"Un alpaga" ou "Un alpaca".

Ce mot désigne :

  • au sens propre un mammifère domestique originaire d'Amérique du Sud, de la famille des camelidés.

L'alpaga est élevé pour sa laine de très grande qualité. Et sa femelle est appelée "l'alpaguette".

Alors qu'on l'avait longtemps considéré comme très proche du guanaco, une étude de 2001 a montré qu'il avait un ancêtre commun plus récent avec la vigogne qu'avec le guanaco.

Comme les autres camélidés, l'alpaga rumine mais n'est pas classé dans la famille des ruminants.

Selon le pelage, on distingue deux types d'alpagas : les suris et les huacayas.

Un alpaga
Un alpaga
  • et par ellipse lexicale, un manteau en laine d'alpaga.

Celle-ci est très haut de gamme : plus douce, plus chaude, plus résistante et plus légère que la laine de mouton. Et donc évidemment bien plus onéreuse.

Un manteau d'alpaga
Un manteau d'alpaga

Nota bene : le mot espagnol "Alpaca" est beaucoup moins utilisé en France que le mot "Alpaga".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un goal" ?

Un gardien de but de football

Et pas, selon le contexte, :

  • dans le domaine sportif : "Un gardien de but" ou, par ellipse lexicale, "Un gardien" !

Ce mot est effet l'apocope du terme anglais "Goalkeeper" signifiant "Gardien de but".

On parle également, dans le jargon sportif de "Portier".

Il s'agit du joueur chargé de protéger le but de son équipe, de manière que le ballon n'en franchisse pas la ligne.

Contrairement aux joueurs de champ, il a le privilège - dans la surface de réparation - de pouvoir utiliser toutes les parties du corps.

Il peut également évoluer sur tout le terrain, alors avec les mêmes restrictions que les autres joueurs. S'il touche le ballon intentionnellement de la main ou du bras hors de sa surface de réparation, il est, comme le seraient tous les autres joueurs, coupable d'une faute d'anti-jeu et, passible d'une sanction (carton jaune ou rouge).

Dernier rempart entre le ballon et le but de son équipe, le gardien occupe donc un poste essentiel.

  • et dans le domaine de la gestion et des ressources humaines : "Un objectif" !

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Et i' vont rester tous les enfants avec le maître en contact" !

Comme l'a déclaré, le 14 mars 2020, le présentateur de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Et TOUS LES ENFANTS vont rester EN CONTACT avec le maître" !

Par ailleurs, on ne dit plus "le maître" (par ellipse lexicale de "le maître d'école") depuis, je pense, un bon demi-siècle.

Ni même "l'instituteur" depuis 1990, puisque ce vocable a été remplacé par celui de "Professeur des écoles".

15 façons de dire "Un établissement où se pratique la prostitution".

Une maison close, autrefois

J'ai toujours été très étonné par la richesse du vocabulaire français permettant de désigner ce type d'établissement. Laquelle est, je pense, tout à fait révélatrice de l'importance occupée par ce type de lieu dans la société française d'avant avril 1946.

Ce n'est en effet le 13 avril de cette année-là que date la loi Marthe Richard abolissant le régime de la prostitution, réglementée en France depuis 1804, et ordonnant leur fermeture. Fermer des "maisons closes", il n'y avait que l'administration française pour prendre une telle décision !

Le terme le plus courant et le plus célèbre est "un bordel", qui appartient au registre argotique.

Sans surprise, c'est bien sûr dans ce registre que l'on trouve le plus de mots synonymes, avec : "un bobinard", "un boxon", "un claque" ou "une taule".

Mais également les apocopes "un box" (pour "un boxon") et "un clandé" (pour "un établissement clandestin").

Ainsi que "un BMC" ou "un Bordel Militaire de Campagne", qui relèvent par ailleurs du vocabulaire et du jargon militaire.

Dans le langage courant nous trouvons : "une maison", par ellipse de "une maison close", "une maison de passe" ou "une maison de tolérance".

Enfin, le registre soutenu nous propose "un lupanar".

