique de l'homosexualité d'une personne :

  • par elle-même (Un coming out" et "Faire son coming out"),
  • ou par un tiers, sans son accord préalable ("Un outing" et "Outer").

Source : www.larousse.fr

 

Pour dire : "DIY" !

Et pas : "Faites le vous-même" !

Puisque ce sigle anglais parfaitement imprononçable en français (dé-i-i-grec) et qu'une infime minorité de français seulement doit savoir correctement prononcer en anglais (di-aï-waï) signifie "Do It Yourself" !

Pourquoi dire : "Un jingle" ou "Un jingle publicitaire" ?

Et pas : "Un sonal" ou "Un timbre de marque" !

C'est à dire : une courte séquence sonore (musique et/ou chant), accompagnant ou ponctuant un message publicitaire en radio ou télévision.

Surtout utilisé en radio, le sonal favorise la mémorisation et contribue à l'identité sonore.

On parle également de sonal pour désigner la petite séquence sonore introduisant, fractionnant ou terminant un écran publicitaire et destinée à favoriser l'attention et la mémorisation.

Source : www.definitions-marketing.com

Pourquoi dire : "Avec "La guerre des boutons", dès 1962, Yves Robert avait plié le game" ?

L'actrice française Juliette Arnaud

Comme nous l'a asséné la chroniqueuse "littéraire" Juliette Arnaud, le 30 avril 2019, dans l'émission "Par Jupiter !", de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Avec La guerre des boutons, dès 1962, Yves Robert avait gagné la partie" !

On ne dit pas : "L'action a augmenté de deux points cinq pour cent" ou "Le titre a perdu un point six pour cent" !

Comme je l'entend malheureusement régulièrement dire dans les organes d'information.

Mais : "L'action a augmenté de deux VIRGULE cinq pour cent" et "Le titre a perdu un VIRGULE six pour cent" !

Et ces chiffres s'écrivent "2,5%" et "1,6%".

Et non "2.5%" et "1.6%", comme je le lis aussi souvent, hélas !

Il s'agit là d'anglais et non de français, sapelipopette !

Pourquoi dire : "De la weed" ?

Sachet de cannabis

Et pas : "De l'herbe" voire : "De la beuh".

C'est à dire : de la marijuana, du haschich, du cannabis, etc. (tous ces mots sont synonymes et il en existe de nombreux autres), utilisé pour rouler soi-même des cigarettes appelées "joints", "pétards", "bédos", "cônes", etc. (registre argotique).

mains de femme en train de rouler un joint

"Weed" est en effet un mot anglais du registre argotique.

On ne dit pas : "Des cas plus ou moins graves selon l'avancée dans leur stade du COVID" !

Comme l'a déclaré un caporal-chef de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), le 14 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Des cas plus ou moins graves selon LEUR STADE D'AVANCEMENT DE LA maladie à coronavirus" !

Pour cet affreux charabia, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "C'est un warning pour nous" ?

Le professeur Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny (93)

Comme l'a déclaré le professeur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis (93) et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93), le 10 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas : "C'est une ALERTE pour nous" ou "C'est une ALARME pour nous" !

Pour cet épouvantable anglicisme et parce qu'il est coutumier du fait, accumulant des énormités qu'une personne de son rang - qui passe son temps au surplus à s'exprimer sur les plateaux de télévision - ne devrait pas commettre, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".