"La trempe" ou "Une trempe" et "De cette trempe", "De la même trempe" ou "De la trempe" de.

  • "La trempe" ou "Une trempe" est un substantif féminin désignant, selon le contexte :
    • l'immersion dans un bain froid d'un métal ou d'un alliage (fer, acier, bronze) ou de verre chauffé à haute température en vue d'un refroidissement rapide, afin de donner des propriétés particulières à la matière.

La trempe

On parle ainsi d'"acier trempé" ou de "verre trempé".

Et de "Trempeur" pour la personne chargée de cette tâche.

Un trempeur

    • la qualité de dureté, d'élasticité ; la résistance au choc et à la la flexion, qu'un métal ou que le verre acquiert par cette opération,

On dit par exemple : "La trempe de cette épée est exceptionnelle".

    • dans le domaine de l'imprimerie : l'action de tremper, d’humecter le papier sur lequel on veut imprimer.

Qui est également appelée "Trempage".

    • dans le registre familier : une volée de coups, une bastonnade, une dérouillée (registre populaire), une raclée (registre populaire).

On dit par exemple : "Mon copain a mis une trempe au type qui m'avait mis la main aux fesses dans le bus".

Une raclée

  • tandis que la locution adjectivale "De cette trempe", "De la même trempe" ou "De la trempe" de signifie, au sens figuré : de ce niveau, de cette nature, de cette qualité physique ou morale.

On dit par exemple : Jamais je n'aurais dû affronter un joueur de cette trempe".

Ou : "Ce joueur est de la trempe des Platini ou des Ronaldo".

Sources : www.dictionnaire.lerobert.com, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Le cartésianisme" et "Cartésien" ou "Cartésienne".

Le mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes (1596-1650)
  • "Le cartésianisme" est un courant philosophique se réclamant des principes et des thèses de la pensée du mathématicien, physicien et philosophe René Descartes.

Cette philosophie rationaliste et métaphysique s'est particulièrement manifesté à travers le premier ouvrage philosophique publié en langue française, le célèbre "Discours de la méthode" (1637), sous-titré "pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences".

  • et "Cartésien" ou "Cartésienne" sont des adjectifs relevant du registre soutenu signifiant :

On parle par exemple de la "pensée cartésienne".

On parle par exemple d'un "philosophe cartésien".

    • dans le domaine des mathématiques : se rapportant à des objets liés à la géométrie de René Descartes.

On parle par exemple d'un "axe cartésien" ou  de "coordonnées cartésiennes".

    • et par extension : présentant les caractères rationnels, rigoureux et méthodiques propres à la démarche intellectuelle et spirituelle de René Descartes.

On dit par exemple : "Mon père est très cartésien dans sa façon de penser".

Ou : "Certains ont un esprit cartésien, pas moi".

Source : wikipedia.org, wiktionary.org, Le Robert et www.larousse.fr

Quelle est la différence entre "École élémentaire" et "École primaire" ?

"L'école primaire" regroupe :

  • l'école maternelle : Petite Section, Moyenne Section et Grande Section,

Une classe d'école maternelle

  • et "l'école élémentaire" : CP (Cours Préparatoire), CE1 (Cours Elementaire 1), CE2 (Cours Elémentaire 2), CM1 (Cours Moyen 1) et CM2 (cours Moyen 2).

Une classe d'école élémentaire

Elle comprend donc les deux premiers cycles d'enseignement :

  • le cycle des apprentissages premiers (3 niveaux de la maternelle),
  • et celui des apprentissages fondamentaux (du CP au CE2).

Source : www.service-public.fr

"Rigoler".

Ce verbe relève du registre familier.

Et il signifie selon le contexte :

  • au sens propre :
    • rire (souvent bruyamment), bien s'amuser,

On dit par exemple : "Ce flm nous a bien fait rigoler".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup" en français.

    • ne pas parler sérieusement, plaisanter.

On dit par exemple : "Attention les amis : il ne faut pas rigoler avec l'alcool au volant".

