"La pierre philosophale".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre : une substance hypothétique dont l’élaboration constitue le but de l’alchimie, permettant d’acquérir la conscience absolue.

Sa détention permettrait, d’accéder à la lumière inextinguible, de donner la vie éternelle, ou de transmuter des métaux.

On parle également de "l'argyrogonie" (substantif féminin) ou du "grand oeuvre", pour sa réalisation.

  • et au sens figuré : une chose impossible à trouver.

On dit par exemple, dans le registre soutenu, "Chercher la pierre philosophale" pour signifier : "Effectuer de vaines recherches".

Source : wiktionar.org

Pourquoi dire : "Hacker" et "Un hacker", "Un hackeur" ou "Une hackeuse" ?

Et pas, simplement : "Pirater informatiquement" et "Un pirate informatique" ou "une pirate informatique" !

Puisqu'il s'agit de pénètrer par effraction dans des systèmes ou des réseaux informatiques.

Le substantif masculin "Un hacker" est un mot anglais.

Quant au verbe "Hacker" et aux substantifs masculin "Un hackeur" et fémlinin "Une hackeuse", il s'agit de mots de franglais.

Les utiliser contraint d'ailleurs ceux qui le font à prononcer différemment les mots homophonographes "Hacker" (a-ké) et "Un hacker" (un a-keur) afin de les distinger...

Source : wikipedia.org

"Un écailler" et "Un écailleur" : celui qui ouvre les huîtres n'est pas forcément celui auquel on pense !

Ces deux substantifs paronymiques du langage courant sont facilement confondus, alors qu'ils désignent des choses tout à fait différentes :

  • "Un écailler" est en effet un commerçant spécialisé dans la vente et l'ouverture des huîtres et autres coquillages.

Écailler des huîtres

Dans les restaurants dotés d'une étale extérieure présentant fruits de mer et crustacés, l'écailler est en charge de la préparation des produits de la mer commandés par les clients (en salle ou à emporter).

Il ouvre les huîtres, prépare les différents mollusques et coquillages, dresse les plateaux de fruits de mer et autres préparations de langoustines, tourteaux, crevettes, etc.

Connaissant parfaitement les différents produits de la mer, il conseille la clientèle dans ses choix.
Et, avant chaque service, dresse l'étalage des fruits de mer, en veillant à en faire une belle présentation, ainsi qu'à la bonne réfrigération des produits et à leur état de fraîcheur.

Le breton Marcel Lesoille, 11 fois champion du monde des écaillers et détenteur du record du monde d'ouverture d'huîtres avec 2 64 huîtres ouvertes en... une heure !
Le breton Marcel Lesoille, 11 fois champion du monde des écaillers et détenteur du record du monde d'ouverture d'huîtres avec 2 064 huîtres ouvertes en... une heure !
  • tandis que "Un écailleur" est l'ustensile de cuisine utilisé pour écailler les poissons.
Un écailleur à poissons
Un écailleur à poissons

Sources : www.carrefour.fr et www.lhotellerie-restauration.fr

"Quand le chat n'est pas là les souris dansent", "Le chat parti, les souris dansent" ou "Quand le chat dort, les souris dansent".

Cette amusante expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier s'emploie, au sens figuré, pour évoquer par exemple le comportement :

  • de subalternes profitant de la liberté occasionnée par l'absence de leur supérieur hiérarchique.

On dit par exemple : "Si tu voyais le cirque au bureau, lorsque le patron s'absente quelques jours : quand le chat n'est pas, les souris dansent".

  • ou d'enfants échappant à la surveillance des adultes.

On dit par exemple : "Dès l'instant où le professeur quitte sa classe, ne serait-ce que quelques minutes, c'est le bazar : quand le chat n'est pas, les souris dansent".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Chercher la pierre philosophale".

"Chercher la pierre philosophale" est une jolie locution verbale du registre soutenu, qui signifie, au sens figuré : effectuer de vaines recherches, ne pas pouvoir trouver.

On dit par exemple : "Ils peuvent toujours chercher à recruter un attaquant de classe européenne avec ce budget, mais ils cherchent la pierre philosophale".

"Transmuer" et "Transmuter".

Ces deux verbes parfaitement synonymes signifient tous deux : transformer un élément en un autre.

Et notamment :

  • transformer une substance en une autre, en changeant sa nature.

En particulier :

    • changer des métaux vulgaires en métaux nobles par les procédés de l'alchimie.
    • et, en physique nucléaire : transformer un élément chimique en un autre par une modification du noyau atomique de l'élément.

Cette "transmutation nucléaire" est également appelée "mue atomique".

  • et, en littérature : changer, transformer totalement une chose en une autre.

On dit par exemple : "Transmuter le réel par l'écriture".

Le substantif féminin correspondant est la "transmutation" ; le terme "transmuation" n'existant pas.

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org, wikipedia.org et www.larousse.fr

"Qui se sent morveux, qu'il se mouche" ou "Qui se sent morveux, se mouche".

On l'oublie souvent, mais c'est au génial Molière que nous devons cette extraordinaire formule devenue proverbiale, que j'utilise personnellement très régulièrement.

Elle est en effet extraite de l'acte 1, scène 3 de sa célèbre comédie en prose, écrite en 1668, "L'avare ou l'école du mensonge".

Et elle signifie en quelque sorte : "Si l'on se sent visé par quelque chose, c'est vraisemblablement parce que l'on est concerné".

Elle s'utilise - au sens figuré - pour commenter l'attitude d'une personne réagissant vivement à une critique, une réflexion, un reproche ne lui étant pas spécialement adressé, parce qu'elle se sent directement visée et la (ou le) prend pour elle-même parce qu'elle est concernée.

