"Être à la fête" ou "Ne pas être à la fête".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être à la fête" : être en joie, se réjouir.

On dit par exemple : "Le parti socialiste est à la fête aujourd'hui : cela fait 25 ans qu'il n'avait plus eu autant d'élus".

  • et "Ne pas être à la fête" : être dans une situation pénible.

On dit par exemple : "Le président n'est pas à la fête ces derniers temps".

Sources : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et www.larousse.fr

"Récolter ce que l'on a semé", "Récolter ce que l'on sème", "On récolte ce que l'on a semé" ou "On récolte ce que l'on sème".

"Récolter ce que l'on semé" : extrait du tableau de Jean-François Millet "Un semeur", peint en 1850

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : avoir ce que l'on mérite, subir les conséquences de ses gestes, paroles ou décisions antérieures.

On dit par exemple : "Tu récoltes ce que tu as semé : sachant que le nouveau mari de ton ex-épouse est boxeur, il ne fallait pas vider tes vieux pots de peinture sur sa moto neuve".

Cette expression est à rapprocher d'une autre, à la signification assez proche : "Qui sème le vente récolte la tempête".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être un paquet d'os", "Être un sac d'os" ou "N'avoir que la peau sur les os" et "Un paquet d'os" ou "Un sac d'os".

N'avoir que la peau sur les os : une jeune femme anorexique

Toutes ces formules très imagées en forme d'idiotisme corporel désignent, au sens figuré :

  • "Être un paquet d'os" (registre familier), "Être un sac d'os" (registre familier) ou "N'avoir que la peau sur les os" : être extrêmemement maigre, d'une très grande maigreur.

On dit pas exemple : "Lorsqu'il est sorti de l'hôpital, après sept mois, mon oncle n'avait plus que la peau sur les os".

N'avoir que la peau sur les os : l'écrivaine états-unienne Elizabeth Ann "Lizzie" Velásquez, née le 13 mars 1989, souffre d’une maladie congénitale très rare, le syndrome d'apparence progéroïde et marfanoïde-lipodystrophie, qui l’empêche notamment d’accumuler de la graisse corporelle
L'écrivaine états-unienne Elizabeth Ann "Lizzie" Velásquez, née le 13 mars 1989, souffre d’une maladie congénitale très rare, le syndrome d'apparence progéroïde et marfanoïde-lipodystrophie, qui l’empêche notamment d’accumuler de la graisse corporelle
  • et "Un paquet d'os" (registre familier) ou "Un sac d'os" (registre familier) : une personne extrêmement maigre, d'une très grande maigreur.

On dit par exemple : "Cette fille n'est pas mince : c'est un vrai sac d'os !".

Les formes "Être un paquet d'os" et "Un paquet d'os"  sont nettement moins usitées que les formes "Être un sac d'os" et "Un sac d'os".

 

 

"Avoir les crocs".

Cette locution verbale du registre argotique signifie, au sens figuré : être affamé après avoir été longtemps sans manger.

On dit par exemple : "Le lundi soir, quand je rentre chez moi à 23 heures, après mon entraînement de foot, sans avoir bouffé depuis le déjeuner , j'ai vraiment les crocs !".

Sur le même sujet je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir faim" ou "Avoir très faim".

Source : wiktionary.org

"Un trou paumé".

Cette locution nominale du registre argotique désigne, au sens figuré : un lieu très isolé, perdu au milieu de nulle part.

On dit par exemple : "Mon frangin se marie samedi dans un trou paumé, à 80 bornes d'ici !".

Source : wiktionary.org

"Sentir le soufre".

"Sentir le soufre" c'est à dire : le diable

On l'ignore souvent, mais cette locution verbale du langage courant est un idiotisme religieux !

Elle fait en effet référence à l'odeur caractéristique du soufre dont on croyait autrefois qu'elle signalait la présence du diable.

"Sentir le soufre" signifie ainsi, au sens figuré :

  • la situation est peu orthodoxe, présente un caractère d'hérésie, paraît diabolique.
  • et, par extension : la situation est douteuse, risquée, tendue ; et elle pourrait bien prendre une mauvaise tournure,

On dit par exemple : "Cette affaire sent le soufre : ne t'y risque surtout pas !".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, fr.thefreedictionary.com, dictionnaire.lerobert.com et dictionnaire.reverso.net

"Un cliché".

Ce substantif masculin du langage courant peut avoir différentes significations :

  • au sens propre :
    • une plaque gravée constituant une forme imprimante ou forme d'impression en relief, destinée à l’impression typographique et comprenant soit un texte soit une illustration,
    • une image négative, en photographie,

Un cliché (image négative, en photographie)

    • ou l'instant de la prise de vue,

Un photographe prenant un cliché

  • et au sens figuré :

Comme par exemple : "Les écossais sont avares".

