"L'enfant qui est en elle".

Cette locution nominale du langage courant peut désigner, selon le contexte :

  • au sens propre : le bébé que porte dans son ventre une femme enceinte,

On dit par exemple : "Attention de ne pas trop la bousculer : il ne faudrait pas blesser l'enfant qui est en elle",

  • et au sens figuré : l'âme d'enfant qui anime encore une femme pourtant adulte.

On dit par exemple : "L'enfant qui est en elle, rêve toujours de rencontrer, un jour, son Prince charmant".

"Ronger son frein".

Cette locution verbale très ancienne, puisqu'elle semble remonter au XIVe voire au XIIe siècle, relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : contenir difficilement son impatience, supporter avec peine l'inactivité ; être contraint de retenir sa colère, de refouler en soi son dépit face à une situation désagréable.

Elle fait référence au "Frein", ce morceau de la bride, ujourd'hui appelé "Mors", qui entre dans la bouche du cheval et permet de l'arrêter, mais qu'il a tendance à ronger lorsqu'il est contraint de se reposer et perd patience.

Sources : Le Robert, www.expressio.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant.

Elles remonteraient au XVIe siècle et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

On dit par exemple : "Les banques nous ont mis au pied du mur : nous devons trouver 100 000 € d'ici une semaine, sinon ils nous coupent tous nos crédits".

Ou : L'équipe de France est maintenant au pied du mur : elle doit impérativement battre cet adversaire pour pouvoir poursuivre la compétition".

On dit également "Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.lavieimmo.com

"L'osmose" ou "Une osmose".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre : un phénomène de diffusion de la matière dans lequel une membrane semi-perméable entre deux liquides ou solutions possédant des concentrations de solutés différentes laisse passer le solvant mais non la substance dissoute.

Le transfert global de solvant se fait alors de la solution la moins concentrée (milieu hypotonique) vers la solution la plus concentrée (milieu hypertonique) jusqu'à l'équilibre (milieux isotoniques).

Cette notion a permis de mieux comprendre le comportement des solutions aqueuses en chimie, à la fin du XIXe siècle ; mais elle est aussi particulièrement utile en physiologie et en biologie cellulaire pour expliquer les échanges chimiques au sein des organismes vivants.

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : une harmonie, un mariage, un parfait ensemble, résultant d'une interpénétration, d'une influence réciproque.

On dit par exemple : "Je souhaite que nos différentes équipes agissent désormais en osmose".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Symbiose".

Sources : Le Robert et wikipedia.org

"Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

Et l'on dit par exemple :"Cette fois je suis dos au mur : si je n'enclenche pas la précédure de divorce cette semaine, elle vient présenter à mon épouse les deux enfants hors mariage que j'ai eu avec elle il y a sept ans".

Ou : "Mon voisin se retrouve dos au mur car son propriétaire veut récupérer le logement pour son fils d'ici la fin de l'été".

On dit également "Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Laisser des plumes".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : ne pas sortir indemne de quelque chose, subir des pertes ou des dégâts ; prendre des coups ; être perdant.

À l'image d'un oiseau ayant dû se débattre.

On dit par exemple : "J'ai réussi à conserver le contrôle de ma société mais j'ai laissé des plumes dans cette aventure".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"La soupe est bonne".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire signifie, dans le registre familier et au sens figuré : la situation est très favorable et ne donne guère envie d'aller voir ailleurs.

Par exemple lorsqu'une société propose d'excellentes conditions salariales et sociales, ou/et un cadre de travail agréable.

On dit ainsi : "La soupe est bonne au PSG : ce joueur ne risque pas de quitter le club avant la fin de son contrat".

 

"Se remettre la tête à l'endroit".

Cette locution verbale en forme d' idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : retrouver ses esprits, reprendre confiance en soi, après un temps de surprise où l'on n'a pas été capable de réagir convenablement à une situation donnée.

On dit par exemple : "Les français sont enfin parvenus à se remettre la tête à l'endroit, après un début de rencontre catastrophique".

"Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client".

  • Le substantif masculin "Client" désigne, dans le langage courant, au sens propre : une personne qui achète contre paiement, des fournitures commerciales ou des services,
  • tandis que les locutions nominales  "Un gros client", "Un sacré client" et"Un sérieux client" désignent, dans le registre familier et au sens figuré, dans le domaine sportif : un adversaire expérimenté et redoutable, dont on connait le parcours et le palmarès, et dont on prévoit qu'il va réaliser une performance excellente  voire exceptionnelle.

On dit par exemple : "Le prochain tireur est un gros client : vice-champion d'Europe et médaillé de bronze aux précédents Jeux olympiques".

Ou : "Cet athlète est un sérieux client : détenteur du record d'Europe, vice-champion du monde et vice-champion olympique en titre".

Elles ne doivent surtout pas être confondues avec la locution nominale "Un bon client", à laquelle j'ai déjà consacré un article.

"La symbiose" ou "Une symbiose".

Ce substantif féminin nous vient de l'association des mots grecs "syn" ("ensemble") et "bios" ("vie").

Et il désigne :

  • au sens propre : une association biologique intime et durable entre deux organismes qualifiés de "symbiotes" ; le plus gros pouvant être nommé "hôte".

La durabilité de l'association est relative et recouvre une part significative de la durée de vie d'au moins un des deux organismes. La symbiose sous-entend le plus souvent une relation mutualiste, dans laquelle les deux organismes bénéficient de l'association, mais l'indique l'étymologie du mot, les deux partenaires "vivent ensemble", en sorte que la symbiose peut être parasitaire, profitant à l'un des deux organismes mais étant nuisible ou neutre pour l'autre.

La "symbiologie" est la discipline scientifique cherchant à comprendre toute la gamme des interactions entre les organismes. Et le chercheur en symbiologie est un "symbiologiste".

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : une association étroite et harmonieuse entre des personnes ou des groupes de personnes, une étroite communauté d'idées ou d'intérêts ; une union, une fusion de plusieurs choses.

On dit par exemple : "Ma femme et moi avons vécu en symbiose durant plus de trente ans".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Osmose".

Sources : wikipedia.org, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, www.lalanguefrancaise.com et Le Robert

"Porter au crédit" ou "Porter quelque chose (un acte) au crédit de quelqu'un".

  • "Porter (une somme) au crédit (d'un compte)" est une locution verbale relevant du jargon bancaire, économique et financier signifiant, au sens propre : créditer ce compte, c'est à dire constater que l'avoir du détententeur augmente ; garantir au  détenteur la somme correspondant à cette augmentation sur le crédit de l'établissement bancaire ou financier concerné,
  • et "Porter quelque chose (un acte) au crédit de quelqu'un" signifie donc, au sens figuré : reconnaître quelque chose de favorable à quelqu'un ; lui reconnaître le mérite de cet acte.

On dit par exemple : "On peut porter au crédit de notre président de ne pas chercher à éviter le débat".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La tête dans le guidon" ou "Le nez dans le guidon".

Ces deux locutions adverbiales en forme d'idiotismes corporels et d'idiotismes sportifs nous viennent naturellement du monde du cyclisme, puisqu'elles évoquent toutes deux l’image du cycliste en plein effort, courbé sur son vélo, qui n'a guère le loisir de penser à autre chose.

"Avoir le nez dans le guidon"

Et elles signifient, dans le registre familier et au sens figuré : très occupé, concentré sur un objectif ou une tâche, débordé par ses occupations, incapable de prendre du recul par rapport à la situation où l'on se trouve.

"Avoir le nez dans le guidon"

On dit par exemple : "Je ne t'ai pas appelé depuis un mois car j'avais la tête dans le guidon".

Ou : "Ce n'est peut-être pas le moment de t'inviter si tu as le nez dans le guidon actuellement ?".

Source : wiktionary.org