"C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe" ou "C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures".

Ces deux formules proverbiales en forme d'idiotismes alimentaires relèvent du registre populaire.

Elles font référence au pot de fonte ou "chaudron", dans lequel on cuisait la soupe autrefois, qui reposait sur un trépied dans la cheminée ou était suspendu à une crémaillère ou à une chaîne. On ne lavait jamais ce chaudron, qui, de ce fait, se culottait. Comme on faisait systématiquement cuire la soupe sur le reste de la soupe précédente, plus le culottage était important, plus la soupe prenait de saveur. C’était donc, au sens propre "dans les vieux pots qu’on faisait la meilleure soupe", ou "les meilleures confitures".

Un feu de cheminée et un chaudron suspendu à l'écart

Et elles signifient, au sens figuré, selon le contexte :

  • les vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves sont parfois plus efficaces que les nouvelles, encore non rodées,

On dit par exemple : "Les éditeurs de bande dessinée s'arrangent désormais pour que les principaux héros survivent à leurs créateurs : c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe !".

  • ou, en matière de sexualité : les femmes d’âge mûr sont sexuellement plus intéressantes que les jeunes, parce plus expérimentées.

On dit par exemple : "Ma nouvelle compagne a dix ans de plus que mon ex-épouse. Mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures !".

Source : wiktionary.org

"Avoir du nez" ou "Avoir du pif".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : bien deviner ; prévoir correctement ; avoir de la sagacité, de l'instinct.

"Avoir du nez" relève du langage courant. Et "Avoir du pif" appartient au registre argotique.

On dit par exemple : "Mon frère a du nez pour les bonnes affaires".

Ou : "On ne connaissait pas l'adresse exacte, mais ma frangine a du pif".

Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org

"Se voir comme le nez au milieu de la figure" ou "Se voir comme le nez au milieu du visage".

Le député français Jean Lassalle

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être évident, très visible, facile à voir et impossible à dissimuler.

On dit par exemple : "Comment as-tu pu ne pas trouver ma sacoche ! Elle est posée sur mon bureau et on la voit comme le nez au milieu du visage".

Ou : "Tu ne peux pas rater ma maison : c'est la seule située sur le côté gauche de la route en sortant du village. Elle se voit comme le nez au milieu du visage".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"Franc du collier".

Cette locution adjectivale signifie, selon le contexte :

  • au sens propre, dans le registre désuet : qui tire de lui-même, sans qu’il soit besoin de lui donner des coups de fouet, en parlant d'un cheval,
  • et au sens figuré : qui est franc, sincère, en parlant d’une personne,

On dit par exemple : "Je le sens bien ce garçon, il m'a l'air franc du collier : tu peux lui faire confiance".

Ou : "Ce type ne m'a pas très franc du collier : tu devrais te méfier".

Source : wikipedia.org

"Avoir la tête dans le pâté" ou "Ne pas avoir les yeux en face des trous".

Du pâté dans une assiette

J'aime beaucoup ces deux amusantes locutions verbales en forme d'idiotismes.

Relevant du registre familier, elles signifient, au sens figuré : ne pas être très réveillé.

Un petit garçon "la tête dans le pâté"

  • "Avoir la tête dans le pâté" est un idiotisme corporel ainsi qu'un idiotisme alimentaire.

On dit par exemple : "Ma mère vient tout juste de se lever, elle a la tête dans le pâté".

  • tandis que "Ne pas avoir les yeux en face des trous" est uniquement un idiotisme corporel.

On dit par exemple : "Le samedi soir, mon ado joue en ligne jusqu'à l'aube. Résultat : le dimanche, il n'a pas les yeux en face des trous avant 16 ou 17 heures".

 

"Bon comme du bon pain" ou "Bon comme le bon pain".

Cette locution adjectivale relève du registre familier.

Et elle qualifie, au sens figuréune personne humainement bonne, gentille, généreuse, d'une grande bonté ; incapable de malveillance.

On dit par exemple : "Mon voisin est un brave homme, bon comme le bon pain".

Sources : wiktionary.org, www.francaisfacile.com et www.languefrancaise.net

"Une palinodie" ou "Des palinodies".

Ce joli substantif féminin nous vient du grec "palinodia" signifiant "rétractation".

S'employant essentiellement au pluriel, il désigne :

  • au sens propre, dans l'Antiquité : une pièce de vers dans laquelle le poète déclarait rétracter des sentiments antérieurs,
  • et dans le registre soutenu : un changement complet d'attitude, d'opinion politique.

On dit par exemple : "Nul ne pourra jamais oublier les palinodies du gouvernement français au sujet de l'utilité des masques".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"La ligne rouge" ou "Une ligne rouge".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme chromatisme relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : la limite à ne pas franchir, à ne pas dépasser.