Ou : "Les allemands et les japonais sont très travailleurs".

    • ou : une idée banale souvent exprimée dans des termes stéréotypés ; un lieu commun, un poncif, une banalité qu'on redit souvent et dans les mêmes termes.

On dit par exemple : "Il y en a assez du cliché de l'allemand rigoureux, de l'italien élégant et du japonais travailleur !".

Un cliché : le français avec sa bagette de pain sous le bras et son béret

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Être à couteaux tirés".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : être en situation d'opposition, de conflit, de grande hostilité ; être en très mauvais termes.

On dit par exemple : "Je m'entend à peu près bien avec mon beau-père mais je suis à couteaux tirés avec ma belle-mère".

Sources : www.larousse.fr, www.languefrancaise.net et www.expressions-francaises.fr

"Becter", "Becqueter" ou "Béqueter".

Ce verbe, qui peut s'écrire de trois façons différentes est construit à partir du substantif masculin "Bec".

Et il signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant, pour un oiseau :
Un cormoran bectant un cygne blanc sur le lac d'un parc londonien, c'est à dire : le frappant à coups de bec
Un cormoran bectant un cygne blanc sur le lac d'un parc londonien, c'est à dire : le frappant à coups de bec
Des perroquets qui se bectent, c'est à dire : se frappent du bec et même se mordent
Des perroquets qui se bectent, c'est à dire : se frappent du bec et même se mordent
    • frapper, piquer plus ou moins fortement à coups de bec,Becter, bécqueter ou béqueter
      • saisir de la nourriture ; prendre par becquées.
Des perruchent qui se bectent, c'est à dire : se caressent du bec
Des perruchent qui se bectent, c'est à dire : se caressent à coups de bec
Des pigeons qui se bectent, c'est à dire : se caressent du bec
Des pigeons qui se bectent, c'est à dire : se caressent à coups de bec
    • ou : caresser à coups de bec.
  • et au sens figuré, dans le registre argotique, pour un être humain :

Un couple hétérosexuel en train de s'embrasser

    • embrasser.

On dit par exemple : "Regarde-les ces deux-là : toujours en train de se béqueter".

  • Une femme qui mange
    • ou : manger.

On dit par exemple : "Le temps que j'aille aux toilettes, ce goinfre m'a becté mon dessert !".

J'ai consacré un article aux très nombreuses façons de dire en français "Manger" et notamment "Manger abondamment", dont je permets de vous recommander la lecture.

Sources :wwww.cnrtl.fr et wiktionary.org

"C'est le bordel !", "C'est le box !", "C'est le boxon !" ou "Quel bordel !", "Quel box !", "Quel boxon !".

Ces différentes locutions interjectives appartiennent toutes au registre argotique voire au registre vulgaire.

Et désignent, au sens figuré :

  • un grand désordre, un foutoir (registre vulgaire).

On dit par exemple : "La gestion de cette crise est un vrai brodel".

  • ou : une situation chaotique.

On dit par exemple : "C'est le bordel depuis que ce gouvernement est en place".

Ou : "Cette grève a créé un gros bordel".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de désigner un établissement où se pratique la prostitution.

"Rester sur sa faim".

Cette locution verbale du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : avoir encore faim ; continuer d'avoir faim après avoir mangé.

On dit par exemple : "Tu imagines bien qu'avec un poulet pour quatre adultes et trois adolescents, nous sommes restés sur notre faim".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : voir ses attentes déçues ; être insatisfait ; ne pas obtenir autant que ce que l'on attendait ou espérait.

On dit par exemple : "Je suis resté sur ma faim avec ce documentaire, car il n'expliquait pas grand chose".

Sources : Le Robert, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Qui sème le vent récolte la tempête".

Comme de nombreuses autres, cette expression imagée du langage courant puise ses origines dans la Bible (Livre d'Osée, 8, 7) et fait allusion à la colère divine.

Elle signifie, au sens figuré : provoquer ou susciter un désordre ou des troubles en apparence mineurs peut se révéler très dangereux car ceux-ci peuvent prendre une ampleur insoupçonnée et avoir de graves conséquences.

À l'instar de la tempête, au départ constituée de vents pas forcément très violents, mais qui vont rapidement aller en s'accélérant.

Celui qui incite à la violence doit ainsi s’attendre à de fâcheuses conséquences.

Cette expression est a rapprocher d'une autre, à la signification assez proche : "Récolter ce que l'on a semé".

Sources : www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr