"Un solde", "Une solde" et "Les soldes".

Il s'agit de trois substantifs homophonographes mais totalement différents :

  • "Le solde" ou "Un solde" désigne en effet :
    • la différence positive (solde "débiteur") ou négative (solde "créditeur") entre le total du débit et le total du crédit d'un compte.

On parle par exemple du solde d'un compte bancaire ou d'un compte fournisseur.

    • ou le reliquat d'une somme à payer.

On parle par exemple du solde de tout compte, lorsqu'un contrat de travail est rompu.

  • tandis que "La solde" ou "Une solde" désigne : le traitement d'un militaire (sa "paye").
  • et que "Les soldes" ou "Des soldes" désignent :
    • une vente de marchandises à prix réduit pour cause de dépréciation, liquidation, etc., ou à certaines époques de l'année.
    • ou ces marchandises elles-mêmes.            .

Ce mot peut exister au singulier mais de façon rarissime.

Source : www.larousse.fr

"Faut pas pousser grand-mère dans les orties", "Faut pas pousser mémé dans les orties", "Faut pas pousser mémère dans les orties", "Il ne faut pas pousser grand-mère dans les orties", "Il ne faut pas pousser mémé dans les orties" ou "Il ne faut pas pousser mémère dans les orties" et "Pousser grand-mère dans les orties", "Pousser mémé dans les orties" ou "Pousser mémère dans les orties".

Des orties

J'aime beaucoup ces différentes expression du registre familier en forme d'idiotismes botaniques.

Elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Faut pas pousser grand-mère dans les orties", "Faut pas pousser mémé dans les orties", "Faut pas pousser mémère dans les orties", "Il ne faut pas pousser grand-mère dans les orties", "Il ne faut pas pousser mémé dans les orties" ou "Il ne faut pas pousser mémère dans les orties" : il ne faut pas exagérer, abuser, dépasser les limites.

On dit par exemple : "Faut pas pousser mémère dans les orties : me fils me réclame de lui envoyer de l'argent pour réparer MA voiture, qu'IL a écrasé contre un platane !".

  • et "Pousser grand-mère dans les orties", "Pousser mémé dans les orties" ou "Pousser mémre dans les orties" : exagérer, abuser, dépasser les limites.

On dit par exemple : "En retard pour tes trois premiers jours : tu pousses grand-mère dans les orties !".

Sources : wiktionary.org

"Impair" et "Un impair" ou "Commettre un impair".

Comme c'est souvent le cas, je plains mes amis étrangers ou nos jeunes enfants, pour qui "Un impair" doit évidemment être... "Un nombre impair".

Eh non ! Car - comme cela est parfois le cas en français - l'adjectif ("Impair") et le substantif ("Un impair") revêtent des significations fort différentes :

  • "Impair" est un adjectif du langage courant qualifiant :
    • les chiffres et nombres non divisible par deux, tels que un, trois, cinq, sept, neuf, onze, etc.
    • les organes uniques dans l'organisme n'ayant pas de symétrique, tels que le coeur, l'estomac, le foie, etc.
    • ce qui est en nombre impair ; ou est exprimé par un nombre, un chiffre impair.

Une année "impaire" n'est jamais bissextile.

    • ou le côté d'une rue ayant des numéros impairs.
  • tandis que "Un impair" est un substantif du registre soutenu désignant : une maladresse choquante ou préjudiciable ; un manque de tact, de goût.

On dit par exemple : "Un voisin de mon père avait commis un impair d'anthologie. Alors qu'il saluait différents amis lors d'une cérémonie du 11 novembre, il demande à l'un d'eux : "Alors Maurice, toujours en forme ? Et ta femme, toujours... morte ?".

  • "Commettre un impair" : "Commettre" est le verbe idoine, qu'il faut utiliser avec le mot "Impair".

On dit par exemple : "Éviter de commettre un impair lorsque l'on rencontre ses beaux-parents pour la première fois me semble être une priorité".

Source : www.larousse.fr

"Avoir toutes les peines du monde à".

J'aime assez cette jolie expression du langage courant signifiant, au sens figuré :

  • éprouver, rencontrer de grandes difficultés pour.

