"Faire machine arrière" ou "Faire marche arrière".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Elles font référence au domaine ferroviaire et au domaine automobile, puisqu'elles signifient :

  • au sens propre : revenir en arrière, reculer.

On dit par exemple : "Il y avait un marché et j'ai dû faire marche arrière".

Une femme faisant marche arrière

  • et au sens figuré : se rétracter ; changer d'opinion ; renoncer à une mesure ou un projet, ou les modifier de manière conséquente.

On dit par exemple : "On peut penser que le gouvernement risque de devoir faire machine arrière".

Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019
Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019

Source :

"Être du côté du manche".

Cette locution verbale relevant du langage courant fait référence à la pioche.

Et elle signifie, au sens figuré : être du côté du plus fort ; se ranger du côté du plus puissant ; se mettre du côté de ceux qui réussissent et - souvent - du côté du pouvoir.

La pioche est en effet un outil composé de deux pièces : une pièce de travail en acier appelée "tête de pioche" ou "cognée", fixée par l'intermédiaire d'un oeil à un manche en bois dur, la pièce de métal formant un angle d'environ 90° avec le manche.

Le manche est la partie qui donne l'impulsion. Par opposition la cognée ou la tête de pioche subissent l'action. Il vaut donc mieux être du côté de celui qui frappe plutôt que du côté de celui qui subit.

"Être du côté du manche" : un homme qui pioche dans un jardin

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Fourbir ses armes".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : nettoyer ses armes en les frottant, préparer ses armes ; se préparer à la guerre, s'armer,

On dit par exemple : "Les deux pays fourbissent leurs armes".

  • et au sens figuré : préparer ses arguments, ses réponses.

On dit par exemple : "La veille du débat, le président a fourbi ses armes avec son principal conseiller".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Camper sur ses positions".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : ne plus se déplacer, s'installer en un lieu le plus favorable possible pour attendre l'ennemi.

On dit par exemple : "À partir d'avril, les deux armées n'avancent plus et campent sur leurs positions".

Camper sur ses positions, au sens propre

  • et au sens figuré, dans le domaine politique ou social : maintenir son opinion, ne pas changer d'avis ; refuser toute concession.

On dit par exemple : "La direction de l'entreprise et les syndicats ne dialoguent plus et campent sur leur position".

Les grévistes CGT d'une raffinerie (octobre 2022)

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Arracher le coeur" et "Constituer un arrache-coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • causer une grande peine,

On dit par exemple : "Quitter l'Australie m'a arraché le coeur".

  • être la source d'une grande peine,

On dit par exemple : "Divorcer a constitué pour moi un arrache-coeur".

Le substantif "un arrache-coeur" a été popularisé par le succès de "L'arrache-coeur", dernier roman signé Boris Vian, publié en 1953 et conçu comme le premier volet d’une trilogie intitulée "Les fillettes de la reine", qui n’a jamais vu le jour.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Que demande le peuple ?"

Cette locution verbale fait référence à la France de l'Ancien Régime.

Durant cette période en effet, les délégués aux États généraux recueillaient à travers des cahiers de doléances les voeux et demandes du peuple.

Un processus au terme duquel le roi posait la question : "Que demande le peuple ?".

De nos jours, cette formule s'emploie, au sens figuré, pour signifier que l'on est satisfait et que l'on ne saurait demander mieux.

On dit par exemple : "Un homme qui fait les courses, la cuisine et le ménage. Que demande le peuple ?".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Se bousculer au portillon" ou "Ne pas se bousculer au portillon".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes des transports relèvent du registre familier.

Elles font référence au temps où l’accès aux quais du métro parisien était réglé par des portillons automatiques, lesquels provoquaient une bousculade à l’ouverture.

"Se bousculer au portillon" : voyageurs passant par les portillons automatiques d'une station de métro à Paris, en 1962, France. (Photo by Jean-Louis SWINERS/Gamma-Rapho via Getty Images)
Voyageurs passant par les portillons automatiques d'une station de métro à Paris (75), en 1962 (© Jean-Louis Swiners/Gamma-Rapho via Getty Images)

Et elles signifient, au sens figuré :

  • "Se bousculer au portillon" : y avoir une forte affluence, beaucoup de monde.

On dit par exemple : "Ça se bouscule au portillon pour pouvoir intégrer cette filière".

  • et "Ne pas se bousculer au portillon" : y avoir une faible affluence, peu de monde.