Et elle est assez proche de l'expression proverbiale "Si le chapeau te fait, mets-le".

Source : wiktionary.org

"Avoir du fromage blanc dans la tête", "Avoir du mou de veau dans la tête", "Avoir du mou de veau dans le cerveau" ou "Avoir du mou de veau dans le cigare".

Je trouve assez savoureuse ces expressions en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animal et d'idiotisme corporel, qui signifient toutes, au sens figuré : être complètement idiot.

Elles relèvent toutes du registre familier, à l'exception de la dernière - "Avoir du mou de veau dans le cigare" - qui appartient au registre argotique.

Sur un sujet contigu, je vous recommande ma collection d'articles consacré aux mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Un citoyen" et "Un concitoyen".

Ces deux substantifs masculins paronymiques sont parfois confondus alors qu'ils ne désignent pas vraiment la même chose :

  • "Un citoyen" est en effet un individu jouissant, dans l'État dont il relève, des droits civils et politiques garantis par cet État, et notamment du droit de vote (par opposition aux étrangers, de façon générale).

Par exemple : Marius et Loïc sont français et habitent respectivement Marseille (13) et Lorient (56). Ils sont donc tous deux des citoyens français. De même que le gallois Angharad et l'écossais Kyle sont tous deux des citoyens britanniques.

  • Tandis que "Un concitoyen" est un citoyen du même État ou de la même ville qu'une autre personne.

Dans notre exemple : Si Marius et Loïc se croisent à l'étranger, ils diront d'eux qu'ils sont concitoyens, en tant que citoyens français (appartenance au même État).

Mais le concitoyen de Marius à Marseille (13) ne peut-être qu'un marseillais (appartenance à une même ville).

 

 

"En avoir le coeur net".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : savoir à quoi s'en tenir, savoir ce qu’il en est, se délivrer de ses doutes.

On dit par exemple : "Je vais directement demandé à mon patron s'il a l'intention de nous faire déménager : je veux en avoir le coeur net".

Ou : "Maintenant au moins, je sais que je n'ai plus aucune chance avec cette fille, mais j'en ai le coeur net".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Par le fait", "Par le fait que" et "Par le fait même".

Ces deux locutions adverbiales signifient respectivement :

  • "Par le fait" : en réalité, en fait, de fait, effectivement ou véritablement.

Cette formule insiste sur le caractère réel d'une chose ou d'une situation.

On dit par exemple : "La pandémie est toujours là, par le fait".

Ou : "Je vais mieux, par le fait".

"Par le fait" devient parfois, pour certaines personnes - comme l'auteure de mes jours, qui en truffe ses conversations - un tic de langage.

  • "Par le fait que" : du fait que.

On dit par exemple : "Cela se traduit par le fait que notre niveau de langue ne cesse de se détériorer".

  • et "Par le fait même" : de ce fait, par conséquence ou par voie de conséquence.

On dit par exemple : "Ma chérie, après quinze ans de mariage, j'ai pu constaté depuis deux ans que tu m'avais trouvé un remplaçant durant mes voyages d'affaires. Par le fait même, je me vois contraint de te signaler que je compte divorcer afin d'épouser ma jeune assistante, avec laquelle nous attendons des jumeaux pour la fin de l'année".

Sources : www.linternaute.fr, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une effraction" et "Une infraction".

Bien qu'ils n'aient absolument pas la même signification, ces deux substantifs féminins paronymiques sont parfois confondus.

  • "Une effraction" est une rupture, un forcement ou un enlèvement de tout dispositif servant à fermer un passage, une clôture, un fenêtre, une porte, etc.

Par exemple un bris de carreau, de serrure, de chaîne, de cadenas ou d'antivol.

Ou l'usage de fausses clés, qui est assimilé à l'effraction.

L'effraction qui constitue un délit est une circonstance aggravante de certaines infractions : vol, violation de domicile,etc.

  • tandis que "Une infraction" est une transgression, une violation d'une règle ; et de façon générale : une action ou une omission, expressément prévue par la loi, qui la sanctionne par une peine en raison de l'atteinte qu'elle constitue à l'ordre politique, social ou économique.

On parle par exemple d'"infraction au code de la route".

Il y a trois catégories d'infractions : les contraventions, les délits et les crimes.

Sources : wikipedia;org et www.larousse.fr

"Ne rien vouloir entendre".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : ne pas tenir compte d’une demande ou d'une remarque, feindre de l'ignorer, refuser de l'entendre.

L'expression "Faire la sourde oreille" a presque exactement la même signification.

Et sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux expressions "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" et "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".

"Écaler" et "Écailler".

Ces deux verbes paronymiques du langage courant ne doivent pas être confondus :

  • "Écaler" signifie en effet :

Écaler un oeuf dur

    • ou : ôter l'écale de fruits durs, tels que les amandes, noix ou pistaches.

C'est à dire : les décortiquer.

Écaler des amandes
Écaler des amandes
Écaler des noix
Écaler des noix
  • tandis que "Écailler" signifie, selon le contexte :
Écailler un poisson
Écailler un poisson
    • gratter la peau d'un poisson cru avec un "écailleur", afin d'en enlever les écailles.
Un écailleur à poissons
Un écailleur à poissons
    • ouvrir des huîtres, ce qui est le métier de l'écailler.
Écailler des huîtres
Écailler des huîtres
    • ou : faire tomber une peinture, un vernis, etc., en plaques minces.

On dit par exemple : "L'humidité a écaillé toutes les peintures".

Un mur peint tout écaillé

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org