"Un gazier".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • un ouvrier travaillant à la fabrication, au transport et à la distribution ou à l'utilisation du gaz,

Un gazier, dans une usine à gaz, en UkraineDes gaziers de GRDF

    • un employé posant les appareils à gaz et les vérifiant,

Un employé du gaz (ou "gazier") relevant des compteurs

    • ou : un navire servant à transporter du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) dans ses citernes,
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
Un gazier, transportant du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou LNG (Liquefied Natural Gas)
  • dans le registre familier, par plaisanterie : une personne victime d'aérophagie,
  • et dans le registre populaire : un personnage quelconque, un gars, un type.

On dit par exemple : "Il n'y avait personne quand je suis arrivé, sinon un gazier qui passait à vélo".

À ce sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de désigner en français un homme dont on ignore ou dont on n’exprime pas le nom.

Source : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Méridional", "Méridionale", "Méridionales" ou "Méridionaux".

Cest adjectif du langage courant désigne :

  • qui est au Sud (s'oppose(nt) à septentrional(e)(s)(ux),

On dit par exemple : "Guam est l'île la plus grande et la plus méridionale de l'archipel des îles Mariannes".

  • ou : qui est du Midi, propre aux régions et aux gens du Sud (d'un pays ou de la France).

On dit par exemple : "J'adore la faconde méridionale d'un humoriste comme Patrick Bosso".

Source : Le Robert

"Boire la tasse".

Une jeune femme en train de boire une tasse

Cette locution verbale, qui ne manque pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • au XVIIIe siècle : mourir par noyade,
  • de nos jours : avaler involontairement une petite quantité d'eau en nageant,

On dit par exemple : "Mon fils ne voulait plus retourner à la piscine après avoir bu la tasse la dernière fois".

Un petit garçon en train de boire la tasse dans une piscine

  • ou : subir un échec.

On dit par exemple : "Nous avons bu la tasse avec ce produit l'année dernière".

Source : Alain Rey, Le Voyage des mots, quatrième édition, Paris, Guy Trédaniel éditeur, 2019, p.250.

"Chronique" et "Une chronique".

Ces deux mots relèvent du langage courant.

  • "Chronique" est un adjectif masculin ou féminin signifiant, selon le contexte :
    • à propos d'une maladie : qui dure longtemps, se développe lentement (opposé à "aigu").

On dit par exemple : "Mon père est atteint d'une maladie chronique".

    • ou, à propos d'une chose nuisible : qui dure ou se répète.

On dit par exemple : "Toute la région souffre d'une sécheresse chronique".

  • et "Une chronique" est un substantif féminin désignant selon le contexte :
    • un récit dans lequel les faits sont enregistrés dans l'ordre chronologique,
    • un récit d'événements réels ou imaginaires suivant l'ordre du temps,

On dit par exemple : "Il s'agit de la chronique d'une famille pendant la Première Guerre mondiale",

    • l'ensemble des nouvelles, des bruits qui circulent,

On dit par exemple : "Cette information a défrayé la chronique",

    • une rubrique de presse écrite ou audiovisuelle d'un journaliste de renom sur des thèmes divers,

On dit par exemple : "Toutes les semaines, Philippe labro assure une chronique dans notre magazine".

    • une rubrique de presse écrite ou audiovisuelle consacrée à l'actualité dans un domaine particulier,

On dit par exemple : "Je suis très fier de tenir la chronique théâtrale de cette revue".

  • ou : l'ensemble des valeurs qu'une variable statistique prend à différentes époques successives.

Source : www.larousse.fr

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Une devise" et "Je devise" ou "Des devises" et "Tu devises".

"Devise" ou  "Devises" est un mot polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

    • "Une devise" ou "Des devises" :
      • dans le domaine économique et financier :
        • tout actif financier liquide libellé en monnaie étrangère,
        • et par métonymie : l'unité monétaire d'un pays étranger, par opposition à la "monnaie", qui est l'unitaire monétaire de son propre pays,

On dit par exemple : "L'arrivée de l'euro a bien simplifié la vie des voyageurs en Europe, qui ne sont plus obligés de se procurer des devises différentes pour chacun des pays visités".

