On n'écrit pas : "Être à la notre", "Être au notre", "La notre" et "Le notre" ou "Être aux notres", "Être des notres" et "Les notres" !

Pas plus que l'on n'écrit : "Être à la votre", "Être au votre", "La votre" et "Le votre" ou "Être aux votres", "Être des votres" et "Les votres" !

Mais : "Être à la nÔtre", "Être au nÔtre", "La nÔtre" et "Le nÔtre" ou "Être aux nÔtres", "Être des nÔtres" et "Les nÔtres" !

Et : "Être à la vÔtre", "Être au vÔtre", "La vÔtre" et "Le vÔtre" ou "Être aux vÔtres", "Être des vÔtres" et "Les vÔtres" !

La règle est en effet fort simple, dès lors qu'on la connaît :

  • Si le mot "Notre" ou "Votre" (au singulier uniquement) est immédiatement suivi d'un nom ou d'un groupe nominal, il s'agit de l'adjectif possessif et il s'écrit bien "Notre" ou "Votre" sans accent circonflexe.

On dit par exemple : "Notre jardin est délicieusement arboré" ou "Votre mari est adorable".

  • Mais si l'on trouve, devant le même mot "Notre" ou "Votre" :
    • "à la", "au", "la" ou "le" (au singulier),
    • ou "aux", "des" ou "les" (au pluriel),

... alors le "o" prend un accent circonflexe et devient "ô".

On dit par exemple :

    • Pour "Nôtre" :
      • "À la nÔtre !", "C'est au nÔtre ce chandail ?", "Votre chienne est jolie mais la nÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le nÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à vos filles mais aux nÔtres", "Cet homme est-il des nÔtres ?" et "Quel âge ont les nÔtres ?".
    • Et pour "vôtre" :
      • "À la vÔtre !", "C'est au vÔtre ce chandail ?", "Ma chienne est jolie mais la vÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le vÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à mes filles mais aux vÔtres", "Cet homme est-il des vÔtres ?" et "Quel âge ont les vÔtres ?".

Source : www.projet-voltaire.fr

Ne dites pas : "Au final" !

Mais, selon le contexte : "Finalement", "Pour finir", "En dernier lieu", "En dernier ressort", "En dernière analyse", "En fin de compte", "À la fin", "Au bout du compte" ou "En définitive" !

Par exemple :

  • "Finalement, je ne suis pas plus avancé qu'hier", plutôt que : "Au final, je ne suis pas plus avancé qu'hier",
  • "Pour finir, il a préféré s’en aller", plutôt que : "Au final, il a préféré s’en aller",
  • "En dernier lieu, je dirai que", plutôt que : "Au final, je dirai que",
  • "En dernier ressort, que ferais-tu ?", plutôt que : "Au final, que ferais-tu ?",
  • "En dernière analyse, je pense que vous serez d'accord avec moi", plutôt que : "Au final, je pense que vous serez d'accord avec moi",
  • "En fin de compte, tu n'es pas plus heureuse à présent", plutôt que : "Au final, tu n'es pas plus heureuse à présent",
  • "À la fin, elle a compris que j'avais raison", plutôt que : "Au final, elle a compris que j'avais raison",
  • "Au bout du compte, on ne sait pas qui a gagné", plutôt que : "Au final, on ne sait pas qui a gagné",
  • ou "En définitive, je ne sais plus qui croire", plutôt que : "Au final, je ne sais plus qui croire".

Le récent tic de langage "Au final" est en effet une construction grammaticalement fautive, faisant de l'adjectif "Final" un substantif".

Et qui n'a absolument aucune justification tant il existe de formules alternatives parfaitement correctes.

Or elle se répand chaque jour davantage, ce qui a, je le confesse, positivement le don de m'exaspérer.

Sources : www.lemonde.fr et www.academie-francaise.fr

On n'écrit pas : "Exorter" !

Mais : "Exhorter" !

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte, :

  • tenter d'amener quelqu'un à quelque chose par des encouragements, par la parole, la persuasion, les prières, etc. Le persuader, le convaincre.

On dit par exemple : "Mon époux voulait le défenestrer aussitôt, mais je l'ai exhorté à la patience".

  • servir d'incitation pour quelqu'un.

On dit par exemple : "Ses deux cancers du poumon successifs auraient dû l'exhorter à la prudence, mais il a continué de fumer quatre paquets par jour".

Source : www.larousse.fr

On n'écrit pas : "Mourrir" ni "Nourir" !

Mais : "MouRir" et "NouRRir" !

Il est extrêmement facile de s'en souvenir puisqu'il suffit de retenir le petit moyen mnémotechnique suivant :

  • on ne peut mourir qu'une seule fois (donc un seul "r" à "MouRir"),
  • tandis que l'on doit se nourrir deux fois par jour (donc deux "r" à "NouRRir").

Il existe toutefois des formes conjuguées du verbe "Mourir" qui comportent deux "r" :

  • l'indicatif imparfait,
  • le conditionnel présent,
  • et le futur simple de l'indicatif.