On n'écrit pas : "Vous tablier sur" !

Mais : "Vous TABLIEZ sur" !

Il s'agit de la deuxième personne du pluriel du verbe "tabler" à l'indicatif imparfait.

Et non du substantif masculin "Un tablier", désignant le plus souvent un équipement de travail couvrant l'avant du corps.

Il peut être porté pour protéger les vêtements et son porteur de possibles éclaboussures, déchirures et coupures ou pour des raisons d'hygiène.  Comme par exemple dans le domaine du jardinage, de la poissonnerie ou de la cuisine.

Un jeune homme portant un tablier

Source : wikipedia.org

"Songer" et "Songer à".

J'aime beaucoup ce joli verbe qui relève du langage courant.

  • "Songer" signifie :
    • rêver, laisser errer sa pensée, s'abandonner à la rêverie (être "songeur").

On dit par exemple : "La nuit dernière, j'ai songé à nos prochaines vacances : peut-être que nous pourrions aller en Italie cet été ?".

  • et "Songer à" :
    • avoir quelque chose, quelqu'un présents à l'esprit ; réfléchir, se soucier de, s'intéresser, s'occuper de, veiller à.

On dit par exemple : "Ne songeons plus à tout cela et amusons-nous pour une fois !".

    • prendre ses dispositions en vue de quelque chose ; avoir l'intention de faire quelque chose ; envisager, projeter de, se proposer de.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus d'avoir ma belle-mère à la maison à longueur d'année. Je songe à me débarrasser d'elle".

    • ou :penser, réfléchir, se dire intérieurement que.

On dit par exemple : "Il faudra que je songe aller enterrer le cadavre de ma belle-mère plus profondément : j'ai remarqué que le chien grattait sous le pommier".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Y avoir péril en la demeure" et "Ne pas y avoir péril en la demeure".

Ces deux jolies locutions verbales en forme d'idiotismes architecturaux relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • au sens propre dans le domaine juridique :
    • "Péril en la demeure" :  danger sur le point de survenir, situation critique où il est urgent d'agir, car le moindre retard pourrait causer préjudice.

Un film français, réalisé en 1985 par Michel Deville porte ce titre.

Affiche du film français "Péril en la demeure" de Michel Deville (1985)

    • "Y avoir péril en la demeure"  : y avoir un risque à attendre, à rester sans agir, à ne pas trouver de solution à un problème ; devoir agir rapidement.

On dit par exemple : "Protéger les guépards est une priorité car il n'en reste plus que quelques milliers en liberté : il y a péril en la demeure".

  • et par extension, au sens figuré :
    • "Il n'y a pas péril en la demeure" : il n'y a pas d'urgence ; rien ne presse, on ne risque rien à attendre.

On dit par exemple : "Il faudra songer à refaire la toiture du garage, mais il n'y a pas péril en la demeure : elle peut encore tenir quelques années".

Sources : vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca, www.expressio.fr, wiktionary.org et lalanguefrancaise.com

"Un bras de fer".

Un bras de fer

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre : un jeu sportif entre deux personnes qui empoignent chacun le poignet de l’autre et forcent chacun vers la main non utilisée pour lui faire toucher la table.
  • et au sens figuré : un conflit entre deux parties.

On dit par exemple : "Le bras de fer entre les deux enseignes risque de durer".

Et en particulier :

    • en sport : un duel,

On dit par exemple : "Les deux clubs ont entamé un bras de fer pour le gain du championnat".

    • et en politique : une tactique d’intimidation visant à faire céder l’adversaire en lui laissant croire qu’il se heurte à une détermination infaillible.

On dit par exemple : "Le gouvernement a engager un bras de fer avec les syndicats".

Source : wiktionary.org

"Pas très catholique".

Je trouve plaisante cette amusante locution adjectivale en forme d'idiotisme religieux.

  • elle signifie, au sens figuré, dans le registre familier : sujet à contestation, pas tout à fait normal, en-dehors de la légalité ; dont il faut se méfier ; douteux, suspect.

On dit par exemple : "Ce n'est pas très catholique, mon chéri, cette histoire de crème miraculeuse qui te permettrait de combler toutes mes attentes".

  • et au sens propre, dans le langage courant : pas très honnête, pas très moral.

On dit par exemple : "Les profits exagérés que vous réalisez sur la vente des couronnes mortuaires  ne sont pas très catholiques, mon fils".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution adjectivale "Pas très orthodoxe".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Ohé ! du bateau !".

J'aime bien cette locution interjective en forme d'idiotisme des transports.

Relevant du registre familier, elle s'utilise, au sens figuré, pour interpeller une ou plusieurs personnes inattentives, n'ayant pas remarqué quelque chose.

On dit par exemple : "Ohé ! Du bateau ! Je vous signale que vous n'avez plus que 24 heures pour vous inscrire au repas de fin d'année de notre association !".

Tandis qu'au sens propre, elle relève du langage courant et est utilisée pour interpeller les marins ou passagers d'un navire situé à proximité. En particulier si l'on est naufragé sur une île déserte !

On dit par exemple : "Ohé ! Du bateau ! Vous auriez une petite place pour moi ?".

Couverture du recueil de dessins humoristiques de Jacques faizant "Ohé ! Du bateau !" (1984)
Couverture du recueil de dessins humoristiques de Jacques faizant "Ohé ! Du bateau !" (1984)

"Faire un sort" à quelqu'un ou à quelque chose.

Cette locution verbale signifie :

  • au sens figuré : propager une chose, la faire valoir.

On dit par exemple : "J'aime faire un sort aux mots d'enfants de mes deux filles".

  • et au sens propre :
    • améliorer la situation matérielle d'une personne, notamment par un mariage.

On dit par exemple : "Jeter un sort à sa fille en lui faisant épouser un homme riche ne fait pas partie de mes projets".

    • ou : consommer entièrement quelque chose, manger entièrement un aliment.

On dit par exemple : "Tu lui as fait un sort à la tarte aux fraises !".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Conducteur" et "Un conducteur".

  • L'adjectif "Conducteur" signifie tout à la fois :
    • qui conduit.

On parle par exemple de "fil conducteur" ou de "principe conducteur".

    • et : qui peut être parcouru par un courant de conduction (pour un milieu, un corps) ; qui transmet l'énergie électrique ou la chaleur.

On parle par exemple de "matériau conducteur".

Conducteur d'électricité

  • Et le substantif "Un conducteur" signifie, selon le contexte :
    • une personne qui conduit un véhicule,
    • On parle par exemple de "conducteur de taxi", de "conducteur de bus" ou de "conducteur de car".

Un conducteur de car au volant

    • une personne qui guide, mène, dirige, gouverne.

On dit par exemple : "C'est un conducteur d'hommes né" ou "Il est le conducteur du peuple".

    • un soldat du train dans l'armée française,

Des conducteurs français ou soldats du trainDes conducteurs français ou soldats du train

    • un corps susceptible de transmettre d'un point à un autre de sa masse la chaleur ou l'électricité.
    • On dit par exemple : "Le métal est un bon conducteur" (et donc : un très mauvais isolant),
    • un plan dont dispose l’animateur d’une réunion ou d’un débat, indiquant l’ordre des questions à aborder, le nom des participants et, le cas échéant, l’enchaînement des interventions prévues,

Un conducteur d'émission

    • en musique : une partition réduite sur laquelle sont portées les principales indications de toutes les parties instrumentales, permettant au chef d’orchestre de diriger une oeuvre musicale.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

On ne dit pas : "Un dernier épitaphe" !

Le journaliste et historien français Marc Fourny

Ainsi que peut le déclarer le journaliste français Marc Fourny, dans l'émission de Christine Bravo "Sous les jupons de l'histoire" consacrée à "Madame de Pompadour (1721-1764)", diffusée en 2015 et rediffusée le 6 février 2023, sur la chaîne de télévision française Chérie 25.

Mais : "UnE derniÈRE épitaphe" !

Ce substantif est en effet féminin.

Nous venant du bas latin "epitaphium", issu du grec "epitaphion", signifiant "sur le tombeau", il désigne, selon le contexte :

  • une inscription funéraire, placée sur une pierre tombale ou un monument funéraire, afin de rappeler le souvenir de la personne morte.

L'épitaphe peut présenter le nom et les dates de la personne défunte, ou un texte faisant l'éloge de cette personne.

  • ou : une tablette de marbre, de métal, etc., portant cette inscription.

Le mot "épitaphe" ne doit pas être confondu avec deux autres mots de prononciation voisine :

  • une épigramme (le mot était masculin jusqu'au XVIIe siècle), qui désigne un poème satirique ; une raillerie mordante.
  • et : une épigraphe, qui désigne une inscription sur un édifice (avec sa date, sa destination, etc.) ou une inscription en tête d'un livre.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

 

"Pas très orthodoxe".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme religieux signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : non conforme, n'obéissant pas à la doctrine considérée comme vraie et enseignée officiellement par chacune des religions,
  • par analogie : non conforme à une doctrine, à un système considérés comme les seuls véritables,
  • et au sens figuré, dans le registre familier : bizarre, plus ou moins contestable ; pas en harmonie, en accord avec les opinions, les traditions généralement admises dans une société.

On dit par exemple : "Votre méthode n'est pas orthodoxe mais elle a le mérite d'être efficace".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution adjectivale "Pas très catholique".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Éclairer la lanterne" de quelqu'un.

Cette locution relève du registre familier.

Et le verbe "éclairer" est à prendre ici dans le sens de "allumer".

"Éclairer la lanterne" de quelqu'un signifie donc, au sens figuré : l'aider à y voir plus clair, lui apporter des éléments indispensables pour la bonne compréhension de quelque chose ; l'aider à comprendre ; lui en dire davantage.

On dit par exemple : "Pourriez-vous éclairer ma lanterne et me dire de quoi il s'agit au juste ?";

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Dormir à poings fermés" et "Dormir sur ses deux oreilles".

Ces deux curieuses locutions verbales en forme d'idiotismes corporels ne manquent naturellement pas d'interloquer nos jeunes enfants ainsi que nos amis étrangers.

Relevant toutes deux du registre familier, elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Dormir à poings fermés": dormir très profondément,

On dit par exemple : "Désolé je devais dormir à poings fermés et je n'ai pas entendu le bébé pleurer, mais la nuit prochaine je me lèverai, c'est promis ma chérie !".

  • "Dormir sur ses deux oreilles" : dormir sereinement, d'un sommeil paisible et empli de quiétude,

On dit par exemple : "Mon mari m'avait dit que je pouvais dormir sur mes deux oreilles et qu'il se chargerait de tout ! Je me lève et je le retrouve endormi devant la télé, le linge toujours dans la machine à laver et la vaisselle dans l'évier".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Dormir" en français.

Source : www.pourquois.com