Des devises

      • en héraldique : une figure emblématique accompagnée d'une courte formule qui, généralement, s'y rapporte,

      • par métonymie : la formule seule,

On dit par exemple : "La devise de la République française est Liberté, Égalité, Fraternité".

      • par analogie : une courte formule exprimant un sentiment, une pensée, une attitude, un mot d'ordre, résumant une règle de conduite ou un idéal ; un adage, une maxime, une sentence,

On dit par exemple : "J'adore être pris pour un con par les imbéciles : telle est ma devise".

    • et "Je devise" et "Tu devises" :
      • je converse, je discute, je m'entretiens familèrement avec quelqu'un, ou tu converses, tu discutes, tu t'entretiens familièrement avec quelqu'un.

On dit par exemple : "Je devise souvent avec des collègues à l'heure de l'apéro".

      • et pour nos amis Suisses : j'établis un devis ou tu établis un devis.

Bien qu'elle soit couramment utilisée en France au sein de certains services commerciaux, cette acception du verbe "Deviser" constitue un helvétisme.

Source : www.journaldunet.fr, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une broutille" ou "Des broutilles".

Ce substantif féminin polysémique appartient au langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un fait ou une chose dérisoire, insignifiant, auquel on ne doit pas attacher d'importance,  qui ne mérite pas que l'on s'y attarde ; une fadaise, une vétille,

On dit par exemple : "Tu ne vas quand même pas te formaliser pour ces broutilles".

  • un objet de peu de valeur, une babiole, une bricole,

On dit par exemple : "Ne vas pas croire que je me sois ruiné, il ne s'agit que d'une broutille".

Ou : Ne t'inquiète pas si tu ne retrouves pas ces broutilles".

  • ou : un bourgeon naissant à l'aisselle des feuilles de la vigne.

Sources : www.larousse.fr, Le Robert, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Une mule".

Ce substantif féminin possède plusieurs significations, puisqu'il peut tout aussi bien désigner :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • un animal hybride femelle (les mâles sont appelés "Mulet"), presque toujours stérile, né de l'accouplement d'un âne et d'une jument, ou d'un cheval et d'une ânesse, et utilisé pour le transport des marchandises,

Une mule

    • par analogie avec les mules utilisées en batellerie, comme animaux de trait, pour le halage : un engin de halage,
    • ou : une pantoufle laissant le talon découvert.

Une mule (chausson)

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • une personne entêtée, butée, têtue.

On dit par exemple : "Mais quelle mule, ce type !".

Et on utilise la formule en forme d'idiotisme animalier "Être une tête de mule".

    • ou, dans le jargon des douanes, de la police et des trafiquants : une personne transportant d'un lieu à un autre des marchandises illicites - en particulier, de la drogue - pour le compte d’organisations criminelles.

De nombreuses mules transportent même dans leurs intestins, après les avoir avalées, des boulettes de drogue, enveloppées dans du film plastique.

Une radiographie d'une "mule" tentant de passer des boulettes de drogue préalablement ingurgitéesDes boulettes de drogue extraites de l'intestin d'une "mule"

Le réalisateur états-unien Clint Eastwood a réalisé en   un film, intitulé "La mule", dans lequel il interprète lui-même une mule

 

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Une gondole".

Ce substantif féminin relève du langage courant et il désigne :

Une gondole vénitienne (© e-Venise.com)

  • une barque vénitienne aux extrémités très effilées, dont l'avant se relève par un large fer en forme de hache, et pilotée au moyen d'un seul aviron, à tribord arrière,

Des gondoles, à Venise (Vénétie) (Italie)

  • ou, dans le domaine de la mercatique et dans le jargon du commerce et de la distribution : un meuble à plateaux superposés, utilisé dans les magasins en libre-service pour la présentation des produits.

