On n'écrit pas : "Mr" ni Mr." pour "Monsieur" !

Mais : "M." !

Même si malheureusement une grande partie de la population française l'utilise, "Mr." est en effet l'abréviation anglaise du mot anglais "Mister". Et "Mr" n'existe pas !

Selon moi, l'une des causes de cette grossière erreur réside tout simplement dans l'existence d'au moins deux marques états-uniennes commercialisées en France depuis un peu plus de cinquante ans sous le nom de "Mr" quelque chose :

  • il s'agit tout d'abord de la marque "Mr. Propre", commercialisée en France sous ce nom depuis 1966, alors qu'il s'agit bien évidemment d'une traduction parfaitement impropre de son nom d'origine... "Mr Clean",
  • mais également de la marque "Mr. Freeze" ("M. Gelé" ou "M. Glacé"), commercialisée en France sous ce nom depuis 1973, alors qu'il s'agit là aussi d'une traduction erronée de son nom d'origine,
  • et pire encore : de l'enseigne française "Mr. Bricolage", créée en 1980 !

Et ces exemples sont, je crois, parfaitement révélateurs des incroyables dégâts provoqués par le terrible laxisme de nos dirigeants qui ont, depuis longtemps, renoncé à défendre notre langue et baissé les bras face à l'invasion de ces marques aux noms en anglais que je dénonce haut et fort dans ma collection d'articles intitulée "Pourquoi nous imposer des marques constituées de mots anglais ?".

 

 

Pourquoi écrire : "vs" ! Et pourquoi dire : "Versus" ?

Et pas simplement : "c." et "Contre" !

Je ne supporte plus de lire et d'entendre ces mots anglais à longueur de journée !

"Kingsley Coman".

Kingsley Coman

Le nom de ce joueur international de football français, né le 13 juin 1996 et jouant comme attaquant, se prononce au choix ko-mane ou ko-man.

L'intéressé lui-même déclare en effet : "De base, en Guadeloupe, on dit Kingsley ko-man. Mais quand j’étais petit, on me faisait beaucoup de blagues à deux balles, genre : Comment tu t’appelles ?. Après, j’ai pris l’habitude de dire ko-mane. Je trouvais que c’était plus beau. Mais ko-man ou ko-mane, les deux, c’est bon".

"La HPA " ou "L'hôtellerie de plein air".

Ce sigle et cette locution nominale utilisés depuis le milieu des années 1960 par les professionnels de la profession (*), mais qui a mis des décennies à parvenir à s'imposer auprès du grand public (c'est encore à peine le cas, je crois) désigne ce que l'on appelait auparavant "Le camping".

Connaissant mon aversion pour les anglicismes, on aurait pu croire qu'un tel changement me réjouirait. Il n'en est cependant rien puisque je préfère, de beaucoup, la formule utilisée par nos amis québecois, qui parlent d'"Hébergement de plein air" !

Je la trouve en effet beaucoup plus honnête, réaliste et concrète que celle d'"Hôtellerie de plein air", qui entend essayer de rapprocher ce secteur économique de l'hébergement touristique de l'hôtellerie traditionnelle dite "classée".

Certes, je le concède, le camping, est en effet assez largement monté en gamme - et surtout en prix ! - depuis un demi-siècle, ce qui, avant toute chose, en interdit désormais l'accès à l'immense majorité des classes populaires et des travailleurs pauvres, qui pouvaient autrefois en profiter.

Mais considère que c'est vraiment se moquer du monde que de parler d'"hôtellerie" pour qualifier ce type d'hébergement :

  • Les camping-cars actuels ont beau être chaque année plus grands et davantage équipés voire luxueux, on ne fait jamais que dormir dans un camion ou dans un bus !
  • Et ces villages de vacances que l'on qualifie désormais de PRL (Parc Résidentiel de Loisirs) réunissant des "habitats légers de loisirs", de type tipis, tentes de grande dimension, maisons mobiles, cabanes perchées, chalets ou bungalows ne ressemblent, pour moi, en rien à l'hôtellerie traditionnelle !

