"Passer un coup de téléphone", "Passer un coup de fil", "Passer un coup de bigophone" ou "Passer un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Passer un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Passer un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Passer un coup de bigophone" ou - par apocope - "Passer un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Donner".

"Un tuto", "Un tutoriel" ou "Un didacticiel".

Ces trois termes désignent : un guide d'apprentissage permettant d'aider l'utilisateur novice ou le débutant à se former de manière autonome, à lui faciliter l'utilisation d'un appareil ou d'une machine, ou la mise en oeuvre d'une technique.

  • ils étaient à l'origine principalement utilisés dans le domaine informatique, pour un logiciel, un langage de programmation ou un jeu interactif,
  • mais leur utilisation s'est progressivement généralisée et s'est étendue à toutes sortes d'activités, telles que le bricolage, la mécanique, la photographie, la vidéo, le jardinage, les loisirs créatifs, etc.

"Un tuto" est l'apocope de "Un tutoriel" et relève de ce fait du registre familier.

Source :: wikipedia.org

 

"Un ASHQ" ou "Un ASH".

L'ASHQ - souvent appelé, par apocope, ASH - est un agent des services hospitaliers qualifié.

Il s'agit d'une personne chargée de l’entretien et de l’hygiène des locaux dans les hôpitaux et les structures médico-sociales.

Il effectue également les travaux que nécessite la prophylaxie des maladies contagieuses et et concourt au maintien de l’hygiène hospitalière.

Il assure, à ce titre, la désinfection des locaux, des vêtements et du matériel.

L'ASH participe aux tâches permettant d’assurer le confort des malades.

Mais il ne participe pas aux soins des malades et des personnes hospitalisées ou hébergées.

Sources : www.hopital.fr et infosdroits.fr

13 façons de dire "Un établissement où se pratique la prostitution".

Une maison close, autrefois

J'ai toujours été très étonné par la richesse du vocabulaire français permettant de désigner ce type d'établissement. Qui est, je pense, tout à fait révélatrice de l'importance occupée par ce type de lieu dans la société française d'avant avril 1946.

C'est en effet le 13 avril de cette année-là que date la loi Marthe Richard abolissant le régime de la prostitution, réglementée en France depuis 1804, et ordonnant leur fermeture.

Le terme le plus courant et le plus célèbre est "un bordel", qui appartient au registre argotique.

Sans surprise, c'est bien sûr dans ce registre que l'on trouve le plus de mots synonymes, avec "un bobinard", "un boxon" ou "un claque".

Mais également les apocopes "un box" (pour "un boxon") et "un clandé" (pour "un établissement clandestin").

Ainsi que "un BMC" ou "un Bordel Militaire de Campagne", qui relèvent par ailleurs du vocabulaire et du jargon militaire.

Dans le langage courant nous trouvons : "une maison", par ellipse de "une maison close", "une maison de passe" ou "une maison de tolérance".

Enfin, le registre soutenu nous propose "un lupanar".

"Un admin".

On désigne ainsi - par apocope et par ellipse lexicale - dans le registre familier, un "administrateur de site".

Ce vocable est un synonyme de "webmestre" et désigne la personne responsable d'un site web, de sa conception à sa maintenance.

Pourquoi dire : "Caps" et "Tabs" !

Et pas : "Gélules" et "Comprimés" !

Sérieusement : combien de français sont à même de comprendre que les mots "Caps" et "Tabs" sont les apocopes des mots anglais "CAPSules" et "TABletS" et signifient respectivement "Gélules" et "Comprimés" !

Certes ces traductions figurent bien en petit, plus bas, sur les boîtes, mais il est concrètement impossible de distinguer autre chose que les mots "Caps" et "Tabs" à deux mètres de distance, derrière un comptoir.

Comme toujours dans les articles de cette collection, je m'élève contre la commercialisation dans notre pays de produits portant des noms anglais. Mais dans ce cas particulier, mon agacement est accentué par le fait qu'il s'agit de médicaments, domaine pour lequel l'information devrait être, à mon sens, la plus claire possible.

Boîte de Doliprane Caps 1000 mg des Laboratoires Boiron-Dolisos du groupe SanofiDoliprane Tabs 1000 mg des Laboratoires Boiron-Dolisos du groupe Sanofi

Et surtout, je suis choqué de constater que cette commercialisation se fait, au surplus, depuis la fin 2015, à travers le biais d'écrans publicitaires télévisés, là où la réglementation prohibait jusque là la publicité pour les médicaments.

Le quotidien "Le Monde", s'en préoccupait d'ailleurs en ces mots, le 12 janvier 2016 :

"Un spot pour le Doliprane au milieu des sonaux de Noël et des publicités pour les jouets. Voilà ce que les Français ont pu découvrir, fin 2015, sur leurs petits écrans ; une première pour cet incontournable des pharmacies. Commercialisé depuis plus de cinquante ans, le Doliprane était jusque-là interdit de publicité, comme tous les médicaments disponibles sur prescription et remboursés par la Sécurité sociale.

