Ce verbe peut avoir deux significations différentes selon le sens (propre ou figuré) et selon le niveau de langage, puisqu'il signifie tout à la fois :
au sens propre, dans le langage courant :
enrouler (quelque chose) autour de quelque chose de circulaire.
Et notamment : enrouler un fil (ou un câble) sur une bobine, ou"Bobiner".
Son antonyme est "Débobiner" (dérouler ce qui était en bobine) ou "Désembobiner".
Et "Rembobiner" consiste à embobiner de nouveau.
envelopper ou empêtrer (quelque chose ou quelqu'un) dans quelque chose ou au moyen de quelque chose.
On dit par exemple : "Mon grand-père m'a embobiné le bras dans une écharpe avant de m'emmener chez le médecin".
et au sens figuré, dans le registre familier : tromper en embrouillant ; séduire dans le but de duper ; enjôler.
On dit par exemple : "Je me suis fait embobiner par le vendeur, qui m'a refilé un vieux modèle en me faisant croire qu'il venait de sortir".
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr
Cette locution adverbiale du langage courant signifie, au sens figuré : en abandonnant car fatigué par trop de combats ; par lassitude, après une longue résistance.
On dit par exemple : "De guerre lasse, j'ai renoncé à essayer de maigrir".
"La guimauve"est un substantif féminin désignant :
une plante herbacée vivace appelée "Guimauve officinale", Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche", commune en Europe.
Elle est cultivée comme plante médicinale pour ses propriétés émollientes, comme plante ornementale pour ses fleurs et quelquefois comme plante potagère principalement pour ses racines.
Et elle entrait autrefois dans la composition d'une confiserie molle et sucrée, la guimauve, originellement fabriquée à partir de la racine de guimauve.
De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
ou : une confiserie molle également appelée "Pâte de guimauve",originellement confectionnée avec un extrait de la racine de guimauve officinale mais qui, dans sa forme moderne, est faite de sucre, de blanc d'oeufs battus, de gélatine (qui remplace la guimauve) et de gomme arabique.
La guimauve a une consistance spongieuse et généralement la forme de cubes ou de longs bâtons souples. Elle est naturellement d'un goût assez neutre et de couleur blanche ou rose mais est souvent aromatisée et colorée en teinte pastel dont les plus courantes sont rose, verte, bleue et jaune.
Cette friandise est connue en Belgique sous le nom de "Lard", le nom de "Guimauve" se rapportant, dans ce pays, à une autre friandise typique de la fête de la Saint-Nicolas plus proche de la guimauve d'origine.
En France, une confiserie faite de guimauve est commercialisée par la société Haribo-Ricqlès-Zan sous l'appellation commerciale "Chamallows", un mot possédant une consonance proche du nom de la guimauve en anglais qui est "Marshmallow".
et "À la guimauve" ou "De la guimauve" sont des locutions adverbiales signifiant, au sens figuré, dans le registre familier :
fade, douceâtre, sans expression.
On dit par exemple : "Je trouve minable cet acteur et son jeu à la guimauve".
ou,de façon péjorative : exagérément sentimental ; à l'eau de rose, un peu mièvre.
On dit par exemple : "Je ne supporte pas cet artiste et ses chansons : il ne fait que de la guimauve".
Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et wiktionary.org
ausens propre, dans le domaine médical : ce qui - consommé sous forme brute ou en décoction - amollit, adoucit et relâche les tissus biologiques, qu'il s'agisse des tissus cutanés et muqueuses, ou des tissus internes.
Beaucoup de crèmes ou d’huiles cosmétiques sont des émollients destinés à agir sur l'épiderme. Des cataplasmes de plantes, tel celui à base de Grande mauve, sont également des émollients.
Les substances huileuses ont généralement des effets émollients. Ainsi les huiles végétales et essentielles, la cire naturelle, la glycérine végétale et les beurres végétaux entrent dans la composition de préparations dermatologiques ou cosmétiques pour leurs qualités émollientes.
Par ellipse lexicale, on parle d'"émolient" pour désigner un "produit émolient" ou une "sunstance émolliente".
Les émollients sont employés en dermatologie pour réduire la déshydratation ou la sécheresse et des maladies comme le psoriasis et l'eczema.
et au sens figuré : ce qui est adoucissant, doux.
On parle par exemple de "propos émollients" ou d'une "voix émolliente".
Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.
"La mosaïque" est un art décoratif dans lequel on assemble des fragments de pierre (marbre, granit), de pierres colorées, d'émail, de verre, ou encore de céramique, assemblés à l'aide de mastic ou d'enduit,afin de former des motifs ou des figures.
Mosaiques tunisiennes constituées de marbre fragmenté, à raison de 150 000 "tesselles" (ou morceaux de pierre) au mètre carré
Quel que soit le matériau utilisé, ces fragments sont appelés des "tesselles".
Petits émaux de couleur utilisés pour la création de mosaïques
Très utilisée pendant l'Antiquité romaine, la mosaïque reste en usage tout au long du Moyen Âge, en particulier chez les Byzantins, continuateurs des Grecs et des Romains (basilique San Vitale de Ravenne), et tout au long de la Renaissance, avant de disparaître pendant plusieurs siècles.
Et "Une mosaïque" est donc :
ausens propre : un assemblage de petits cubes ou parallélépipèdes multicolores (ou "tesselles") juxtaposés de façon à former un dessin, et retenus par un ciment,
Une mosaïque romaineUne mosaïque romaine retouvée à Florence (Toscane) (Italie) avertissant "Cave canem" ("Attention au chien")
et au sens figuré : une surface quelconque divisée en compartiments nombreux et variés.
On parle par exemple d'une "mosaïque de petits jardins".
au sens propre, en fauconnerie : découdre les paupières d'un faucon ou d'un oiseau de proie, après les lui avoir cousues (on dit "Ciller" des paupières) afin de le dompter, de le dresser,
par extension : séparer les paupières jointes d'un être humain,
et ausens figuré : ouvrir les yeux d'une personne, la détromper, lui faire prendre conscience de quelque chose et notamment de la réalité, de la vérité.
On dit par exemple : "Il faut absolument dessiller les yeux à ton frère : il vit dans son monde, loin de toute réalité".
Ou : "Dessiller les yeux de ma meilleure amie devient urgent : elle seule ignore que son mari la trompe régulièrement".
Le grand Émile Littré lui-même s'indignait de cette orthographe illogique dans son "Dictionnaire de la langue française "(1872-1877) : "Dessiller est une mauvaise orthographe, puisque le mot vient de cil".
Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr