"Un bas de laine".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une longue chaussette de laine, dans laquelle on avait coutume, autrefois de dissimuler ses petites économies, son épargne.

Un bas de laine

  • et au sens figuré, par métonymie, dans le registre familier : l'argent que l'on a économisé ; ses petites économies, sa petite épargne.

Un "bas de laine" au sens figuré

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Éconocroques".

"Les chiens écrasés" ou "La rubrique des chiens écrasés".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant et du registre désuet.

Et elle désigne, par plaisanterie, au sens figuré, dans le jargon journalistique : une rubrique d'un journal regroupant les courts articles consacrés à des informations ou à des faits sans grande importance, sans lien, ni entre eux, ni avec le reste de l’actualité.

On parle désormais plus couramment de "faits divers".

On dit par exemple : "Ce grand journaliste a commencé par s'occuper des chiens écrasés".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Un remède de cheval".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré :

  • un traitement médicamenteux très puissant,

On dit par exemple : "Le médecin m'a prescrit un remède de cheval qui m'a permis de retourner travailler rapidement".

  • ou : des mesures draconniennes, très sévères.

On dit par exemple : "Le redressement de ce journal passe par l'application d'un remède de cheval".

 

 

"Avoir les oreilles qui sifflent".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré, que l'on parle de vous - en mal - en votre absence ; que l'on vous critique.

On dit par exemple : "J'ai dû avoir les oreilles qui sifflaient, hier soir, après mon départ.

"Être plein aux as".

"Être plein aux as"

Cette locution verbale qui relève du registre familier fait référence aux jeux de cartes, dans lesquels l'as possède généralement la plus forte valeur.

Et elle signifie donc, au sens figuré : être très riche.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être riche" ou "Être très riche" en français.

"Un marchand de tapis" et "Une discussion de marchands de tapis".

Un marchand de tapis

Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes textiles désignent, au sens figuré et de façon péjorative :

  • une personne négociant âprement, marchandant exagérément,

On dit par exemple : "Ce vendeur est un véritable marchand de tapis".

  • et : une négociation âpre, exagérée ; un marchandage abusif.

On dit par exemple : "Tu aurais vu cette négociation : une véritable discussion de marchands de tapis".

Source : wiktionary.org

 

"Ne pas faire un pli".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile remonterait au XVIIe siècle.

Relevant du registre familier, elle signifie, au sens figuré : ne pas poser de problème, ne causer aucune difficulté, se dérouler sans anicroches.

On dit par exemple : "Ça n'a pas fait un pli : mon père nous prête sa maison pour l'été".

Sources : www.academie-francaise.fr, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Mettre les mains dans le cambouis".

"Mettre les mains dans le cambouis"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre famiier.

Elle fait référence au "Cambouis", cette graisse ou huile noircie par le frottement des organes d'une machine.

Et elle signifie, au sens figuré : se confronter à un problème de manière pratique ; effectuer un travail ingrat ou difficile ; régler soi-même un problème.

On dit par exemple : "Notre patron n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à aider ses équipes lorsque cela s'avère nécessaire".

Trois autres locutions verbales idiomatiques utilisées au sens figuré et relevant également du registre familier ont à peu de choses près la même signification :

  • "Faire le sale boulot",
  • "Se salir les mains" (idiotisme corporel),
  • "Mettre la main à la pâte" (idiotisme alimentaire).

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Indécrottable".

J'aime beaucoup ce charmant adjectif qui relève du registre familier.

Il signifie :

  • au sens propre : qui ne peut être décrotté.

On parle par exemple de "chaussures indécrottables".

Mais "Indécrottable" est peu usité en ce sens.

  • et au sens figuré :
    • en parlant d'une personne : qui n'est pas susceptible de s'amender ; qui persiste dans ses défauts, ses erreurs ; que l'on ne parvient pas à débarrasser de ses manières grossières ou de ses mauvaises habitudes ; endurci, impénitent, incorrigible, incurable, invétéré.

On dit par exemple : "Mon fils est un cancre indécrottable".

    • et en parlant d'un trait de caractère :  que l'on ne parvient pas à corriger ; qui est enraciné.au sens figuré : incorrigible, invétéré, impénitent ; .

On dit par exemple : "Mon voisin est un indécrottable feignant".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Avoir la peau dure".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • en parlant d'un être vivvant : être très résistant.

On dit par exemple : "Cette satanée bestiole a la peau dure : je croyais l'avoir tuée, mais elle s'est encore échappé".

  • et parlant d'un concept ou d'une idée : perdurer.

On dit par exemple : "Cette théorie absurde a mlheureusement la peau dure !".

Source : wiktionary.org

"Marcher sur les pieds" de quelqu'un et "Se laisser marcher sur les pieds" ou "Ne pas se laisser marcher sur les pieds".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Marcher sur les pieds" de quelqu'un : l'importuner, le maltraiter, le dominer, profiter de lui.

On dit par exemple : "Cela fait bien dix ans que ces imbéciles me marchent sur les pieds".

  • "Se laisser marcher sur les pieds" : laisser couler, ne pas répondre alors qu’on serait en droit de se plaindre pour obtenir de quelqu’un d’arrêter de faire une chose que l’on considère préjudiciable.

On dit par exemple : "Si tu commences à te laisser sur les pieds, tu n'as pas fini, mon vieux !".

  • et "Ne pas se laisser marcher sur les pieds" : ne pas se laisser importuner.

On dit par exemple : "Ce n'est pas à soixante balais que je vais comencer à me laisser marcher sur les pieds !".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org