Afin de contourner cet obstacle, Sanofi, son fabricant, a eu recours à une astuce : il a lancé en octobre une nouvelle gamme d’antalgiques en accolant à sa célèbre marque des suffixes tels que "Tabs" ou "Caps".

Tous contiennent le même principe actif que le Doliprane - du paracétamol - mais ils sont vendus sans ordonnance et ne sont pas pris en charge par l’assurance-maladie. Cela donne le droit à Sanofi d’en faire la promotion et d’en fixer librement le prix. La nuance est subtile, mais rien dans le code de la santé publique n’interdit ou n’encadre cette pratique. "Le développement des "marques ombrelles" va dans le sens de l’automédication responsable parce qu’elles permettent une identification rapide du produit et de l’aire thérapeutique par le patient" ose affirmer le fabricant. "La marque est un gage de réassurance. Cette gamme vient compléter la gamme remboursable existante. L’idée n’est pas de substituer une offre à une autre, mais de compléter l’éventail de solutions contre la douleur pour satisfaire tous les patients".

Ben voyons ! Prenez-nous pour des crétins en plus !

Naturellement, tous les laboratoires se sont engouffrés dans la brèche, et les étagères de vos pharmacies sont désormais envahies de "Caps" et de "Tabs"...

"Ciné" et "Cinéma" : deux mots hérités du français Léon Bouly.

Le mot "Cinématographe" (registre soutenu) présente la rare caractéristique d'avoir successivement fait l'objet de deux apocopes successives : "Cinéma" (langage courant) puis "Ciné" (registre familier).

C'est au français Léon Bouly, aujourd'hui pourtant bien injustement méconnu, que nous devons ce mot, construit à partir du grec, qui signifie littéralement "Art d'écrire le mouvement".

Léon Bouly a en effet baptisé ainsi, en 1892, l'appareil de prise de vues dont il avait déposé le brevet.

Les frères Lumière lui ont cependant repris l'appellation, dont il avait perdu la propriété en cessant de payer les droits les années suivantes.

  • Le mot "Cinéma" est polysémique car il désigne tout à la fois :
    • l’art filmique (on parle du "cinéma", comme du "théâtre" ou de l'"opéra"), que l'on appelle également "le septième art" ou "7e art",

La technique cinématographique

    • les techniques de prises de vue animées et de projection (on dit par exemple "Je travaille dans le cinéma"),
Un tournage de cinéma en studio
Un tournage de cinéma en studio
    • mais aussi la salle dans laquelle les films sont projetés au public (on dit "aller au cinéma").
Une salle de cinéma
Une salle de cinéma
  • Le mot "ciné" en revanche désigne avant toute chose la salle de projection.

On dit ainsi : "En sortant du boulot on pourrait se faire un ciné".

Mais très rarement : "Je préfère le ciné au théâtre et à la littérature" ou "Mon frère travaille dans le ciné".

 

Source : wikipedia.org

"Tonight Bruce Infos".

Bruce Toussaint, animateur de Tonight Bruce Infos sur BFMTV

Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Car tel est le titre de l'émission vespérale d'information axée sur l'actualité présentée, du 26 août 2019 à juillet 2020, par le journaliste français Bruce Toussaint sur la chaîne de télévision française 'information en continu BFM TV.

Elle remplace l'émission "Grand Angle", présentée par Jean-Baptiste Boursier d'août 2014 à juillet 2018 et par Bruce Toussaint d'août 2018 à juillet 2019. Et a été remplacée, le 24 août 2020, par l'émission "22h max", présentée par Maxime Witek.

Sans doute ce dernier a-t-il considéré que "Les informations du soir de Bruce Toussaint" ou - puisque la familiarité et les apocopes semblent désormais de rigueur - que "Les infos du soir de Bruce" ne sonnaient pas assez modernes...

Ne dites pas : "Un visuel" ni "Avoir en visuel" ou "Avoir en visu" !

Mais : "Un aperçu", "Un dessin", "Une illustration", "Une image", "Une photographie", "Une vue" !

Et : "Avoir dans son champ de vision" !

Pourquoi dire : "Le pop art" !

Dessin "Pop"

Et pas : "L'art pop" pour "Art populaire", puisque "Pop art" n'est en effet rien d'autre que l'apocope de "Popular art".

Cette locution nominale anglaise désigne un mouvement artistique ayant émergé au milieu des années 1950 en Grande-Bretagne et en parallèle vers la fin des années 1950 aux États-Unis.

Intimement lié à l'esprit d'une époque, le Pop art regroupe un ensemble de phénomènes artistiques et constitue l'un des mouvements artistique principaux du 20ème siècle.

Il est caractérisé par des thèmes et des techniques tirés de la culture de masse populaire, tels que la publicité, les bandes dessinées et les objets culturels mondains.