On dit par exemple : "J'ai eu toutes les peines du monde à trouver une place dans le quartier".

Ou : "L'équipe de France a eu toutes les peines du monde à inscrire le but libérateur".

  • ou : ne pas pouvoir, ne pas parvenir à.

On dit par exemple : "Le président de la république aura toutes les peines du monde a expliquer qu'il n'est pas de droite".

Ou : "Tu risques d'avoir toutes les peines du monde à trouver une place, car je crois que tous les billets ont déjà été vendus".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Appuyer sur le champignon" ou "Écraser le champignon" et "Champignon au plancher" ou "Pied au plancher".

Ces étranges locutions, qui relèvent du registre familier, sont utilisées depuis le début du XXe siècle.

Et elles trouvent leur origine dans la forme des pédales d'accélérateur des premières automobiles.

Dans celles-ci en effet, lesdites pédales étaient constituées - non pas comme aujourd'hui d'une plaque plus ou moins recourbée - mais d'une tige métallique droite surmontée d'une demi-boule, l'ensemble ressemblant fortement... à un champignon.

Le pédalier automobile actuel
Le pédalier automobile actuel

Ainsi :

  • "Appuyer sur le champignon" et "Écraser le champignon" sont des locutions verbales en forme d'idiotisme botanique signifiant :
    • au sens propre, lorsque l'on est au volant d'un véhicule automobile : appuyer sur l'accélérateur, accélérer, aller plus vite.

On dit par exemple : "Il va falloir appuyer sur le champignon si tu veux pouvoir dormir à Nice (06) ce soir !".

    • et au sens figuré : faire avancer les choses plus vite.

On dit par exemple : "Le président souhaite que son ministre appuie sur le champignon afin que les effets de sa réforme se fassent sentir rapidement".

Conduire "pied au plancher"

  • et "Champignon au plancher" ou "Pied au plancher" sont des locutions adverbiales en forme d'idiotisme architectural (pour les deux), d'idiotisme botanique (pour la première) et d'idiotisme corporel (pour la seconde), qui signifient toutes deux : extrêmement vite, à la vitesse maximale.

Atteindre ladite vitesse nécessite en effet d'appuyer à fond sur le champignon/accélérateur.

Et lorsque celui-ci est complètement enfoncé, en butée proche du plancher du véhicule, on conduit le "champignon au plancher" et - par conséquent - le "pied au plancher".

CQFD

On dit par exemple : "Mon voisin s'est tué au volant : il roulait champignon au plancher sur une route de montagne".

Ou : "Sitôt leur forfait accompli, les cambrioleurs ont démarré pied au plancher".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.notrefamille.com

"Sessile".

Cet adjectif peu connu nous vient du latin "Sessilis" ("Sur quoi on peut s'asseoir").

Et il se dit :

  • de tout organe inséré directement sur l'axe et dépourvu de pédoncule, tel que certains polypes,
  • d'un animal caractérisé par sa fixation à un support, tel que le corail,
  • ou de ce qui possède une large base d'implantation, en particulier une tumeur.

Source : www.larousse.fr

"Avoir la dent dure".

Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie - au sens figuré - : être acerbe, cinglant, sévère dans son jugement, ses critiques, ses propos ou ses réparties ; manquer d'indulgence, de tact.

On dit par exemple : "Je sais que j'ai la dent dure avec les journalistes et hommes politiques français, dans beaucoup de mes articles de J'aime les mots, mais leur façon de s'exprimer me désespère souvent".

Sources : wiktionary.org, dictionnaire.reverso.net, www.larousse.fr et la-conjugaison.nouvelobs.com

"Truffer".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le domaine culinaire : farcir, garnir de truffes.

On dit par exemple : "Je vais truffer ma dinde de marrons".

  • et au sens figuré : bourrer, remplir, de choses disséminées en abondance.

On dit par exemple : "Si ces voyous reviennent je vais les truffer de plomb !".

Ou : "Mes élèves ont malheureusement pour fâcheuse habitude de truffer leurs devoirs de fautes d'orthographe et de fautes de grammaire".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Un cookie" ?

Un cookie

Et pas, selon le contexte  :

  • en matière alimentaire : "Un biscuit aux pépites de chocolat", comme le font si bien nos amis québecois.