Ou : "Tu rigoles ? On ne va se baigner ici !".

    • ou, dans le registre désuet et le registre populaire  :
      • prendre du bon temps, faire la fête, la noce,

On disait par exemple : "Le samedi on va rigoler au bord de la Marne".

      • ou faire l'amour.

On disait par exemple : "Le Mathieu i' pense rien qu'à rigoler dans la grange".

  • et au sens figuré, dans le domaine sportif : fonctionner parfaitement, bénéficier d'une certaine réussite, échapper à la malchance.

On dit par exemple : "Ça a rigolé dès le début de la seconde mi-temps avec deux buts en sept minutes".

Ou : "Si ça rigole, on sera trois français dans les cinq premiers".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Voler dans les plumes" de quelqu'un ou "Se voler dans les plumes".

Un combat de coqs en Martinique (97-2)

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : s'en prendre violemment à quelqu'un, se jeter sur lui, l'attaquer ou le critiquer.

On dit par exemple : "Une espèce de fou m'a volé dans les plumes à la sortie du boulot et j'ai dû à moitié l'asommer pour m'en débarrasser".

Ou : "À la prochaine réunion de l'association, je compte bien voler dans les plumes du secrétaire : cela fait trois fois qu'il n'envoie ni ordre du jour ni compte-rendu".

Elle fait référence aux combats de coqs, très populaires en France au XIXe siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Les volatiles se jetaient brusquement l’un sur l’autre dans le "gallodrome", battant des ailes avec fureur, parfois jusqu’à la mort. Et semblaient ainsi littéralement se "voler dans les plumes" l’un de l’autre.

Aussi a-t-on commencé à utiliser la formule au sens figuré à propos des spectateurs qui en venaient aux mains après des paris ayant mal tourné.

Depuis lors, les combats de coqs sont passés de mode et ils ne sont plus autorisés que dans les Hauts-de-France et dans certains territoires d’outre-mer.

Mais l’expression, elle, a perduré, au sens figuré.

Sources : www.cnews.fr et www.larousse.fr

"Salvateur" et "Salvatrice".

Ces deux adjectifs relèvent du registre soutenu.

Et ils signifient : qui sauve.

On dit par exemple : "Jeune écolier, j'attendais toujours avec impatience la sonnerie salvatrice de la récréation, de la cantine ou de la sortie des classes".

"Néerlandais" et "Néerlandaise", "Le néerlandais" et "Un néerlandais" et "Une néerlandaise".

Localisation en Europe des Pays-Bas

Ces deux adjectifs et ces trois substantifs relèvent tous du langage courant.

Et ils désignent respectivement :

  • "Néerlandais" et "Néerlandaise" : propre ou appartenant aux Pays-Bas ou à ses habitants.

On dit par exemple : "Aruba" est un territoire d'outre-mer néerlandais".

  • "Le néerlandais" : la troisième langue germanique, en nombre de locuteurs, après l'anglais et l'allemand, avec ses 25 millions de locuteurs maternels.

Elle est langue officielle aux Pays-Bas et dans ses territoires d'outre-mer, en Belgique (avec le Français et l'Allemand) et au Suriname.

Et langue régionale dans le Nord de la France, en Flandre française, à peine parlée cependant par quelques dizaines de milliers de locuteurs, âgés de plus de 60 ans.

  • et "Un néerlandais" et "Une néerlandaise" : une personne née aux Pays-Bas ou qui y habite.

On dit par exemple : "Les néerlandais ont dominé le football européen du début des années 1970.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la nécessité de ne pas confondre les mots "Hollandais" et "Néerlandais".

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "J'voudrais d'ailleurs faire une apparté" !

L'historien français du cinéma Patrick Brion

Comme le déclare l'historien français du cinéma Patrick Brion, dans le documentaire "Napoléon intime : entretien avec Patrick Brion", réalisé par Linda Tahir et figurant en supplément du DVD sorti en 2019 du film états-unien "Désirée", réalisé en 1954 par Henri Koster.