Des gondoles de libre service, dans un magasin

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution nominale féminine "Une tête de gondole".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"La maternité".

Ce substantif féminin du langage courant peut avoir différentes significations, puisqu'il peut désigner, selon le contexte :

  • l'état, la qualité, le fait d'être mère, les droits, devoirs, sentiments et attitudes liés à cette fonction.

On dit par exemple : "La maternité est une énorme responsabilité, que je n'aurais pas su assumer plus jeune".

Une maman et son bébé

  • le fait de porter et de mettre au monde un enfant.

On dit par exemple : "Votre maternité s'est bien passée, je crois".

Une femme enceinte, se tenant le ventre

  • un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

"Un casse", "Une casse" et "La casse".

Ces différents substantifs homophonographes mais de genres différents ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Un casse" désigne en effet, dans le registre argotique : un cambriolage, et en particulier une attaque de banque à main armée, effectué par des "casseurs".

Des casseurs de banque

  • tandis que "Une casse" désigne, dans le langage courant :
    • autrefois, dans le domaine de l'imprimerie et plus précisément de la typographie :
      • un casier en bois, divisé en casiers contenant l’ensemble des caractères en plomb, bois ou matière plastique d’une même fonte (c’est-à-dire de même corps, style et graisse d’une police donnée).

Un imprimeur devant sa casse

La casse est divisée en cases appelées "cassetins", dont les dimensions et les emplacements (du moins pour les "bas de casse" c'est-à-dire les lettres minuscules, et les signes de ponctuation les plus courants) sont définis par la fréquence d'utilisation des lettres et la commodité d’accès.

Pour chaque police, les caractères les plus fréquemment utilisés - ceux représentant les minuscules - sont rangés à portée de main, donc en bas de la casse. Les capitales se trouvent en haut de la casse. Les casses forment des tiroirs et sont rangées dans un meuble appelé "rang". Et les petites casses, destinées à recevoir des caractères particuliers, ou des blancs, cadrats, cadratins, espaces, interlignes, des filets, des vignettes ou culs-de-lampe, etc., sont appelées "casseaux".

Un meuble d'imprimeur ou "Rang", destiné à ranger les "casses", qui constituent des tiroirs
Un meuble d'imprimeur ou "Rang", destiné à ranger les "casses", qui constituent des tiroirs

L'appellation "bas de casse", utilisée pour désigner l'ensemble des caractères représentant les minuscules, a été reprise dans les polices informatiques.

      • Par extension, on parle de "Casse" pour désigner l'alternative entre "capitale" (ou "majuscule") et "minuscule". La casse est généralement régie par les conventions typographiques, le français exigeant par exemple une majuscule en début de phrase et aux noms propres.
    • et de nos jours, par ellipse : une casse automobile, c'est à dire un entrepôt de ferrailleur spécialisé dans les véhicules accidentés ou hors service appelés "épaves automobiles", appelé "casseur" et faisant généralement le commerce des pièces détachées.

Une casse automobileUne casse automobile

 

  • et "La casse", dans le même langage courant :
    • l'action ou le fait de casser, briser ou détériorer des biens mobiliers, comme par exemple des vitrines ou du mobilier urbain.

Ainsi que le résultat de cette action.

On dit par exemple : "Encore une fois, la manifestation de samedi a dégénéré et il y a eu beaucoup de casseurs et de casse".

    • ou : un objet en vente dans un magasin.

On dit par exemple : "Attention à la casse, les enfants : si vous faites tomber un vase, nous allons devoir le payer !".

    • dans le domaine de la viticulture et de l'oenologie : une altération, dégradation de la couleur du vin.
    • et dans le domaine militiaire : une peine consistant à dégrader un officier.

On dit par exemple : "En agissant ainsi, vous risquez la casse".

Sources : www.linternaute.fr, wikipedia.org et www.cnrtl.fr