Ainsi désignent-ils en effet fort justement ce petit biscuit rond, originaire des États-Unis d'Amérique, fait avec des brisures ou pépites de chocolat.

  • et en matière informatique : "Un témoin de connexion", "Un témoin de navigation" ou - par ellipse - "Un témoin" !

Il s'agit d'une suite d'informations envoyée par un serveur HTTP à un client HTTP, que ce dernier retourne lors de chaque interrogation du même serveur HTTP, sous certaines conditions.

Ce témoin est l'équivalent d'un fichier texte de petite taille, stocké sur le terminal de l'internaute.

Existant depuis les années 1990, ils permettent aux développeurs de sites web de conserver des données utilisateur afin de faciliter la navigation et de permettre certaines fonctionnalités.

Les témoins ont toujours été plus ou moins controversés, car ils contiennent des informations personnelles résiduelles pouvant potentiellement être exploitées par des tiers.

Ces informations censées être privées ne le sont pas vraiment, puisqu'elles sont accessibles à un certain point.

Source : wikipedia.org

"Que diable !" et "Que diable".

Attention à la typographie et au point d'exclamation, qui permet de distinguer ces deux formules du registre désuet en forme d'idiotismes religieux :

  • "Que diable !" avec un point d'exclamation est en effet une locution adverbiale et une interjection servant à indiquer de l'impatience ou de l'irritation.

On dit par exemple : "Allons, allons : remuez-vous un peu, que diable !".

  • tandis que "Que diable" est un pronom interrogatif de même usage que le pronom interrogatif "Que" ou "Qu''', indiquant, en outre, de la surprise ou de l'irritation.

On dit par exemple : "Mais que diable allais-tu faire seule, à minuit, dans la maison de campagne isolée de cet ancien violeur multirécidiviste ?".

Source : wiktionary.org

"Ne pas manger de ce pain là".

Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie, au sens figuré : refuser de faire quelque chose qui nous déplaît ; principalement parce que l'on ne veut pas agir de façon illégale ou immorale.

On dit par exemple : "La mairie m'a proposé un appartement plus grand si j'arrêtais de jouer les agitateurs sociaux. Mais je ne mange pas de ce pain là".

Nota bene : cette expression "Ne pas manger de ce pain là" ne doit surtout pas être confondue avec l'expression "Ne pas manger de pain" ("Ça ne mange pas de pain").

Source : wiktionary.org

 

"Ne pas manger de pain" ou "Ça ne mange pas de pain".

Cette curieuse locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elle signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • cela n'aura pas de conséquences bien importantes, cela ne peut guère nuire, cela ne fait pas prendre de grands risques.

On dit par exemple : "Pour le mois d'août je ne vais remplacer que deux de mes quatre salariés en vacances ; ça ne mange pas de pain".

  • ou : cela ne nécessite pas de grosses dépenses, cela ne demande pas beaucoup d'efforts.

On dit par exemple : "Mon neveu veut se lancer dans le commerce. Je lui ai promis de parler de lui à mes clients et fournisseurs ; cela ne mange pas de pain".

Ou : "Appeler tes grands-parents de temps à autres leur ferait plaisir. Et ça ne mange pas de pain".

Le pain étant en effet autrefois la base de l'alimentation et donc quelque chose de vital, dire "Ça ne mange pas de pain" revenait à dire : cela ne grève pas trop le buget, ne devrait pas nous mettre en péril ou avoir des conséquences fâcheuses.

Nota bene : cette expression "Ne pas manger de pain" ne doit surtout pas être confondue avec l'expression "Ne pas manger de ce pain là".

Sources : wiktionary.org et www.cnews.fr

"Crouler".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • S'affaisser, s'effondrer, s'écrouler, s'ébouler.

On dit par exemple : "Des pans de murs commencent à crouler".

  • Aller à sa ruine, échouer.

On dit par exemple : "Le gouvernement actuel croule de toutes parts".

  • Porter un tel poids, une telle quantité qu'une impression d'affaissement est donnée.

On dit par exemple : "Ma fille croulait sous le boulot en première année de médecine" ou "Mes cerisiers croulent sous les fruits".

Source : www.larousse.fr