"Rester de marbre".

Cette locution verbale du langage courant signifie, au sens figuré : conserver une attitude dépourvue de toute émotion.

On dit par exemple : "Il est rare que l'on reste de marbre lorsque l'on apprend la mort d'un proche".

Et on dit de la personne ou de la chose qui vous fait rester de marbre qu'elle vous "laisse de marbre" ou qu'elle vous "laisse de glace".

Source : wiktionary.org

"Un compteur" et "Un conteur".

Ces deux substantifs masculins homophones appartiennent au langage courant et désignent respectivement :

  • "Un compteur" : un appareil servant à mesurer, compter.

Compteurs automobiles

On parle par exemple de "Compteur à gaz" ou de "Compteurs automobiles" ("Compteur de vitesse", "Compte-tours", etc.).

Compteur à gaz

  • et "Un conteur" : une personne qui raconte oralement une histoire sans support autre que ses connaissances, son imaginaire et ses talents d'improvisation.

Source : wikipedia.org

"Croquer le marmot".

Cette très curieuse expression aux origines incertaines ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers !

Appartenant au registre familier, elle signifie, au sens figuré : attendre longtemps, patienter longuement, en se morfondant.

Et s'utilise afin d'exprimer la contrariété ou l'impatience.

On dit par exemple : "Je suis arrivé aux aurores et j'ai croqué le marmot car cela n'ouvrait qu'à 9H30 !".

Source : wiktionary.org

"Plonger dans des abîmes de perplexité" ou "Plonger dans un abîme de perplexité".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale du registre soutenu qui signifie, au sens figuré : confronter à une indécision, une hésitation, une incertitude sans limites, insondable sur ce que l'on doit faire ou penser.

On dit par exemple : "La capacité des adolescents actuels à passer des journées entières les yeux rivés sur l'écran de leur téléphone portable me plonge dans des abîmes de perplexité".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Laisser de marbre" ou "Laisser de glace".

Ces deux locutions verbales du langage courant signifient, au sens figuré : ne pas provoquer de réaction ; laisser indifférent.

On dit par exemple : "J'ai vu le film comique muet lituano-estonien que tu m'avais recommandé, mais il m'a laissé de marbre".

Et on dit de la personne que l'on "laisse de marbre", qu'elle "reste de marbre".

Source : wiktionary.org

 

"Ne pas donner sa part aux chiens".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier existait déjà au XVIe siècle sous la forme "Ne pas jeter sa part aux chiens".

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : avoir faim, manger tout ce que l'on a de bon appétit,
  • au sens figuré :
    • tenir beaucoup à sa part, à ses prérogatives ou à ses prétentions sur quelque chose ; ne pas être partageur,
    • être économe voire avare.

Sources : savour.eu et www.languefrancaise;.net

"À bas bruit".

Cette étrange locution adverbiale du langage courant, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie, au sens figuré : furtivement, de manière cachée ; sans faire de bruit.

On dit par exemple : "Comme souvent, cette guerre civile s'est d'abord développée à bas bruit".

Cette expression est notamment utilisée dans le domaine médical, où elle signifie plus particulièrement : sans se révéler extérieurement ou à l'examen.

On dit par exemple : "La pandémie circule toujours à bas bruit".

Sources : wiktionary.org et webnext.fr

"Un sisyphe".

 

Ce substantif masculin est un héritage de la mythologie grecque, puisqu'il fait directement référence à Sisyphe, un personnage évoqué par Homère dans le chant XI de "L'Odyssée".

 

Et il désigne, selon le contexte :

Un Sisyphe

  • une personne vouée à une tâche surhumaine, à un labeur stérile ou qui semble ne pouvoir aboutir à rien de positif.

On dit par exemple : "Ce Sisyphe me fait pitié. Il ne parviendra jamais à évacuer toutes les pierres de son terrain ; il en remonte chaque jour des miliers de nouvelles".

Un bousier sisyphe

  • et, par analogie : un insecte coléoptère noir coprophage de la famille des Scarabéidés.

Il s'agit d'un genre de bousiers composé de plus de 90 espèces, dont l'aire de répartition est très vaste, puisqu'on le retrouve en Afrique, Eurasie, Asie, Amérique Centrale et Australie.

Le sisyphe mesure 8 à 13 mm de long et se caractérise par un corps trapu, terminé en pointe ainsi que par des pattes postérieures très longues.

 Comme tous les bousiers, il fabrique des boules d'excréments, qu'il roule devant lui avant d'y déposer une larve.

Source : www.cnrtl.fr

"Ne pas courir les rues" ("Ça ne court pas ls rues") ou "Courir les rues" ("Ça court les rues").

  • "Ne pas courir les rues" est une locution verbale du registre familier signifiant au sens figuré : être rare, pas fréquent, peu courant, peu commun.

On dit par exemple : "Une épouse comme la tienne, mon vieux, ça ne court pas les rues, je te le dis !".

  • À l'inverse, "Courir les rues" signifie : abonder, être fréquent, courant, banal ; que l'on a l'habitude de voir.

On dit par exemple : "Des exemplaires en état moyen, comme le vôtre, je vous assure que ça court les rues".

Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Battre à plate couture".

Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme textile, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie :

  • au sens propre :- pour les tailleurs (couturiers) d'autrefois : écraser une couture saillante avec son dé à coudre afin de l'aplatir,
  • et au sens figuré :
    • autrefois (registre désuet): rouer de coups.

Au théâtre, en effet, dans les farces du XVIIe siècle, le personnage du tailleur, prétextant qu’un autre personnage était "mal fagoté", écrasait les coutures saillantes de son habit en frappant vigoureusement le pauvre client à l’aide d’une latte !

    • et par extension : vaincre, défaire, battre très nettement, surpasser complètement, totalement ; terrasser, écraser.

On dit par exemple : "L'aviation ennemie a battu la nôtre à plate couture" ou "C'est la gauche qui a majoritairement permis à Jacques Chirac de battre Jean-Marie Le Pen à plate couture le 28 avril 2002".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Être monnaie courante" et "Ne pas être monnaie courante".

La "Monnaie courante" est une locution nominale du langage courant datant du XIIIe siècle et désignant, au sens propre : la monnaie fiduciaire en cours, c'est à dire les pièces (et plus tard les billets de banque) que l'on utilise au quotidien dans un pays ou un territoire.

  • La locution verbale du langage courant "Être monnaie courante" signifie pour sa part, au sens figuré : être une chose habituelle, commune, qui se fait régulièrement ; une pratique courante.

On dit par exemple : "Avant 2017 et l'interdiction du cumul d'un mandat de parlementaire et d'un mandat exécutif local pour les députés et les sénateurs, être député ou sénateur et maire était monnaie courante".

  • Et sa forme négative "Ne pas être monnaie courante" : être une chose inhabituelle, peu commune, qui se fait régulièrement ; une pratique peu courante.

On dit par exemple : "Jusqu'en 2017, les femmes n'étaient pas monnaie courante au sein des conseils d'administration des grandes sociétés françaises.

Sources : www.expressio.fr, www.linternaute.fr

"Cosmopolite".

Cet adjectif polysémique signifie tout à la fois :

  • qui s'accommode de tous les pays, de moeurs nationales variées, refuse les limites d'une nation, se déclare citoyen du monde.
    On dit par exemple : "Bien plus qu'européen, je me sens fondamentalement cosmopolite".
  • qui comprend ou rassemble des personnes de tous les pays ou subit des influences de nombreux pays.
On dit par exemple : "Marseille est l'une des villes les plus cosmopolites de France".
  • mais également, en biogéographie : qui connaît une très large répartition géographique.
On dit par exemple : "Il s'agit d'une plante cosmopolite, que l'on peut trouver sous toutes les latitudes".
Source : www.cnrtl.fr

 

"De fil en aiguille".

Cette locution adverbiale du langage courant en forme d'idiotisme textile date du XIIIe siècle.

Et elle signifie, au sens figuré : successivement, de manière progressive, en suivant une progression logique.

Elle s'utilise par exemple pour dire que l'on est passé d'une chose à une autre, d'un sujet de conversation ou d'une occupation à une autre.

Sources : wiktionary.org

 

"Serein" et "Serin".

Ces deux mots homophones ont naturellement des significations très différentes :

  • "Serein" est un adjectif signifiant : calme, paisible, tranquille, exempt de trouble et d'agitation.

On dit par exemple : "Il est difficile d'imaginer aujourd'hui que le Liban d'avant 1975 était un pays tellement prospère et serein qu'on le surnommait La Suisse du Proche-Orient".

Ou : clair, doux, pur et calme, en parlant du ciel, de l’air ou du temps.

On dit par exemple : "La semaine prochaine nous bénéficierons d'un temps plus serein".

Un serin

  • tandis que "Serin" est un substantif masculin désignant un petit oiseau passereau à bec conique, au plumage ordinairement jaune, auquel on apprend à siffler, à chanter des airs.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Quel est l'animal le plus paisible ?".

Source : wiktionary.org