On dit par exemple : "Ça ne se bouscule pas au portillon pour les soldes cette année".

"Ne pas se bousculer au portillon" : une rue commmerçante presque déserte"Ne pas se bousculer au portillon" : une galerie marchande presque déserte

Source : witionary.org

"Filer un mauvais coton".

Une femme africaine ilant du coton à la main

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textle relève du registre familier.

Et elle se dit, au sens figuré :

  • d'une personne dont la santé ou le moral décline au point de donner de graves inquiétudes.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle file un mauvais coton. Je crains ne pas le revoir vivant l'été prochain".

  • ou d'une personne sur une pente dangereuse où elle risque de perdre sa fortune, son crédit, sa réputation, sa probité.

On dit par exemple :"Tu files un mauvais coton, mon vieux : encore un coup comme celui-là et plus personne ne te fera confiance !".

Source : wiktionary.org

"Sortir de terre".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : émerger de la terre où l'on a planté des graines, pour des fleurs ou des légumes.

On dit par exemple : "Mes carottes sortent de terre en avance cette année".

De jeunes pousses sortant de terre

  • au sens figuré : commencer à être construit, pour un bâtiment.

Un lotissement "sortant de terre"

On dit par exemple : "Ayant emménagé à Courbevoie (92), en décembre 1964, j'ai vu sortir de terre la tour Initiale, première tour de la Défense à être construite, en bord de Seine, à Puteaux (92)".

La "tour PB 31" (pour "Puteaux/Bureaux, 31 niveaux"), devenue "tour Nobel", puis "tour Roussel-Hoechst" et depuis 2003 "tour Initiale", sortant de terre en 1964
La "tour PB 31" (pour "Puteaux/Bureaux, 31 niveaux"), devenue "tour Nobel", puis "tour Roussel-Hoechst" et depuis 2003 "tour Initiale", sortant de terre en 1964

La "tour Initiale" à La Défense (92)

"Un courtisan" et "Une courtisane".

  • "Un courtisan" est :
    • au sens propre : un homme attaché à la cour, qui fréquente la cour d'un souverain.

    • et au sens figuré : un homme qui cherche à plaire aux gens puissants ou influents par la flatterie, en leur faisant la cour, afin de leurs faveurs.
  • tandis qu'"une courtisane" est :
    • au sens propre : une femme attachée à la cour, qui fréquente la cour d'un souverain.

Un courtisan saluant le roi Louis XIV suivi par des courtisanes

    • et, dans le registre désuet : une femme entretenue d'un rang social assez élevé, qui vend ses faveurs ; une femme de moeurs légères, qui est d'une élégance distinguée et a des manières mondaines.

Une courtisane, nue dans un lit et son amant accoudé à la fenêtre

"La Païva" (1819-1884) ou "La Belle Otero" (1868-1965), comptent parmi les plus célèbres.

  • La Belle Otero, l'une des plus célèbres courtisanes
    La Belle Otero, l'une des plus célèbres courtisanes

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wikipedia.org

"Grimper au rideau" et "Faire grimper au rideau".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes textiles ne manquent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers.

Et pour cause, relèvant du registre familier, elles signifient au sens figuré :

  • "Grimper au rideau" : jouir, prendre son pied (registre argotique).

On dit par exemple : "Mon nouveau mec ne m'a encore jamais fait grimper au rideau...".

  • et "Faire grimper au rideau" : faire jouir.

On dit par exemple : "Ma nouvelle gonzesse je la fait grimper au rideau à chaque fois !".

Sources : wiktionary.org et www.lefigaro.fr

"Avoir la vie dure" et "Mener la vie dure".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Avoir la vie dure" :
    • au sens propre : être difficile à tuer ou être très résistant.

On dit par exemple : "Ce soldat avait la vie dure : transpercé de toutes parts, le pauvre respirait encore".

    • et au sens figuré : perdurer, avoir du mal à disparaître, durer plus longtemps que prévu.

On dit par exemple : "Les habitudes ont la vie dure : il va s'écouler du temps avant que les gens ne changent leur façon de faire".

  • et "Mener la vie dure" : tourmenter au quotidien, harceler avec constance ; traiter avec brutalité, durement, malmener, se montrer dur avec, maltraiter.

On dit par exemple : "Mon arrivée n'a pas été bien acceptée : mes collègues m'ont mené la vie dure".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et langue-francaise.tv5monde.com