"In extremis".

Cette locution adverbiale invariable nous vient du latin "In extremis" ("À l'extrémité").

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : à la dernière extrémité, à la dernière limite, à la toute fin, à l'article de la mort.

On dit par exemple : "Mon arrière grand-père m'a avoué in extremis avoir fait de la prison dans sa jeunesse".

  • et par extension : au tout dernier moment.

On dit par exemple : "J'ai failli rater mon avion : je suis arrivé in extremis".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Faire mordre la poussière" et "Mordre la poussière".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Elles font référence aux combats à mains nues se déroulant sur terre battue ou sur du sable, à l'issue desquels le vainqueur plaque son adversaire au sol et lui fait littéralement mordre la poussière.

Et elles signifient respectivement :

  • au sens propre :
    • jeter à terre.
    • et : tomber à terre.
  • et par extension :
    • faire subir un revers, une défaite.

On dit par exemple : "Avec cette réforme le gouvernement prend le risque de mordre la poussière".

    • et : subir un revers, une défaite

On dit par exemple : "Cela fait deux fois cette saison que le PSG mord la poussière cette saison".

"Sauvé par le gong".

Un "gong" est un instrument à percussion, originaire d'Extrême-Orient, constitué d'un disque de métal sonore (bronze ou cuivre) généralement suspendu, que l'on frappe avec un maillet ou une baguette à tampon.

Un gong oriental

Il est utilisé dans le monde de la boxe pour annoncer le début ou la fin d'une reprise ("round").

Un gong de boxe et son maillet

Dans ce dernier cas, son retentissement permet au boxeur en difficulté ou dominé par son adversaire de ne pas être déclaré perdant, et lui offre un temps de répit lui permettant de reconstituer ses forces.

La formule "Sauvé par le gong" signifie donc :

  • au sens propre, pour un boxeur :  qu'il bénéficie d'un temps de répit lui permettant de reconstituer ses forces.

On dit par exemple : "Le boxeur français allait s'écrouler à la cinquième reprise, mais il a été sauvé par le gong".

  • et par extension, dans le registre familier : que l'on a évité de peu une situation désagréable ; été sauvé in extremis.

On dit par exemple : "Au moment où mon daron allait voir que j'avais cabossé sa bagnole, ma daronne l'a appelé : sauvé par le gong !".

Sources : www.lalanguefrancaise.com, www.dictionnaire-academie.fr et www.usito.usherbrooke.ca

"Pas trop vite le matin, doucement l'après-midi".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale qui relève du registre familier.

Et qui s'utilise pour signifier, de façon ironique, au sens figuré : assez lentement, mollement, nonchalamment.

On dit par exemple : "C'est le genre de type qui ne se tue pas à la tâche : pas trop vite le matin, doucement l'après-midi".

"L'aspiration" et "La spiration".

Ces deux substantifs féminins paronymes ne doivent absolument pas être confondus !

  • "L'aspiration" désigne en effet, selon le contexte, dans le langage courant :
    • l'action d'aspirer, d'attirer l'air dans ses poumons (également appelée "inspiration" ou "inhalation") ou le résultat de cette action ; le contraire étant l"expiration".

On dit par exemple : "Les poumons de mon père sont défaillants : son aspiration est insuffisante".

    • l'action d'aspirer des gaz, des liquides, des poussières, etc.

On dit par exemple : "L'aspiration de la hotte de ma cuisine est onsuffisante".

    • la force intérieure, la tendance profonde qui pousse une personne vers un idéal ou une meilleure situation ; ou ce désir, cet élan, ce mouvement, ce souhait lui-même.

On dit par exemple : "L'aspiration du peuple iranien à la liberté est immense".

  • tandis que "La spiration" est un terme théologique désignant : l'acte par lequel le Saint Esprit procède du Père et du Fils, dans la Trinité chrétienne.

La "spiration active" est l'action ou la notion, par laquelle le Pere & le Fils de toute éternité produisent le Saint Esprit. Alors que la "spiration passive" est la notion ou le caractère, par lequel le Saint Esprit est désigné comme procédant du Père et du Fils.

Sources : www.lalanguefrançaise.com, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Aurifère" et "Une aurifère".

  • "Aurifère" est un adjectif désignant : ce qui contient de l'or.

On parle ainsi de "filon aurifère", de "gisement aurifère", de "minerai aurifère", de "prospection aurifère", "rivière aurifère" ou de "sable aurifère".

  • et "Une aurifère" est un substantif féminin utilisé dans le domaine de la finance pour désigner un titre d'actionnaire de mines d'or.

On dit par exemple : "J'ai toute confiance dans mes aurifères".

Source : www.cnrtl.fr

"Une espèce" ou "Des espèces".

Ce substantif féminin change de signification en fonction du registre de langue dans lequel il est employé, ainsi que du nombre.

  • au singulier ("Une espèce"), il désigne en effet tout aussi bien, selon le contexte :
    • dans le langage courant :
      • un ensemble d'individus animaux (on parle également de "race") ou végétaux (on parle également de variété"), vivants ou fossiles, à la fois semblables par leurs formes adultes et embryonnaires et par leur génotype, vivant au contact les uns des autres, s'accouplant exclusivement les uns aux autres et demeurant indéfiniment féconds entre eux.

On dit par exemple : "Mon verger compte de nombreuses espèces d'arbres fruitiers".