Bungalows Cabanes perchées

(*) : Le 1er janvier 1964, l''UCAF (Union Nationale des Camps Aménagés de France), créée dans les années 1950, devient la FNHPA (Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air).

"SDIS", "SDMIS" et "SIS".

Un Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) est un établissement public à caractère administratif gérant les sapeurs-pompiers au niveau d'un département.

Chaque SDIS est désigné en lui ajoutant le numéro de son département : le SDIS-38 est ainsi en charge de l'Isère.

Il est placé sous la double autorité du président du Conseil d'Administration (CASDIS pour CA du SDIS) pour l'emploi, et sous l'autorité des maires ou du préfet agissant dans le cadre de leurs pouvoirs respectifs de police.

  • L'ancien SDIS-69 (Rhône) est appelé depuis 2015 le SDMIS (Service Départemental-Métropolitain d’Incendie et de Secours), car il couvre la circonscription départementale du Rhône, comprenant le département du Rhône et la métropole de Lyon.
  • Paris (75) et la petite couronne (Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94) étant défendus par les militaires de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), il n'y a pas de SDIS dans ces départements.
  • Le SDIS-13 (Bouches-du-Rhône) cohabite avec les militaires du BMPM (Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille qui a les mêmes prérogatives qu'un SDIS sur la commune de Marseille, l'aéroport de Marignane et le port de Marseille-Fos.
  • Enfin, avec la réforme instaurant la collectivité territoriale unique de Corse, les SDIS 2A et 2B sont renommés respectivement SIS (Service d'Incendie et de Secours) 2A et 2B, tout en gardant leur champ d'action.

Un "SIS".

Ce rétroacronyme peut désigner, selon les cas,

  • ou un Secteur d'Information sur les Sols, c'est à dire un terrain où l'État a connaissance d'une pollution des sols justifiant, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la santé et l’environnement.

Cela, afin d'améliorer l'information du public et de garantir l’absence de risque sanitaire et environnemental par l’encadrement des constructions.

"Sentir le sapin".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique appartient au registre argotique.

Et elle signifie, au sens figuré : n'avoir plus longtemps à vivre.

Elle remonte au XVIIe siècle, une époque où le bois de sapin était utilisé pour fabriquer les cercueils et où, par conséquent, son odeur, était annonciatrice d'une mort prochaine.

Source : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Coordinateur" ou "Coordinatrice" et "Coordonnateur" ou "Coordonnatrice".

  • l'adjectif qualifie ce qui a la faculté d'ordonner et de combiner harmonieusement des éléments séparés pour constituer un ensemble cohérent ou efficace.

On parle par exemple d'"esprit coordinateur" ou d'"esprit coordonnateur" et d'"intelligence coordinatrice" ou d'"intelligence coordonnatrice".

  • et le substantif désigne la personne ayant pour mission de centraliser les informations, de mettre en ordre les éléments séparés d'un ouvrage collectif, d'harmoniser l'action d'un service administratif, d'une armée ou de différentes composantes politiques.

Intervertir", "Inverser" et "Permuter".

  • Intervertir, c'est renverser l'ordre des éléments d'un tout ou d'une série ; mettre une chose à la place d'une autre (et réciproquement),

Par exemple : "ABCDEF" devient "ADEFBC" ou "BCDFEA", etc.

  • Inverser, c'est placer dans des positions inverses par rapport aux positions précédentes, en ce qui concerne l'ordre ou le sens,

Par exemple : "ABCDEF" devient "FEDCBA".

  • Et permuter, c'est - dans un système donné - prendre la place d'un élément qui vient, en retour, occuper la vôtre.

Par exemple : "ABCDEF" devient "ABEDCF" (le "C" et le "E" ont permuté).

Source : wwww.cnrtl.fr