Ce chapitre rassemble l’ensemble de mes articles consacrés aux difficultés de la langue française.
Et ce, depuis les problèmes d’orthographe ou de prononciation, jusqu’aux ambiguïtés résultant de l’homophonie, de l’homographie, de la polysémie ou de la paronymie, en passant par les acronymes, aphérèses, apocopes, ellipses, homophonographes, sigles ou syncopes.
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Et elle signifie, au sens figuré : faire la paix, se réconcilier avec cette personne, renoncer aux querelles, rétablir la paix avec elle ; renouer des relations cordiales après une période conflicteuse.
Elle fait référence à une vieille pratique amérindienne consistant à fumer le calumet de la paix, une longue pipe, fumée lors de délibérations, en fin de guerre ou pour souhaiter la bienvenue.
Le terme "calumet" et son synonyme "pétunoir" apparaissent dès 1612, dans l'Histoire de la Nouvelle-France de Marc Lescarbot.
J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel.
Datant du XVIIIe siècle, elle relève du registre familier.
Et elle signifie, de façon péjorative : être très inférieur à ; ne pas être au niveau de.
On dit par exemple : "Le personnel politique actuel est d'une médiocrité sans nom : il n'arrive pas à la cheville de ses prédécesseurs".
Les liliputiens vidant les poches de Gulliver ne lui arrivent pas à la cheville, au sens propre, dans "Les Voyages de Gulliver" ou "Les Voyages extraordinaires de Gulliver", un roman satirique anglais écrit par Jonathan Swift, en 1721
Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr
un carré de toile servant à essuyer la vaisselle, que nos voisins belges appellent d'ailleurs "essuie de vaisselle".
On dit par exemple : "Prends donc un torchon et essuie la vaisselle avant de retourner t'affaler dans ton fauteuil à ronfler devant ton match !".
et pour nos amis belges et canadiens : une serpillière.
et au sens figuré, dans le registre familier :
un écrit, un texte, sans soin, sale, mal présenté ou sans valeur.
On dit par exemple, dans un monde idéal où les enseignants auraient toujours le droit de punir les élèves irrespectueux : "Comment osez-vous me rendre un tel torchon !".
un journal méprisable.
On dit par exemple : "Rassemblant des plumes souvent issues ou proches de l'Action française, l'hebdomadaire français Je suis partout, principal journal collaborationniste et antisémite français sous l'occupation allemande, devient, à partir de 1941, un torchon".
Page un du numéro spécial du 17 février 1939 de "Je suis partout", publié par Arthème Fayard, dont le premier numéro sort le 29 novembre 1930 et le dernier le 16 août 1944.
Cette locution adverbiale relève du jargon maritime.
Et elle désigne, au sens figuré, dans le langage courant : une complète désorganisation, une situation on l'on ne contrôle plus rien.
On dit par exemple : "J'ai voulu essayer ce nouveau restaurant dimanche, mais je ne te le conseille pas. Ce n'était pas mauvais mais il y avait panique à bord et nous avons attendu nos plats près d'une heure".
Une scène du film étast-unien "Panique à bord", réalisé en 1960 par Andrew L. Stone
Ces mots peu usités par le Français moyen relèvent du vocabulaire religieux.
Le terme "irénisme" est récent puisque n'est attesté qu'en 1962. Il nous vient du grec εἰρήνη (eirếnê), où il signifie "la paix". Et le mot est dérivé d'"irénique", emprunté au latin ecclésiastique moderne "irenicus", apparu en 1867.
Ils signifient en effet respectivement :
ausens propre :
"L'irénisme" : une attitude d'esprit condamnée par l'encyclique "Humani Generis", selon laquelle on tolère de façon tranquille des erreurs graves, inacceptables, par désir exagéré de paix et de conciliation,
"Irénique" : ce qui relève de l'irénisme,
et "Un iréniste" : une personne qui pratique l'irénisme,
et par analogie, dans le domaine politique :
"L'irénisme" : une attitude visant à la compréhension mutuelle en se focalisant sur ce qui unit ou rapproche et en minimisant ce qui éloigne ou amène au conflit ; la recherche de la paix et de la concorde.
On dit par exemple : "L'irénisme du président Macron mène notre pays à la catastrophe".
Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et wiktionary.org
Cet acronyme se prononce nu-pe et désigne : la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale.
Cette coalition de partis politiques de la gauche française a été créée avant l'élection présidentielle française d'avril 2022, sous le nom d'UP (Union Populaire), pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon portée par LFI (La France Insoumise).
