Donner ou recevoir "Une volée de bois vert".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre :
    • une bastonnade,

On dit par exemple : "J'ai reçu une volée de bois vert en pensionnat lorsque j'ai été surpris en train de m'enfuir en pleine nuit".

    • ou, par extension : une correction, une avoinée (registre argotique), une raclée (registre familier),

On dit par exemple : "Mon fils m'a pris ma voiture sans mon autorisation : je vais lui donner une volée de bois vert à son retour !".

  • et au sens figuré : une vive remontrance, de forts reproches.

On dit par exemple :"Ma prof de maths m'a mis une volée de bois vert en voyant que je l'avais dessinée à poil dans mon cahier".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Ne pas être un cadeau".

Cete locution verbale relève du registre familier.

Et elle s'utilise, au sens figuré, pour qualifier, selon le contexte :

  • une personne désagréable ou incompétente,

On dit par exemple : "Ton oncle c'est pas un cadeau : quand il ne râle pas il boit et quand il ne boit pas il dort !".

  • ou une situation contraignante, déplaisante, contrariante.

On dit par exemple : "Ce nouveau poste n'est pas un cadeau : j'ai plein de nouvelles responsabilités et à peine 100 euros bruts de plus par mois".

Sources : www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"Une tête de Turc".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, autrefois (registre désuet) : une sorte de dynamomètre, servant de jeu et d'attraction dans les foires françaises de la fin du XIXe siècle, afin de mesurer sa force, où la partie sur laquelle on frappait avait la forme d’une tête coiffée d’un turban, rappelant l’image stéréotypique d’un Turc.

Un peson ou "tête de turc"

  • et au sens figuré, de nos jours : une personne cible de toutes les moqueries et méchancetés.

On dit par exemple : "Mon pauvre gamin est devenu la tête de Turc de ses camarades et il ne veut plus retourner au collège".

  • et par extension : un bouc émissaire, une personne sur laquelle est rejetée une faute et sur laquelle en retombent les conséquences.

On dit par exemple : "Je ne suis pour rien dans cette affaire : pas question que je serve de tête de Turc !".

Source : wiktionary.org

"Un vernis".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre : un enduit liquide laissant une pellicule brillante, dont on couvre la surface d’une chose pour la décorer, la rendre lisse et luisante, ou pour la préserver de l’action de l’air, de l’humidité, etc.

On parle par exemple du "vernis d'un tableau" ou du "vernis à ongles".

Apposer du vernis à ongles

  • et au sens figuré : une apparence brillante, séduisante, mais superficielle et trompeuse ; qui dissimule la nature réelle de quelqu’un ou de quelque chose.

On dit par exemple : "Sous son vernis d'homme cultivé, ce type est en réalité un parfait ignorant"

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Passer un sale quart d'heure".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : passer un très mauvais moment, un moment très désagréable ; être temporairement dans une mauvaise situation ; être sévèrement critiqué, puni, réprimandé ; voire battu, torturé, etc.

On dit par exemple : "J'ai peur de rentrer chez moi : mon darron va me faire passer un sale quart d'heure".

Sources : www.languefrancaise.net

"Faire aux pattes" ou "Prendre aux pattes".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : attrapper, capturer.

On dit par exemple : "I'z'ont fait aux pattes Marco le Calabrais chez Roger le balafré".

Ou : "L'armée ukrainienne va faire aux pattes des milliers de soldats russes sur la rive droite du Dniepr".

"Au beau fixe".

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : un bonheur stable.

On dit par exemple : "Je vais beaucoup mieux : mon moral est au beau fixe".

Ou : "La crise entre ma soeur et mon beau-frère s'est apaisé : leurs relations semblent au beau fixe".

À l'instar du temps, dont on dit qu'il est "au beau fixe" lorsque le ciel est bleu et que le soleil brille d'une manière durable, l'aiguille du baromètre restant fixée sur la zone de beau temps.

Un temps au beau fixe

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens" ou "C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses".

Ces deux proverbes en forme d'idiotisme musical et d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Et ils signifient, au sens figuré : la réussite ou l'échec d'une opération complexe n’est assuré que lorsque tout est fini ; il faut attendre la fin d’un évènement pour en faire le bilan.

"C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses"

"Être chaud", "Être chaud bouillant" ou "Être chaud patate".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient toutes, au sens figuré : être excité ou très excité.

"Être bouilli".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme alimentaire est utilisée, au sens figuré, dans le registre familier, dans le domaine du sport.

Et elle signifie : être très fatigué, épuisé, exténué ; être cuit !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "être très fatigué" en français.

"Tenir les rênes" et "Prendre les rênes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes des transports relèvent du langage courant.

Elles font en effet référence aux "rênes", ces courroies fixées aux harnais d'une bête de selle, et servant à diriger l'animal.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Tenir les rênes" : diriger.

On dit par exemple : "Le nouveau directeur a su tenir les rênes du groupe durant cette crise".

"Tenir les rênes"

  • et "Prendre les rênes" : s'emparer de la direction.

On dit par exemple : "Il faudra d'abord prendre les rênes du parti".