Ou : "Tout bébé déjà, j'aimais les serpents, quelle que soit leur espèce".

      • la nature propre à plusieurs êtres vivants ou à plusieurs choses, qui permet de les faire entrer dans une classe, une catégorie distincte des autres.

On dit par exemple : "Il y a plusieurs espèces de voyous" ou "Il y a de nombreuses espèces de bombes ou de missiles".

      • dans le domaine juridique : un point précis en litige ; le cas particulier dont il s'agit ; une circonstance, une occurrence.

On dit ainsi : "En l'espèce, nous avons affaire à un pauvre homme, exploité, abusé et battu par sa femme depuis des années".

Et l'on parle de "cas d'espèce".

    • tandis que dans le registre familier, il renforce une injure adressée à quelqu'un.

On dit par exemple : "Tu ne peux pas faire attention, espèce d'incapable ! Le jardinier masse beaucoup mieux que toi !".

    • et dans le registre familier ainsi que dans le registre désuet : l'apparence sensible des choses. Et donc : un genre, une sorte, un type.

On dit par exemple : "Mon chéri, j'ai trouvé une espèce de vieille armoire métallique chez ma grand-mère que j'aimerai installer dans mon bureau. L'armoire, pas ma grand-mère !".

Ou : "J'aimerai acheter une espèce de petite camionnette ou de très grosse voiture, pour ma maison de campagne".

  • tandis qu'au pluriel ("Des espèces"), il désigne, selon le contexte, dans le langage courant :
    • la monnaie fiduciaire (billets) et la monnaie divisionnaire (pièces métalliques) ayant cours légal, que l'on appelle également "le numéraire" ou dans le registre familier "l'argent liquide", voire "le liquide".
    • un mélange de plusieurs plantes ou parties de plantes séchées et divisées en petits fragments pour être utilisé en tisanes.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.fr

"Un oiseau de nuit".

Un oiseau de nuit posé sur une branche (© Fotolia)

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle désigne, par analogie, au sens figuré : une personne active la nuit, aimant vivre la nuit.

Appartenant à cette catégorie depuis plus de 40 ans, je me suis tellement reconnu dans l'article d'un blogue québecois, mis en ligne le 8 septembre 2015 et intitulé "8 choses à savoir sur ton ami qui est un oiseau de nuit", que je m'en suis très largement inspiré pour rédiger le présent article.

L'oiseau de nuit appartient à cette espèce d'individu qui ne s'endort jamais avant 4 ou 5 heures du matin (personnellement, c'est même plutôt 11 ou 12 heures. Et rien ne m'a jamais semblé davantage amusant que d'entendre une personne déclarer qu'elle s'était couché "à minuit passé"). Le soir en revanche, et même la nuit, il déborde d'énergie et fait souvent un million de choses en même temps.

Ce type de personne présente généralement plusieurs caractéristiques :

  • Il est plutôt quelqu'un de créatif : ses bonnes idées lui viennent habituellement en tête après minuit.

L'expression "La nuit porte conseil" n'a pas été inventée pour rien. L'oiseau de nuit déborde d'idées. Inutile de se demander où il va les chercher : il les trouve la nuit ! Lorsqu'il est tout seul chez lui, les idées fusent de partout dans sa tête.

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"Prêter le flanc".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : s'exposer à des attaques sur les flancs en marchant sans précaution latérales ; s'offrir à l'attaque de son adversaire en se découvrant,

On dit par exemple : "Nous ne pouvons pas avancer dans cette vallée avant l'arrivée de la colonne de renfort sans prêter le flanc à l'ennemi".

  • et au sens figuré, par analogie : s’exposer à quelque chose ; donner prise à quelque chose.

On dit par exemple : "En ne me relisant pas assez, je sais que je prête le flanc à la critique, car on admet difficilement que l'auteur d'un blogue consacré à la défense de la langue française commette des fautes d'orthographe ou des fautes de frappe".

Sources : www.expressio.fr, Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Aplater".

Ce verbe largement méconnu possède deux significations radicalement différentes :

  • dans le domaine maritime : répartir les matelots sept par sept pour manger au même plat,
  • et dans le domaine alimentaire : découper une Fourme d'Ambert, en respectant un geste précis consistant à la couper en commençant par le sommet, en un mouvement circulaire.

La découpe se fait à l'aide d'un couteau de forme très précise et l'entame de la tranche est réalisée en biseau.

Couteau à aplater la fourme d'AmbertCouteau à aplater la fourme d'Ambert

Source : wiktionary.org et www.gastronomico.fr

"Aller un peu vite en besogne".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : travailler trop rapidement,

On dit par exemple : "Vous êtes allés un peu vite en besogne les gars : vous allez me refaire correctement ce parquet qui ne ressemble à rien !".

  • et au sens figuré : précipiter les choses ; aller trop vite ; être expéditif ; agir précipitamment.

On dit par exemple : "Quitter ta femme parce que tu l'as surpris en train d'embrasser un type ? Tu vas un peu vite en besogne !".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Cuprifère" et "Une cuprifère".

  • "Cuprifère" est un adjectif désignant : ce qui renferme du cuivre.

On parle ainsi d'un "filon cuprifère".

  • et "Une cuprifère" est un substantif féminin utilisé dans le domaine de la finance pour désigner un titre d'actionnaire de mines de cuivre.

On dit par exemple : ""Les cuprifères sont à la baisse".

Source : www.cnrtl.fr