On n'écrit pas : "Homoplate" !

Localisation de l'"omoplate" ou "scapula" (© Larousse)

Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...

Mais : "Omoplate" !

Sans "h".

Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.

C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.

 

Vue dorsale de l'omoplate droite (© Georges Dolisi)

Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".

Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "La poule caquète" ni "Les poules caquètent" !

Une poule qui caquette

Mais : "La poule caquETTE" et "Les poules caquETTENT" !

Sauf à se plier à la réforme de l'orthographe acceptant que les formes conjuguées des verbes en "-eter" puissent s'écrire avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe contenant un "e" muet... ce qui n'est pas mon cas, je le confesse, puisque ce type de réforme ne fait - à mes yeux - que compliquer davantage encore notre orthographe, déjà bien suffisamment alambiquée.

 

On n'écrit pas : "Une trève" !

Mais : "Une trêve" !

Avec un "ê".

Et ce mot signifie :

  • au sens propre : une cessation provisoire des combats, une suspension temporaire des hostilités durant un conflit, en vertu d'un accord entre deux belligérants,

On dit par exemple : "Une trêve de douze heures avait été décidée, afin de permettre l'évacuation des cadavres et des blessés";

  • par extension : une interruption dans une lutte, une suspension provisoire d'un conflit entre des personnes,

On dit par exemple : "Les deux candidats ont convenu d'une trève durant ces trois jours de deuil national".

  • et au sens figuré : une suspension, un arrêt dans le déroulement d'une action dure, pénible, dangereuse, etc.

On parle par exemple de la trêve dominicale, pour le travail, ou de la trêve hivernale, en sport.

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org