"Être à la barre".

Cette ellipse lexicale peut avoir deux deux significations radicalement différentes selon le contexte :

  • être à la barre (d'un navire) c'est décider de la direction à prendre,
  • par extension, c'est donc également diriger, conduire, mener une politique par exemple.

On dit par exemple que son premier secrétaire est à la barre d'un parti.

  • tandis qu'être à la barre (d'un tribunal) c'est témoigner.

On appelle les témoins à la barre.

"Un admin".

On désigne ainsi - par apocope et par ellipse lexicale - dans le registre familier, un "administrateur de site".

Ce vocable est un synonyme de "webmestre" et désigne la personne responsable d'un site web, de sa conception à sa maintenance.

Pourquoi dire : "Un magnet" ! Et pire encore : "Une magnet" !

Et pas : "Un aimant" ou, idéalement, "Un aimant de frigo" !

Puisque le mot anglais "Magnet" n'est qu'une ellipse lexicale de la locution nominale "Fridge magnet".

"Un antitussif".

Une cuillerée à soupe de sirop antitussif

Ce vocable désigne - par ellipse lexicale - un médicament antitussif, c'est à dire censé arrêter la toux.

Le type d'antitussif adéquat dépend de la nature de la toux :

  • les toux "sèches" sont traitées par des suppresseurs de la toux qui suppriment le besoin urgent de tousser,
  • tandis que les toux "productives" ou toux "grasses" (toux associées à des expectorations) sont traitées avec des "expectorants", médicaments visant à produire et expulser le mucus de la trachée.

Personnellement, je pense toujours avec compassion aux enfants et apprenants de FLE, qui se demandent pourquoi on ne parle pas d'"antitoussif" !

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Je me suis acheté un petit top" !

Mais : "Je me suis acheté un petit HAUT" et, idéalement, " "Je me suis acheté un petit HAUT DE VÊTEMENT" !

Cela vous évitera d'abuser des ellipses lexicales.

"Avoir des hauts et des bas".

Cette formule du langage courant signifie tout à la fois :

  • une succession de valeurs hautes et basses, en métrologie,

On dit par exemple : "Les températures de ce début d'année connaîtront des hauts et des bas."

Ou : "Cette valeur boursière a connu des hauts et des bas mais a bien terminé l'année".

  • et, par extension, une succession de moments favorables et de moments difficiles,

On dit par exemple : "Psychologiquement, j'ai connu des moments plus faciles que cette fin d'année, où j'ai eu des hauts et des bas".

  • ou : avoir une garde-robe féminine bien fournie... par ellipse lexicale de "Des hauts de vêtements" et "Des bas de vêtements" !

 

"La totale".

Je me souviens, très jeune enfant, m'être demandé, ce que pouvait bien signifier ce mot désignant un mal mystérieux, qui semblait avoir affecté plusieurs personnes féminines de notre entourage familial : "Martine a été opérée de la totale" ou "Vous êtes au courant pour madame Denis : on lui a fait la totale"...

J'ai ensuite découvert que cette ellipse lexicale désignait "L'ABLATION totale DE L'UTÉRUS ET DU COL UTÉRIN", plus scientifiquement appelée "HYSTÉRECTOMIE totale".

Il s'agit là d'un cas assez peu fréquent d'omission d'un ou plusieurs mots au début ET à la fin d'une locution.

 

 

 

"Une allemande".

  • Il s'agit tout d'abord d'une personne de nationalité allemande,
  • mais également, par ellipse lexicale, d'une automobile de type berline, spécialité reconnue des constructeurs allemands,
  • une danse ancienne à quatre temps,
  • et enfin, dans le monde du théâtre, d'une répétition intégrale ou partielle des déplacements en mode rapide.

Les dialogues peuvent être tronqués, puisqu'il s'agit avant tout d'un exercice de mémorisation des déplacements et d’appropriation de l'espace scénique.

De ce fait, cette répétition est particulièrement nécessaire lorsque la troupe se déplace dans un nouveau théâtre.