"Tartiner".

Tartiner de beurre des tranches de pain de mie

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre : étaler, étendre (du beurre, de la confiture, de la pâte à tartiner, etc.) sur une tranche de pain, appelée "tartine".

On dit par exemple : "Lorsque j'étais enfant, ma mère me tartinait mon pain pour le petit-déjeuner".

  • par extension, dans le registre familier : étaler une substance quelconque.

On dit par exemple : "Ma copine se tartine le visage de crème avant de se coucher".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • en remettre une couche, insister, répéter, en rajouter ou rouvrir un débat clos.

On dit par exemple : "Je ne vais pas tartiner, mais je voudrais tout de même ajouter que...".

    • ou : écrire des "tartines", délayer en de longues phrases le contenu de sa pensée.

On dit par exemple : "Les notes de mon patron sont pénibles à lire car il tartine beaucoup".

Source : wiktionary.org

"Tous les chemins mènent à Rome".

Cette expression du langage courant est une expression proverbiale d'origine latine pouvant avoir différentes significations et relever de différents contextes selon l'époque où l'on se situe : géopolitique, religieux ou philosophique.

  • de nos jours, elle relève de la philosophie et signifie, au sens figuré : il existe une multiplicité de moyens pour parvenir à une même fin. Autrement dit, on peut atteindre un objectif ou obtenir un résultat de différentes manières, même si certaines peuvent parfois se révêler plus longues et plus complexes que d’autres.
  • dans l'Antiquité, elle relevait de la géopolitique et évoquait, au sens propre, le réseau routier de l'Empire romain, dont toutes les voies convergeaient vers Rome, où Auguste avait fixé le point zéro des routes impériales, permettant de calculer les distances, depuis Rome, des principales villes de l'Empire.

De fait, à l'époque, toutes les routes impériales menaient donc à Rome.

Les voies romaines impériales en Italie, qui, toutes, mènent à Rome
Les voies romaines impériales en Italie, qui, toutes, mènent à Rome
  • au Moyen Âge, elle relevait de la religion, Rome, la cité du Pape étant devenue la principale destination des pèlerinages chrétiens, à la suite de la domination arabe de Jérusalem (640) et jusqu'au début du culte de saint Jacques, à Compostelle (Galice) (Espagne), au Xe siècle.

On avait alors attribué au pèlerin se rendant à Rome le sobriquet de "Romieu", "Roumieu" ou "Romée".

Et les Musulmans appelaient tous les Chrétiens "Roumieh" ou "Roumi", un mot qui a perduré jusqu'à l'époque contemporaine.

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"Un baltringue".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre argotique, fleurant bon les dialogues de films de Michel Audiard et désignant :

  • au sens propre :
    • une personne en charge du montage et démontage du chapiteau, dans le monde du cirque, un manutentionnaire.
    • un forain,
    • ou : quelqu’un déménageant sans cesse.
  • et, au sens figuré, une personne :
    • n’ayant pas de parole, incompétente, incapable,
    • peureuse, couarde, timorée, lâche,
    • ou : méprisable.

On dit par exemple : "Pas question de monter sur ce coup avec Mimile le Toulousain et Fifi les grands-pieds ; c'est rien qu'des baltringues !".

Sources : wiktionary.org, www.dictionnairedelazone.fr et www.languefrancaise.net

"Un vautour".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre :
Un vautour fauve (photo © Daniel Bonnet)
Un vautour fauve (photo © Daniel Bonnet)
    • un oiseau rapace charognard de grande taille, diurne, au plumage terne, à la tête et au cou déplumé, au bec puissant, et aux ailes longues et larges.

 Il s'agit d'un animal nécrophage, se nourrissant presque exclusivement de cadavre d'animaux, et souvent de gros animaux, dont les carcasses ne pourraient pas disparaitre sans eux.

Des vautours en train de dévorer la carcasse d'un éléphant, en Afrique
Des vautours en train de dévorer la carcasse d'un éléphant, en Afrique

De ce fait, il esnt qualifié d'"équarrisseur naturel". En éliminant les cadavres, il évite la propagation de maladies. Et il fournit, à ce titre, un service écosystémique particulièrement important.

