"Être en souffrance".

Cette expression du langage courant peut signifier, selon le contexte, :

  • être en suspens, en parlant de ce qui doit être fait ("un dossier en souffrance"),
  • non délivré,ou non réclamé, en parlant d’un colis ("un paquet en souffrance"),
  • ou : souffrir psychologiquement.

Mais pas "souffrir physiquement", ainsi que de plus en plus de journalistes sportifs semblent malheureusement le croire !

Ainsi, un sportif grimaçant de douleur n'est-il pas "en souffrance" : il souffre, tout simplement.

"Le présent" et "Un présent".

  • "Le présent" c'est la partie du temps qui se déroule en ce moment ; le moment théorique qui sépare le temps qui a cessé d'être (le passé) de celui qui n'est pas encore (le futur).
  • Alors que "Un présent", c'est :
    •  une personne qui est là, ici, qui assiste à ce qui se passe en ce moment (par opposition à "Un absent"),
    • ou un cadeau, un don, une offrande (registre soutenu et registre désuet).

"Un gréement".

Il s'agit d'un terme de voile. Le mot "Gréement" est polysémique, puisqu'il peut tout aussi bien désigner :

  • l'ensemble des pièces fixes et mobiles d'un navire permettant la propulsion et la manoeuvre d'un bateau par la force du vent.

Il est constitué de l'ensemble des espars (mâts, vergues, bômes, tangons, etc.), cordages (manœuvres courantes : drisses, écoutes, etc.) et manoeuvres dormantes (étais, haubans, etc.) servant à régler, établir et manoeuvrer la voilure.

  • mais aussi, par extension, la configuration ou typologie de voilure d'une vergue, d'un mât ou d'un navire.

Ainsi, l'appellation "vieux gréement" désigne-t-elle un navire à gréement traditionnel (non bermudien), qu'il soit ancien ou qu'il s'agisse d'une réplique moderne.

  • ainsi que l'action de gréer,
  • ou le résultat de cette action.

"S'esclaffer de rire" n'est pas un pléonasme !

Une jeune femme s'esclaffant de rire

"S'esclaffer" est en effet un verbe du registre familier signifiant tout à la fois :

  • éclater de rire bruyamment,
  • et : donner de la voix afin de se faire entendre, s'exclamer.

En sorte que "S'esclaffer de rire" n'est donc pas un pléonasme.

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

"Une queue de cheval".

Voila bien une locution nominale polysémique aux significations fort différentes les unes des autres !

"Une queue de cheval" désigne en effet :

Queue d'un cheval : appendice situé sur la croupe du cheval et composé de longs crins, à l'instar de sa crinière

  • au sens propre : un appendice situé sur la croupe du cheval et composée de longs crins, à l'instar de sa crinière. La queue du cheval lui sert à chasser les insectes et communiquer avec ses congénères ou exprimer ses émotions, en particulier lorsqu'il ressent un inconfort.

Il existe diverses manières de la toiletter. L'ablation de la queue du cheval, appelée "Caudectomie" est interdite sur les chevaux nés en France depuis le 1er janvier 1996.

  • par analogie, en raison de leur ressemblance avec la queue du cheval :

La queue de cheval : un faisceau de cordons nerveux visible dans la zone inférieure de la colonne vertébrale

    • un faisceau de cordons nerveux visible dans la zone inférieure de la colonne vertébrale, qui marque la "fin" du tube neural, au niveau de la seconde vertèbre lombaire L2, à partir de laquelle on pratique la ponction lombaire. Elle est constituée de nerfs de la moelle épinière, qui se trouvent vers les vertèbres lombaires, sacrées et coccygiennes.
Queue de cheval basse
Queue de cheval basse
    • un type de coiffure où les cheveux sont rassemblés ensemble à l'arrière ("queue de cheval basse") ou sur le dessus du crâne ("queue de cheval haute") et tenus par un lien (chouchou, catogan, élastique, barrette, etc.).
Queue de cheval haute
Queue de cheval haute

Cette coiffure, pratique et facile à effectuer, permet de dégager le visage et est souvent adoptée par les sportifs, aussi bien masculins (Zlatan Ibrahimovic) que féminins (Amélie Mauresmo).

La queue-de-cheval peut servir de base pour faire un chignon.

Et quand la coiffure consiste en deux queues de cheval de chaque côté de la tête, on parle de "couettes".

  • enfin, dans le registre argotique, "une queue de cheval" désigne un pénis de dimension exceptionnelle.

Sexe de cheval en semi-érection

On dit également : "Être monté comme un âne".

Source : wikipedia.org

"Une saillie".