Mais : "JE voudrais d'ailleurs faire UN apparté" !

"Tirer sa révérence".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Elle fait référence à la révérence, un salut cérémonieux et respectueux adressé en s'inclinant et en se découvrant, qui s'adressait, au XIIème siècle, aux personnages haut placés ou aux ecclésiastiques.

Tirer sa révérenceTirer sa révérence

Avant de devenir un geste de civilité principalement envers les femmes pour prendre congé.

Tirer sa révérence
President Barack Obama and First Lady Michelle Obama meet with the family of Staff Sergeant Robert J. Miller in the Oval Office, prior to awarding him the Medal of Honor posthumously in a ceremony in the East Room of the White House, Oct. 6, 2010. (Official White House Photo by Pete Souza)

Tirer sa révérence

C'est à partir du XVIIIe siècle que la formule "Tirer sa révérence" apparaît - par ellipse - pour signifier :

  • saluer en s'en allant, en s'inclinant,

On dit par exemple : "N'oublie pas de tirer ta révérence en partant".

On disait déjà en effet "Tirer le pied en arrière" ou "Tirer la jambe en arrière", pour évoquer le fait de porter le pied (ou la jambe) en arrière pour effectuer une révérence.

Et "Tirer sa révérence" constitue donc une ellipse de "Tirer le pied en arrière pour effectuer sa révérence".

  • et par extension :
    • partir, s'en aller ; prendre sa retraite, quitter un poste,

On dit par exemple : "Ce grand champion a annoncé q'après ce dernier tournoi il tirerait sa révérence".

    • s’éclipser sans demander son reste,

On dit par exemple : "Mon frère était épuisé : il a tiré sa révérence discrètement".

    • abandonner, renoncer à quelque chose.

On dit par exemple : "Nous sommes désormais seuls sur ce marché : notre dernier concurrent a tiré sa révérence".

    • ou : décéder, pour une personne célèbre.

On dit par exemple : "Le prince Philip a tiré sa révérence le 9 avril 2021.

Sources : www.larousse.fr, www.linternaute.fr, telavivcat.unblog.fr et wiktionary.org

"Passer sous silence".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale relevant du registre soutenu et signifiant : ne pas parler de, taire quelque chose volontairement.

On dit par exemple : "Il va être difficile de passer sous silence, cher monsieur, les quarante-deux plaintes pour viols dont vous avez fait l'objet".

Source : www.linternaute.fr

"Brut de décoffrage".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural nous vient du secteur du bâtiment.

On coule en effet le béton dans des moules appelés "coffres" ou "coffrages" généralement constitués de planches de bois, que l'on retire une fois le béton solidifié.

Un coffrage en bois d'escalier en béton

Mais celui-ci présente des imperfections plus ou moins importantes résultant de toutes les irrégularités et défauts du bois.

Du béton brut de décoffrageDu béton brut de décoffrage

Que l'on peut masquer à l'aide d'un enduit de finition, afin d'obtenir un travail impeccable.

Enduit de finition d'une marche en béton

Et elle signifie donc :

  • au sens propre, dans le langage courant, en parlant du béton : tel qu’il apparait après décoffrage, sans ponçage ni revêtement.

On dit par exemple : "Les poteaux et les murs du sous-sol sont bruts de décoffrage, ainsi que vous l'avez souhaité".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • en parlant d'un objet ou d'une chose : grossier ou rudimentaire ; tel quel, sans fioriture ; inachevé, à l'état brut, à l'état d'origine,

On dit par exemple : "Je suis d'accord pour dire que mon radeau en bambou est brut de décoffrage, mais je t'assure qu'il flotte !".

    • et en parlant d'une personne : un peu abrupte, directe ; peu raffinée ; peu encline à soigner sa communication.

On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas avec mon cousin René : il est un peu brut de décoffrage".

Sources : www.dictionnaire.notretemps.com, www.linternaute.fr, quora.com et wiktionary.org