"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

" 'Est 'aud 'ais 'est 'on !".

Cette formule étrange, utilisée lors d'un repas, après après avoir commencé à goûter un mets arrivé très chaud sur la table, constitue une façon plaisante et humoristique de signifier à son commensal que "C'est chaud mais c'est bon".

"Prendre cher".

Cette expression peut avoir différentes significations, en fonction du contexte :

  • dans le registre familier, elle signifie : demander ou exiger des honoraires élevés,

On dit par exemple : "J'ai un super cardiologue mais il prend cher".

  • et, dans le registre populaire, :
    • avoir bien vieilli, ou s'être physiquement dégradé,

On dit par exemple : "J'ai revu Alain Delon, à la télévision, l'autre jour : il a pris cher, le pauvre !".

Ou : "J'ai été surpris en revoyant une vieille amie du lycée, récemment : elle a pris cher :".

    • être ivre ou puissamment drogué,

On dit par exemple : "Stéphane a picolé toute la soirée : il a pris cher !".

    • subir une sévère réprimande ou une lourde condamnation.

On dit par exemple : "Mathias a pris cher quand son père a vu son bulletin tout pourri !".

Ou : "Mon pote a pris cher quand les flics l'ont chopé après avoir grillé un feu".

    • s'endommager, s'user.

On dit par exemple : "On voit qu'il était à ton grand-père et que ton vieux et ses frangins s'en sont longtemps servi de ce vélo : il a pris cher !".

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Le plus bas taux" !

Comme l'a dit, à mon sens plutôt maladroitement, compte tenu de l'homophonie avec le mot "Bateau", le journaliste français Axel Monnier, le 14 août 2019 à 8H30, sur la chaîne télévisée française d'information en continu LCI,

Mais plutôt : "Le taux le plus bas" !

"Une branleuse".

Une taqueuse

Ce terme polysémique du registre argotique désigne :

  • autrefois, dans le domaine de l'imprimerie :
    • une machine - appelée ordinairement de nos jours "Une taqueuse" - servant, après le tirage et avant le massicotage et le pliage, agrafage ou reliage, à aligner les feuilles de façon homogène. On appelle cette opération le "Taquage" ou "Déramage".

Celui-ci s'effectue à l'aide d'une table équipées d'un moteur de vibration ainsi que de deux butées latérales et d'une butée à l'arrière. Pour aligner les bords de la rame de papier, la table s'incline vers la gauche ou vers la droite tout en vibrant.

Grâce à ces vibrations, la "branleuse" égalise les piles de papier afin que les feuilles soient parfaitement superposées les unes sur les autres.

Une taqueuse
Une taqueuse
    • ainsi que l'ouvrière travaillant sur ce type de machine ; son équivalent masculin étant surnommé... "Le branleur".
  • une personne de pâle envergure menant une vie oisive.

On dit par exemple : "Cette petite branleuse ne fout rien de ses journées".

  • une masturbatrice, une personne de sexe féminin qui masturbe ou se masturbe.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Sidéral" et "Sidérant".

Ces deux adjectifs paronymes ont des significations très différentes :

  • "sidéral" signifie "se rapportant aux astres",
  • et "sidérant" :
    • au sens propre, en médecine, : "qui sidère, relatif à la sidération, qui la provoque",
    • et, au sens figuré, dans le registre familier, : "qui provoque la stupeur, la stupéfaction, époustouflant, stupéfiant, extrêmement étonnant".

"Les Perséides".

Ce nom désigne un essaim de météores ou "étoiles filantes", visible dans l'atmosphère terrestre, dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois.

Ils se déplacent à une vitesse de 58 km/s, soit environ 210 000 km/h et, en moyenne, on peut généralement en observer une centaine par heure.

Les premières traces d'observation datent de l'an 36, mais ce n'est qu'entre 1864 et 1866 qu'il a été établi une relation entre les Perséides et la comète Swift-Tuttle dont ces débris sont issus.

Ces météores sont observables lorsque lesdits débris rencontrent l’atmosphère terrestre, soit à partir du 20 juillet environ, jusqu’aux alentours du 25 août, avec un maximum habituellement situé entre les 11 et 15 août ; la nuit la plus active de la pluie des Perséides étant celle du 12 au 13 août de 2 à 5 heures du matin.

Se produisant, pour l'hémisphère nord, lors de la période estivale, les Perséides constituent l'essaim de météores le plus spectaculaire et le plus populaire de l'année

"Ne pas s'en faire".

Le "en" dont il est ici question, c'est naturellement "du souci".

Et cette locution du registre familier signifie donc tout simplement "Ne pas se faire de souci".

"Un pisse-pas-là".

Pisse-pas-là

Ce mot du registre familier désigne un arceau métallique, parfois hérissé de piquants, destiné à préserver les angles des murs de l'urine des passants.

Plus ou moins efficaces, il en existe de très nombreuses variations.

"Dépasser les bornes".

Cette expression, basée sur la métaphore de la borne comme synonyme de limite, signifie, au sens figuré "exagérer, aller trop loin, au-delà des règles établies, des limites de la bienséance ou du raisonnable, en faire trop".

Sources : www.linternaute.fr et ww.expressions-francaises.fr

"La course à l'échalote" ou "Faire la course à l'échalote".

Cette expression désigne :

  • au sens propre, un jeu ou une brimade enfantine consistant à pousser un camarade en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • au sens figuré, forcer quelqu’un à partir en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • et, par extension, une fuite ou une débandade, chasser ou faire s’enfuir quelqu’un.