On n'écrit pas : "Fachiste" ou "Fachisme" ni "Faciste" ou "Facisme" !

Mais : "Fasciste" et "Fascisme" !

Même s'ils se prononcent en effet fa-chiste et fa-chisme.

Cet adjectif et ce substantif masculin sont en effet deux mots d'origine italienne ("fascismo" et "fascisto", prononcés fa-chi-sto et fa-chi-smo) s'appliquant, originairement au parti fondé le 9 novembre 1921 par l'homme politique italien Benito Mussolini, le PNF ("Partito Nazionale Fascista" ou "Parti National Fasciste").

Le dictateur fasciste italien Benito Mussolini

Logo du PNF ("Partito Nazionale Fascista" ou "Parti National Fasciste") (© wikipedia.org)
© wikipedia.org

Lequel trouve ses origines dans le mouvement des "faisceaux italiens de combat" ("fasci italiani di combattimento"), créés le 23 mars 1919.

"Fasci italiani di combattimento" ou "Faisceaux italiens de combat", créés en Italie, le 23 mars 1919

De nos jours, "Fasciste" est un adjectif qualifiant ce qui est propre au "fascisme", substantif désignant un régime politique s'appuyant sur un pouvoir fort, un État sécuritaire, l'exaltation du nationalisme et une politique réactionnaire.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "De toutes façons" !

Mais : "De toute façon" !

Cette locution signifie "Quoiqu'il en soit, de n'importe quelle manière, de toute manière, de quelque façon que ce soit, dans tous les cas, quelle que soit la situation".

On dit par exemple : "De toute façon, il va falloir que tu prennes une décision".

La forme "De toutes les façons" relève du registre familier et ne doit normalement pas être utilisée.

On n'écrit pas : "Un pélerin" ou "Un pélerinage" !

Mais : "Un pèlerin" et "Un pèlerinage" !

Avec un"è", car ces mots se prononcent "pèlerin" et "pèlerinage", et non "pélerin" ou "pélerinage".

Il s'agit ici d'un parfait exemple de l'importance de la prononciation ; une mauvaise prononciation entraînant ipso facto une mauvaise orthographe.

On n'écrit pas : "Faire bonne chair" !

Mais : "Faire bonne chère" !

Cette locution verbale signifie bien manger, ripailler.

Les variantes "Faire petite chère" (ne pas bien manger) et "Faire grande chère" (bien se nourrir, offrir un grand repas, bien nourrir ses invités, bien vivre) sont sensiblement moins utilisées.

Ces trois locutions sont construites sur la base du mot "Chère", venant du latin "Cara" (visage, face), qui signifiait autrefois "visage" ou "bon accueil".

Mais l'expression "Faire bonne chère" n'a pris son sens actuel qu’au XVIIe siècle, le sens premier signifiant "Faire bonne figure" ou "Faire bon accueil".

Source : wiktionary.org

"Rendre l'appareil" et "Rendre la pareille".

Ces deux locutions verbales homophones n'ont évidemment absolument pas la même signification :

  • rendre l'appareil à quelqu'un (langage courant) c'est lui restituer une machine,
  • tandis que rendre la pareille à quelqu'un (registre familier), c'est le traiter de la même manière qu'il nous a traité, lui offrir un traitement semblable à celui que l'on a reçu :
    • et cela, que ce soit en bien : il s'agit alors de retourner une faveur.

On dit par exemple : "Après l'accueil chaleureux que j'avais reçu chez mes amis, je me devais de préparer leur séjour chez moi avec soin, afin de leur rendre la pareille".

    • comme en mal : il s'agit alors de se venger, de riposter ; d'user du même procédé.

On dit par exemple : "Si tu voyais l'état pitoyable dans lequel Jacques m'a rendu mon voilier ! Je te garantis que je vais lui rendre la pareille lorsqu'il me prêtera son chalet".

Et on dit également : "Rendre la monnaie de sa pièce".

Aussi étonnant que cela puisse sembler, il semble malheureusement que de plus en plus de personnes aient tendance à également écrire "rendre l'appareil" et non "rendre la pareille" dans ce second cas.