Ce terme polysémique peut avoir de nombreuses significations différentes, et ainsi désigner, notamment :

  • l'acte sexuel chez les animaux, le fait de saillir,
  • la partie d’un immeuble telle qu'une corniche ou un balcon, avançant sur la voie publique ou sur le terrain d'un voisin,
  • un trait d'esprit brillant et inattendu. On parle ainsi de "saillie verbale".
  • un élan, un mouvement soudain fait avec impétuosité,
  • ou encore une éminence, une bosse, que peut par exemple faire l'os de la pommette chez certaines personnes.

Source : www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Une promotion canapé" et "Une promotion sur les canapés" !

  • "Une promotion canapé" est un avantage (avancement, promotion, embauche) qu'une personne obtient en consentant à avoir des relations sexuelles avec une personne ayant le pouvoir de lui attribuer cet avantage (registre familier).
  • tandis que "Une promotion SUR LES canapéS" désigne :
    • une offre promotionnelle sur les canapés, longs sièges à dossier où plusieurs personnes peuvent s'asseoir ensemble.

Canapé de salon

    • ou une offre promotionnelle sur les canapés, tranches de pain sur lesquelles on dispose une garniture, généralement proposées lors des réceptions.

Canapés pour cocktail ou apéritif

Source : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Une marchette".

Ce joli petit mot, fort peu usité à ma connaissance, désigne :

  • en France (registre désuet) :
    • un petit tapis où poser ses pieds, par exemple devant un fauteuil ou une bergère,
    • le petit bâton qui soutient le piège d’un oiseleur et sur lequel les oiseaux ne peuvent marcher sans détendre la machine et sans se trouver pris.
    • la petite marche qui abaisse les lices (fils métalliques, également appelés "lisses") d’un métier à tisser.
  • et, pour nos amis québecois, : un déambulateur, cet appareil qui aide les personnes âgées à marcher, en leur servant de support.

Que nos amis suisses appellent eux "Un tintébin" et nos amis belges : "Une tribune" !

Sources : wiktionary.org et www.cnrtl.fr

Remerciement : Merci à Françoise, fidèle lectrice de la première heure, qui m'a suggéré l'écriture de cet article après avoir découvert le mot "Marchette" dans une grille de mots fléchés.

"Gras-double".

Ce mot masculin désigne :

  • au sens propre : la membrane de l’estomac du boeuf, lorsqu'elle est utilisée pour l’alimentation, également appelée "Bonnet nid d'abeille".

Comme par exemple dans la spécialité lyonnaise appelée "Tablier de sapeur".

  • et, par extension, dans le registre familier, un individu gros et gras.

"Une bergère".

Ce substantif féminin désigne, selon le contexte, :

Bergère et ses moutons

  • en premier lieu, une gardienne de troupeau,

Fauteuil bergère

  • mais également un type de fauteuil, grand, confortable et spacieux, garni d’un coussin sur lequel on s’assied, plus large et plus profond que les fauteuils ordinaires, à l'assise plus basse, au dossier plus incliné en arrière et aux "joues" des "bras" toujours "garnies" (c'est à dire "pleines").

Son dossier rembourré en arrondi est parfois muni d'éléments ajoutés sur le haut des cotés du dossier (les "Oreilles" ou "Orillons") et permettant de soutenir la tête ou de préserver l'intimité de l'utilisateur. On parle alors de "Bergère à oreilles".

  • une coiffure féminine, autrefois (registre désuet),
  • une femme, en général (registre argotique),
  • et en particulier, l'épouse, la compagne régulière (registre argotique).

On dit par exemple : "Si je ne rentre pas rapidement ma bergère va me sonner les cloches !".

Berger allemand femelle allaitant

  • voire une chienne, femelle d'un "chien de berger" ou "chien-berger".

Ou d'un "berger" (allemand, australien, belge, blanc de Suisse, bulgare, de Brie, des Pyrénées, hollandais ou picard).

Source : wiktionary.org

"Un tablier de sapeur".

Cette locution nominale est polysémique puisqu'elle désigne aussi bien :

  • au sens propre, un élément de l'équipement des sapeurs de la Légion étrangère,
  • et, enfin, une spécialité culinaire de la région lyonnaise à base de gras-double, également appelée "Tablier de Gnafron",

"L'expectoration" et "Une expectoration".

  • "L'expectoration" est l'expulsion par la bouche, au cours d'effort de toux, de sécrétions provenant des voies aériennes inférieures (trachée, bronches, alvéoles pulmonaires).
  • et "Une expectoration" désigne la matière ainsi expulsée ou "crachat".

Source : www.larousse.fr