"Un blaireau".

Ce mot peut avoir différentes significations :

  • au sens propre, c'est naturellement un petit mammifère carnassier plantigrade de la famille des mustélidés, dont il est le plus gros représentant en Europe.

Trapu et court sur pattes, au poil raide, il peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue, qui mesure 20 cm environ), pour 25 à 30 cm au garrot et jusqu'à une vingtaine de kilogrammes (12 kg en moyenne).

Il est très reconnaissable aux bandes longitudinales noires qu'il porte sur son museau blanc. Il vit potentiellement dans presque toute l'Europe et une grande partie du nord de l'Asie centrale et du Nord, au Sud du cercle polaire (jusqu'à 2 000 m d'altitude en France).

C'est un animal fouisseur, habitant un terrier et capable de construire de vastes galeries "familiales".

Le petit s'appelle le "Blaireautin" et la femelle la "Blairelle" ou "Blairotte".

Il existe d'autres représentants de l'espèce, en Eurasie, en Amérique, à Java et aux Philippines.

  • au sens figuré, dans le registre argotique, il s'agit d'un individu grossier et antipathique ; d'un imbécile, d'un idiot.

Et son équivalent féminin n'est pas la "Blairelle" ou "Blairotte", mais... la "Belette" !

  • enfin, dans le langage courant, il s'agit d'une brosse utilisée pour appliquer du savon à barbe sur un visage avant de le raser.

Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, en crin de cheval ou encore en poils synthétiques.

Bien qu'il soit moins utilisé depuis la généralisation de la mousse à raser, le blaireau connaît actuellement un regain d'intérêt et ont peut désormais en acheter chez les vendeurs de savon à barbe ou sur internet.

Le blaireau est l'outil qui, utilisé sur un savon à barbe ou avec une crème à raser, permet de créer une mousse épaisse qui protégera la peau et assouplira les poils de la barbe au moment du rasage. La mousse est créée en mouillant le blaireau et en adjoignant le savon ou la crème, la mousse étant ensuite formée par un mouvement de rotation et de frottement de la brosse soit dans un bol soit directement sur le visage soit encore dans la main. Outre la qualité du produit utilisé et la dextérité de l'utilisateur, la caractéristique essentielle que doit présenter la brosse est sa capacité à retenir une quantité suffisante d'eau, ce qui permet de créer un mousse riche et homogène.

Source : wikipedia.org

Doit-on dire "Un acmé" ou "Une acmé" ?

Réponse
On peut dire les deux car ce mot peut être masculin ou féminin !

Ce mot désigne, je vous le rappelle, :

  • le point extrême d’une tension, d’un propos ou d’une situation.

On dit par exemple : "L'acmé de la manifestation s'est située lors de la confrontation directe avec les forces de l'ordre, sur la place de la Concorde".

  • ou une crise, dans le domaine médical.

On dit par exemple : "L'acmé de la crise est passée."

"Une nana".

Ce mot en forme de gémination, du registre familier voire du registre populaire, peut avoir différentes significations, selon le contexte, :

  • c'est d'abord une prostituée (considérée par rapport au souteneur).

On dit par exemple : "Les nanas de Fredo le stéphanois faisaient le trottoir dans une bonne partie du 8e arrondissement".

  • mais également une maîtresse, une concubine, une compagne.

On dit par exemple : "Je m'entends très bien avec la nouvelle nana de mon frangin".

  • et, par extension, une jeune fille, une femme.

On dit par exemple : "J'ouvre toujours la porte aux nanas".

"Appréhender".

Ce verbe du registre soutenu peut avoir différentes significations :

  • dans le domaine policier et judiciaire : saisir au corps, arrêter en vertu d'un pouvoir attaché à la fonction.

On dit par exemple : "Le meurtrier a été vigoureusement appréhendé par les forces de l'ordre à l'aube".

  • saisir par l'entendement, par l'esprit, concevoir.

On dit par exemple : "La lecture de cet excellent ouvrage m'a permis de mieux appréhender ce qu'était la situation des prisonniers, à l'époque".

  • par extension, saisir par les sens, percevoir.

On dit par exemple : "D'abord surpris par l'absence presque totale de luminosité, mes yeux se sont progressivement habitués à la pénombre et m'ont progressivement permis d'appréhender l'espace sordide dans lequel je me trouvais enfermé".

  • avoir peur, redouter, tenir pour dangereux ou nuisible.

On dit par exemple : "Ma fille de 13, qui est pourtant une excellente élève, appréhende déjà de passer son baccalauréat !".

Source : www.cnrtl.fr

"Un paltoquet".

J'aime beaucoup ce mot du registre familier, aujourd'hui souvent qualifié de "vieilli" ou "désuet", qui désigne :

  • un individu grossier dans ses manières, un rustre, un malappris,
  • mais également un homme insignifiant et prétentieux, insolent, imbu de lui-même.

"Asséner un coup" ou "Asséner un argument".

Ce verbe du registre soutenu peut signifier :

  • porter un coup violent et bien appliqué à quelqu'un.

On dit par exemple : "L'agresseur lui a asséner un coup sur la tête".

  • appliquer un coup vigoureux sur quelque chose.

On dit par exemple : "Il a asséner un coup de poing sur le photocopieur !".

  • ou exprimer, émettre, produire avec force une opinion, un propos.

On dit par exemple : "Le ministre nous a asséner son programme plus d'une heure durant !".

"Avoir le don d'ubiquité" ou "Ne pas avoir le don d'ubiquité".

  • Dans sa forme positive, cette locution verbale désigne, à l'origine, la faculté divine d'être présent partout en même temps ou "Omniprésence",
  • mais elle désigne également la faculté d'être présent physiquement en plusieurs lieux à la fois,
  • et, par analogie, le fait de donner l'impression d'être partout à la fois.