Malheureusement pour lui, le vautour a très souvent mauvaise réputation.

À l'instar de l'image véhiculée par les films de western, les albums de bande dessinée ou les dessins animés.

Ainsi des albums de Lucky Luke, dans lesquels il est le fidèle compagnon et l'enseigne du croque-mort, et sur les couvertures desquels il figure souvent, la bave au bec.

Une image de la série de bande dessinée franco-belge Lucky Luke de Morris et Goscinny

Couverture de l'album de Lucky Luke "Canyon apache", par Morris et Goscinny (1971)
Couverture de l'album de Lucky Luke "Canyon apache", par Morris et Goscinny (1971)
Couverture de "Le fil qui chante", 45e album de Lucky luke, par Morris et Goscinny (1977), qui fut le dernier scénarisé par celui-ci
Couverture de "Le fil qui chante", par Morris et Goscinny (1977), qui fut le dernier album de Lucky-Luke scénarisé par celui-ci

Ou du dessin animé "Le livre de la jungle".

Les vautours du film d'nimation états-unien "Le livre de la jungle" des studios Disney (1967), qui constituaient - on l'oublie souvent - une caricature des Beatles
Les vautours du film d'animation états-unien "Le livre de la jungle", des studios Disney (1967), qui constituaient - on l'oublie souvent - une caricature des Beatles

Il s'agit pourtant d'un oiseau qui peut être magnifique.

Et qui, on l'a vu, joue un indispensable rôle d'"éboueur naturel".

Il existe 23 espèces de vautours, dont le nom ne doit pas être confondu avec celui - paronyme - d'"Autour" qui désigne d'autres rapaces.

Un autour des palombes (photo © Marc fasol)
Un autour des palombes (photo © Marc fasol)
    • un avion militaire français, mutirôle et biréacteur, ayant une apparence assez similaire à l'intercepteur soviétique Yakovlev Yak-25, mais en plus grand.

Conçu par la SNCASO (Société NAtionale des Constructions aéronautiques du Sud-Ouest) au début des années 1950, il a été construit à 140 exemplaires, dont 30 exportés vers Israël.

Mis en service en 1958, il a volé jusqu'en 1978.

Le SO-4050 Vautour, un avion militaire français des années 1950-1970
Le SO-4050 Vautour, un avion militaire français des années 1950-1970
  • et au sens figuré : un individu rapace, âpre au gain et avide de butin, jouissant d'une très mauvaise réputation.

On parle par exemple souvent des "Vautours de la finance".

Source : www.larousse.fr

"Le fiel".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre :
    • autrefois : la bile, un liquide amer, verdâtre, contenu dans la vésicule biliaire.

Et l'on continue à parler de "Vésicule du fiel" pour désigner le réservoir de la bile.

    • la bile des animaux de boucherie ou de la volaille.

On appelle par exemple "Fiel de boeuf", l'extrait de fiel, servantt à enlever les taches de graisse.

  • par extension :
      • une substance amère,
      • ou : un liquide vert.

Au XIXe siècle, on appelait ainsi "Fiel" le liquide vert servant de fixatif pour les dessins au crayon.

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : la causticité, l'acrimonie, une animosité plus ou moins sourde, une haine contre quelqu'un ou quelque chose, une amertume s'accompagnant de méchanceté, d'insinuations malveillantes ou d'allusions perfides.

On dit par exemple : "Je déteste ma tante, car c'est une vieille personne aigrie qui déverse constamment son fiel sur toutes les personnes de son entourage".

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Une tartine".

Une tartine de pain beurrée

Ce substantif féminin du langae courant désigne :

  • au sens propre : une tranche de pain sur laquelle on a étalé ("tartiné") du beurre, de la confiture, du miel, de la pâte à tartiner, etc.
  • et au sens figuré, dans le registre familier : un long texte, un long message, un développement banal et ennuyant.

Source : wiktionary.org

"Prendre la mouche".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : se vexer mal à propos, s'irriter tout à coup, se froisser, s'offusquer, s'énerver brusquement, s'emporter sans raison apparente, se fâcher pour une raison futile, s'irriter pour une chose anondine.

