"Péremptoire".

Cet adjectif peut avoir deux significations très différentes, selon qu'il est utilisé dans le domaine juridique ou dans le langage courant.

  • dans le domaine juridique, en effet, il qualifie ce qui consiste dans la seule allégation de la péremption,
  • tandis que dans le langage courant, il signifie, par extension : qui n'admet aucune objection ; qui indique que l'on ne peut rien répliquer, qui exclut toute discussion ; catégorique, décisif.

On dit par exemple : "Vous parlez d'un ton péremptoire de problèmes dont vous ignorez l'essentiel".

Ou : "Cette affirmation péremptoire n'engage que vous, mon ami".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Boire la tasse".

Une jeune femme en train de boire une tasse

Cette locution verbale, qui ne manque pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • au XVIIIe siècle : mourir par noyade,
  • de nos jours : avaler involontairement une petite quantité d'eau en nageant,

On dit par exemple : "Mon fils ne voulait plus retourner à la piscine après avoir bu la tasse la dernière fois".

Un petit garçon en train de boire la tasse dans une piscine

  • ou : subir un échec.

On dit par exemple : "Nous avons bu la tasse avec ce produit l'année dernière".

Source : Alain Rey, Le Voyage des mots, quatrième édition, Paris, Guy Trédaniel éditeur, 2019, p.250.

"Une tête de gondole".

Cette locution nominale féminine relève du jargon mercatique de la grande distribution.

Et il désigne, au sens propre :

  • l'emplacement particulièrement visible, situé en bout de rayon et donnant sur les allées de circulation principales et sur l'allée centrale d'un magasin, permettant la présentation en masse d'articles de consommation courante.

On en trouve notamment dans les supérettes, supermarchés, hypermarchés, SDPM (Supermarchés à Dominante Marques Propres) et GSS (Grandes Surfaces Spécialisées).

La mise en tête de gondole peut avoir une forte influence sur les ventes et les multiplier par 2 ou 3 selon l'offre.

Elle s'accompagne donc généralement d'une opération promotionnelle et de la mise à disposition d'un mobilier de PLV.

Et elle est négociée entre le fournisseur et le distributeur, qui réclame au premier une importante contribution financière pour bénéficier de cette visibilité accrue.

  • et au sens figuré : ce qui est exposé à la première place, au premier rang, au devant ; ce que l'on expose de façon ostentatoire ; ce dont on se targue.

On dit par exemple : "Cet écrivain est l'une des têtes de gondole des éditions Gallimard".

Sources : www.definitions-marketing.com, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Le mariage de la carpe et du lapin".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : une alliance impossible, entre deux choses incompatibles ou opposées qui paraissent s'exclure mutuellement ; une union mal assortie, éventuellement ratée, mal perçue, considérée comme contre nature.

On dit par exemple : "Tu as vu la nouvelle copine de Stéphane : c'est vraiment le mariage de la carpe et du lapin !".

Sources : www.laculturegenerale.com, www.linternaute.fr et wiktionary.com

"Une mater" et "Mater".

Ces mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Une mater" (ma-tère) est un substantif féminin du registre familier, signifiant selon le contexte :
    • par apocope : un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

    • ou, pour les jeunes, par utilisation du mot latin "mater" ("la mère) : une mère.

On dit par exemple : "Ta mater est d'accord pour samedi soir ?".

Une maman et ses bébés, étendus sur l'herbe

Source : www.cnrtl.fr

"Un verre à vin" et "Un verre de vin".

Ces deux locutions nominales masculines du langage courant ne doivent pas être confondues :

  • "Un verre à vin" est un effet un verre destiné à contenir du vin,

On dit par exemple : "Il faut que je rachète des verres à vin : nous en cassons régulièrement lorsque nous avons des invités à la maison".

Il en existe de nombreuses sortes :

Les différents types de verre à vinLes différents types de verre à vin

  • tandis qu'"Un verre de vin" contient du vin.

un verre de vin

"Chronique" et "Une chronique".

Ces deux mots relèvent du langage courant.

  • "Chronique" est un adjectif masculin ou féminin signifiant, selon le contexte :
    • à propos d'une maladie : qui dure longtemps, se développe lentement (opposé à "aigu").

On dit par exemple : "Mon père est atteint d'une maladie chronique".

    • ou, à propos d'une chose nuisible : qui dure ou se répète.

On dit par exemple : "Toute la région souffre d'une sécheresse chronique".

  • et "Une chronique" est un substantif féminin désignant selon le contexte :
    • un récit dans lequel les faits sont enregistrés dans l'ordre chronologique,
    • un récit d'événements réels ou imaginaires suivant l'ordre du temps,

On dit par exemple : "Il s'agit de la chronique d'une famille pendant la Première Guerre mondiale",

    • l'ensemble des nouvelles, des bruits qui circulent,

On dit par exemple : "Cette information a défrayé la chronique",

    • une rubrique de presse écrite ou audiovisuelle d'un journaliste de renom sur des thèmes divers,

On dit par exemple : "Toutes les semaines, Philippe labro assure une chronique dans notre magazine".

    • une rubrique de presse écrite ou audiovisuelle consacrée à l'actualité dans un domaine particulier,

On dit par exemple : "Je suis très fier de tenir la chronique théâtrale de cette revue".

  • ou : l'ensemble des valeurs qu'une variable statistique prend à différentes époques successives.

Source : www.larousse.fr

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Faire regretter d'être né".

Cette locution verbale relève du registre familier et s'utilise généralement au futur simple.

Elle signifie au sens figuré : faire énormément souffrir ; moralement ou physiquement ; la menace de sévices physiques étant assurément la plus fréquente.

On dit par exemple : "Je vais lui faire regretter d'être né à cet abruti !".

"Doux comme un agneau".

"Doux comme un agneau"

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant.

Et elle qualifie, au sens figuré, une personne extrêmement gentille, incapable de méchanceté.

On dit par exemple : "Trente années derrière les barreaux l'ont profondément transformé : il est à présent doux comme un agneau".

Source : www.expressio.fr

"Déterrer la hache de guerre" et "Enterrer la hache de guerre".

Une "hache de guerre" ou "tomahawk"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes militaires relèvent du lange courant.

Elles font référence à une pratique symbolique des guerriers amérindiens, et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Déterrer la hache de guerre" : entrer en conflit ouvert avec quelqu’un,

On dit par exemple : "La SNCF déterre la hache de guerre à l'encontre des fraudeurs".

  • et "Enterrer la hache de guerre" : cesser les hostilités, faire la paix ; décider une trêve avec une personne avec laquelle on est en conflit.

Sources : wiktionary.org et www.dictionnairedesfrancophones.org

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org