La forme négative "Ne pas avoir le don d'ubiquité" s'utilise souvent pour expliquer que, les journées n'ayant que 24 heures, on ne pourra pas tout faire à la fois, ni être partout en même temps.

"Une ganache".

Ce mot peut avoir de très nombreuses significations différentes, en fonction du contexte, :

Ganache

  • en matière culinaire, il s'agit d'une garniture à base de chocolat et de crème fraîche, utilisée en pâtisserie,
  • au théâtre, il s'agit d'un emploi de vieillard imbécile et crédule,
  • dans le registre familier, on utilise ce vocable pour qualifier une personne incapable et stupide,

On dit par exemple : "Cette vieille ganache a appelé la police !".

  • le mot désignait autrefois un fauteuil capitonné (registre désuet),
  • en anatomie animale, la ganache est la région située à la partie inférieure et à la partie postérieure de la mâchoire inférieure des quadrupèdes,
  • et l'on désigne donc ainsi le visage, au sens figuré,
  • enfin, en médecine vétérinaire, la ganache est une cachexie dont un des symptômes est un gonflement sous la mandibule.

"Être sur la sellette" et "Mettre sur la sellette".

Ces deux expressions du registre familier signifient, au sens figuré :

  • "Être sur la sellette" : être mis en cause, soupçonné, soumis à un interrogatoire serré.

Et donc, par extension : être menacé, dans une situation fâcheuse.

On dit par exemple : "Le ministre de la santé est régulièrement mis sur la sellette depuis le début de cette pandémie".

  • et "Mettre sur la sellette" : mettre en cause, interroger longuement et précisément, soumettre à un interrogatoire serré ; exposer aux critiques les plus sévères.

On dit par exemple : "L'ancien grand patron a été mis sur la sellette par la presse".

Elles font toutes deux référence au mot "Sellette", un substantif féminin, qui désigne ici un petit siège de bois très bas, sur lequel on obligeait autrefois à s'asseoir les accusés, lorsqu'on les interrogeait afin de les juger. Un usage qui a disparu avec la révolution de 1789.

Mais qui peut, selon le contexte, désigner de nombreuses autres choses :

  • un petit siège accroché aux barreaux d’une échelle ou soutenu par des cordes sur lequel s’assoient, à défaut d’échafaudage, les ravaleurs et les peintres en bâtiment,
Une sellette en bois massif
Une sellette en bois massif
  • un banc haut sur pied, sorte de petit piédestal faisant partie du mobilier, ancien comme contemporain, pour exposer un objet (plante, statuette, etc.).
  • une pièce du harnais d’un cheval de trait, en forme de petite selle, placée sur le dos du cheval et supportant des courroies auxquelles sont attachés les brancards,
  • une petite selle de sculpteur,
  • la partie des anciennes charrues sur laquelle le timon était appuyé (registre désuet),
  • la plateforme sur laquelle vient reposer l’avant d’une semi-remorque accrochée à un tracteur routier,
  • l'ensemble siège-harnais du pilote de parapente, sur lequel sont fixées les suspentes de la voile, éventuellement d’un parachute de secours ou d’instruments de vol. Et généralement équipé d’un sac gonflable pour l’atterrissage,
  • ou : une pièce de bois en forme de moise, arrondie par les bouts, qui, accolant l’arbre d’un engin, sert avec deux liens à porter le fauconneau, un dispositif de levage (registre désuet).

Sources : www.cnrtl.fr, www.lefigaro.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Une salope" ou "Une lope".

Ce substantif et cette aphérèse du registre vulgaire désignent, selon le contexte, :

  • autrefois : une femme, fille très sale, malpropre (registre désuet),
  • de nos jours : un homme ou femme ignoble, méprisable, traître ou garce sans scrupules, déloyal, aux moeurs corrompues et prêt à tout pour réussir (injurieux et péjoratif),
  • suivant les époques : une femme portée sur le sexe, une femme de mauvaise vie, dégénérée,  dévergondée, débauchée, adultère, ou ayant perdue sa virginité hors-mariage,
  • une injure adressée à un homme et mettant en cause sa virilité,
  • un(e) partenaire salace, lubrique ou soumis(e) ; le mot pouvant être employé de façon ludique entre partenaires sexuels, dans un contexte où l’entente suppose qu’il perde son caractère blessant.

Sources : wiktionary.org

"Une attache parisienne".

Cette locution nominale peut avoir deux significations :

  • au sens propre, il s'agit d'un petit objet métallique, également appelé "Agrafe parisienne", que l'on utilise en papeterie pour attacher plusieurs feuilles de papier ou du carton ensemble. Elle se compose d'une tête bombée ou plate et de deux lamelles jointes dont l'une est légèrement plus courte que l'autre.

Attaches parisiennes

  • et, au sens figuré, d'un attachement familial ou sentimental à la ville de Paris (75).

On dit par exemple : "Je suis originaire de Toulouse (31), une ville à laquelle je me sens profondément attaché. Cependant, ayant effectué mes études supérieures dans la capitale, j'ai toujours une attache parisienne importante".

"Un écho".

Ce mot du langage courant désigne :

  • au sens propre :
    • un phénomène physique de réflexion du son par un obstacle qui le répercute.

On dit par exemple : "Il y a de l'écho dans les tunnels".

    • ou le son ainsi répété.

On dit par exemple : "Quelqu'un a du crier un peu plus loin car j'ai entendu l'écho de son appel".

  • et, au sens figuré, : un propos exprimé, rapporté.

On dit par exemple : "J'ai eu de nombreux échos de cette réunion".