Au lendemain de cette élection, la formation est étendue sous la forme d'une coalition à laquelle participent, en vue de présenter des candidatures communes aux élections législatives de juin 2022 :
Révolution écologique pour le vivant, la Gauche démocratique et sociale et le Parti ouvrier indépendant,
le Pôle écologiste, comprenant notamment EELV (Europe Ecologie Les Verts), Génération écologie, Génération.s et Les Nouveaux Démocrates,
le PCF (Parti Communiste Français),
ainsi que le PS (Parti Socialiste).
Toutes ces formations s'accordent sur un Programme partagé de gouvernement, constitué de six cent cinquante propositions réparties en huit chapitres, et publié le jeudi 19 mai 2022.
Symbole
Le samedi 7 mai 2022, lors de sa première convention, la NUPES adopte officiellement la lettre grecque "ν" ("nu", qui se prononce nu) comme symbole après l'avoir utilisé massivement la veille sur les médias sociaux.
Ce choix est motivé par une ressemblance visuelle avec le "V" de la victoire et une proximité sonore avec les deux premières initiales de la NUPES (nu).
Résultats des élections législatives
La NUPES devient la principale force d'opposition avec 131 sièges, privant notamment Emmanuel Macron de disposer d'une majorité absolue, mais ne réussit pas le pari de lui imposer la cohabitation.
Son avenir à moyen terme est incertain1. Mais l'opération permet néanmoins à chacun des quatre partis de la coalition de constituer leur propre groupe, avec l'appui de députés d'outre-mer pour le Parti communiste.
À l'issue des élections, Jean-Luc Mélenchon propose le lundi 20 juin, que tous les députés élus sous l’étiquette NUPES constituent un seul et même groupe parlementaire. Le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste français refusent et s'en tiennent à l'accord initial de constituer des groupes indépendants.
Comme a pu le déclarer, le 24 novembre 2021, le journaliste sportif français Pierre Maturana, dans l’émission de Grégory Ascher "L'Équipe de Greg", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.
Mais : "TU COMPTES là-dessus" !
Mais : "Il a rEtrouvé un peu dE CETTE créativité qu'on lui connaît bien" !
La locution adjectivale "Hors de ma vue" signifie en effet : que je ne peux voir, parce que trop loin ou parce que dissimulé.
On dit ainsi : "Les voleurs sont sortis par une porte située hors de ma vue".
tandis que la locution interjective "Hors de ma vue !" avec un point d'exclamation constitue une interjection signifiant : "Déguerpissez !" (registre soutenu) ou "Fichez-moi le camp !" (registre familier).
Ces différentes locutions verbales relèvent du registre familier (et vulgaire pour "Foutre dans le pétrin").
Et elles font référence au "pétrin", un substantif masculin qui désignant un appareil utilisé par les boulangers.
Elles signifient respectivement, au sens figuré :
"Être dans le pétrin" : être dans une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.On dit par exemple : "Je suis dans le pétrin pour payer mon loyer depuis que je me suis séparé de mon compagnon".
et "Coller dans le pétrin", "Fourrer dans le pétrin", "Foutre dans le pétrin" ou "Mettre dans le pétrin" : mettre dans une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.
On dit par exemple : "En ne me remboursant pas ce que tu me dois depuis des mois, tu me mets dans le pétrin".
Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert
J'aime beaucoup cette locution verbale qui désigne, au sens figuré : l’incident final qui déclenche une réaction ; la parole de trop qui engendre une explosion de colère.
On dit par exemple : "Cette nouvelle mesure est la goutte d'eau qui fait déborder le vase : les Français vont descendre dans la rue".
Cette expression française est apparue sous cette forme au XIXe siècle chez Stendhal, mais était déjà présente au XVIIe siècle chez Madame de Sévigné, avec un verre au lieu d'un vase.
Il s'agit d'une métaphore fondée sur la tension superficielle de l'eau (voir la vidéo), dans laquelle un récipient presque plein continue de recevoir du liquide goutte à goutte. La surface se bombe peut à peut, dépassant légèrement la hauteur du rebord, sans encore toutefois déborder, jusqu'à ce que soudainement, à cause d'une unique dernière goutte d'eau de trop, le trop-plein s'écoule à l'extérieur.
L'expression fait parfaitement le parallèle entre la tension ou l'énervement qui monte (le vase qui se remplit jusqu'à être plein) et l'explosion qui suit (lorsque le vase qui finit par déborder dès que la petite goutte de trop y a été versée).
On peut rapprocher cette expression des formules "La coupe est pleine" et "En avoir ras le bol".
Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressio.fr