On dit pas exemple : "L'utilisation de gaz toxiques ne constitue malheureusement plus une ligne rouge".

Ou : "On se demande où se situe désormais la ligne rouge pour Poutine".

Ne pas confondre : "Hyères" et "Yerres" !

Il s'agit en effet de deux localités françaises homophones (iè-re), situées à plus de 842 kilomètres l'une de l'autre par la route.

  • "Hyères" est une localité du Var (83), en région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Située sur la rive de la mer Méditerranée, à 16 km à l'Est de Toulon (83), à l'embouchure du Gapeau, la ville longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côtes.

Localisation de la ville d'Hyères (83)Localisation de la ville d'Hyères (83)

Elle est la plus méridionale de Provence et cette station balnéaire est appelée, de très longue date, "Hyères les Palmiers" par la municipalité et l'office du tourisme, en raison des 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières.

Logotype de la ville de "Hyères les palmiers" (83)Carte postale ancienne de la ville de "Hyères-les-Palmiers"

En 2016, la population hyéroise a atteint 56 799 habitants.

Hyères devient, dès l'année 1830, une destination touristique et une station climatique d'hiver, réputée pour ses cures thermales et fréquentée notamment par la communauté anglaise qui laisse une empreinte architecturale toujours perceptible dans le paysage urbain actuel.

La ville est aussi le berceau des premières tentatives d'acclimatation de plantes exotiques sur la Côte d'Azur à partir de 1850, grâce à des horticulteurs qui exportent palmiers et cactées produits dans leurs pépinières.

Carte postale ancienne de la ville de "Hyères-les-Palmiers"
Carte postale ancienne de la ville de "Hyères-les-Palmiers"

Outre la presqu'île de Giens, la commune d'Hyères inclut les îles de Porquerolles, de Port-Cros et du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots, appelées "îles d'Or".

Plan de la ville d'Hyères (83)

L'île de Porquerolles (83)
L'île de Porquerolles (83)
L'île de Port-Cros (83)
L'île de Port-Cros (83)
L'île du Levant, fameuse pour ses nombreux naturistes
L'île du Levant, fameuse pour ses nombreux naturistes

Un nom qui leur fut donné à la Renaissance, sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d'or.

Les habitants de la ville d'Hyères sont appelés les "Hyérois" et les "Hyéroises" (gentilé).

  • tandis que "Yerres" est une localité de l'Essonne (91), située à vingt kilomètres au Sud-Est de Paris (75), en région Île-de-France.

Localisation de la ville de Yerres (91)

Elle reprend le nom de la rivière l’Yerres dont elle occupe les versants Nord et Sud de la basse vallée.

Yerres est devenue à partir du XVIIIe siècle et du XIXe siècle un lieu de villégiature apprécié de l’aristocratie, de la bourgeoisie et des artistes. Relié à la capitale par le chemin de fer, implantée en proche banlieue, la commune subit une explosion démographique au cours de la seconde moitié du XXe siècle, multipliant la population par cinq en cinquante ans, pour atteindre 29 300 habitants en 2019.

Majoritairement résidentielle, la commune se démarque dans le département par le niveau de vie relativement élevé de sa population, attirée par le cadre de vie préservé.

Plan de la ville de Yerres (91)

Ses habitants sont appelés les "Yerrois" et les "Yerroises" (gentilé).

Sources : www.google.com et wikipedia.org

"Être à ça".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle est souvent accompagnée d'un geste de la main indiquant une très faible distance - de l'ordre du centimètre - entre le pouce et l'index.

Elle signifie en effet, au sens figuré, que l'on est tout près du but, du résultat espéré.

On dit par exemple : "C'est vraiment trop dommage : on était à ça de réussir" !

"Comme des voleurs" ou "Comme un voleur".

Ces deux locutions adverbiales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré : sans prévenir, sans cérémonie, discrètement ; sans se faire voir, sans se faire remarquer.

On dit par exemple : "Tu nous excuseras pour l'autre soir : on est parti comme des voleurs, sans dire au revoir à personne".

Sources : www.languefrançaise.net, www.francaisauthentique.com et wiktionary.org

Qu'est-ce que "La montaison" ?

Ce joli substantif féminin souvent méconnu est polysémique, puisqu'il désigne tout à la fois, selon le contexte :

  • la montée en graines des légumes et végétaux, se traduisant par un allongement rapide des entre-noeuds de la plante constituant une tige dressée florifère.

La montaison des légumes

  • et la migration de certaines espèces de poissons qui remontent les cours d'eau pour aller frayer.

Ainsi par exemple des anguilles.

Ou des saumons, qui quittent le milieu salé pour remonter les fleuves et s'y reproduire.

  • ou : la saison pendant laquelle a lieu cette migration.

Sources : Le Robert et www.larousse.fr