On dit par exemple : "Mon cousin est assez susceptible : il prend la mouche très facilement".

Ou : "Il ne faut pas prendre la mouche pour si peu, ma chérie. Je t'assure que je ne connais pas cette masseuse nue qui a dû s'introduire ici durant mon sommeil !".

La formule du registre soutenu "Prendre ombrage" a une signification assez proche de "Prendre la mouche".

En revanche, seuls les esprits mal placés iront imaginer que l'expression "Prendre la mouche" puisse être utilisé au sens propre dans son acception de "posséder sexuellement" et constitue ainsi un synonyme de l'expression "Sodomiser les dyptères"...

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Baïonnette au canon" ou "Baïonnette au canon !".

Un fusil napoléonien baïonnette au canon

Cette locution nominale relève du registre militaire et signifie selon le contexte :

  • au sens propre : prêt à attaquer, à charger l'ennemi.
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914

La forme interjective "Baïonnette au canon !", utilisée par les officiers du XIXe siècle et de la Première Guerre mondiale constituait ainsi un véritable préalable à l'assaut.

Et un siècle plus tard, de nos jours, le fantassin à la charge, baïonnette au canon, constitue toujours pour l'imaginaire collectif une image évoquant autant le courage chevaleresque du combattant que l'horreur de la guerre.

Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale

L'interjection "Baïonnette au canon !" a servi de titre français au film états-unien "Fixed bayonets", réalisé en 1951 par Samuel Fuller et évoquant la guerre de Corée.

Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
  • et au sens figuré : prêt à agir, à passer à l'action.

On dit par exemple : "Tu l'aurais vu : baïonnette au canon, prêt à débouler dans le bureau et à tout casser".

Sources : wikipedia.org et www.defense.gouv.fr

"Le ton monte".

Cette locution verbale du langage courant signifie, au sens figuré ou au sens propre : les esprits s'échauffent, la discussion devient plus âpre, la colère et la passion font leur apparition (sens figuré) et l'on en vient à parler de plus en plus fort, voire à se crier dessus (sens propre).

On dit par exemple : "Je n'aime pas trop les repas bien arrosés car souvent le ton monte lorsque arrive le dessert".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La causticité.

J'aime bien ce joli mot du registre soutenu désignant :

  • au sens propre : le caractère d'une substance caustique, c'est à dire acide, corrosive, brûlant les tissus animaux et végétaux).
  • et au sens figuré : la tendance à dire ou à écrire des choses caustiques, mordantes, narquoises, qui attaquent ou blessent par la moquerie et la satire.

Source : Google

"Un sabir".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui est une altération du mot portugais, castillan, catalan et occitan "Saber" ("Savoir "), dérivé du latin "Sapere") et qui désigne :

  • au sens propre : une langue d'appoint hybride, produit du mélange de plusieurs langues maternelles, créée pour les besoins de la communication.

On dit par exemple : "Arrivés là-bas nous nous sommes débrouillés tant bien que mal avec le sabir utilisé par les expatriés déjà sur place".

Historiquement, le terme "Sabir" désigne la langue utilisée, du XVIe au XIXe siècle, dans les ports de la Méditerranée, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, afin de commercer et communiquer.

Mélange de différentes langues méditerranéennes telles que le français, l'espagnol, le grec, l'italien et l'arabe, le sabir est évoqué par Molière, en 1670, dans "Le bourgeois gentilhomme" (acte IV, scène 5) : "Se te sabir, Te respondir" ("Si toi savoir, toi répondre).

  • et au sens figuré, de façon péjorative : un charabia, un jargon, un langage difficilement compréhensible, réservé à une élite.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais rien compris au sabir des informaticiens".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Un repas bien arrosé".

"Bien arrosé" est une locution adjectivale du registre familier qualifiant, au sens figuré : un repas au cours duquel on a bu beaucoup d'alcool.

On dit par exemple : "Tout le monde était bien joyeux car le repas avait été bien arrosé".