"Donner des ailes" ou "Se sentir pousser des ailes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Donner des ailes" : rendre capable de tout, inciter à oser tout,

On dit par exemple : "La peur de voir mon enfant mourir m'a donné des ailes".

  • et "Se sentir pousser des ailes" : avoir une soudaine envie d'agir, d'entreprendre ; être transcendé ; avoir l'impression que tout va nous réussir.

On dit par exemple : "L'obtention de ce prix m'a donné des ailes".

Source : wiktionary.org

"Une guimbarde".

Ce substantif féminin polysémique désigne :

  • dans le langage courant :
    • un instrument de musique utilisant une lamelle actionnée par le doigt comme élément vibrant et la bouche du musicien comme cavité de résonance.

Il s'agit d'un instrument répandu chez les peuples nomades d'Eurasie, de la Finlande au Nord du Japon, en Asie et en Mélanésie.

Et dont on a trouvé des traces au IIIe siècle av. J.-C. au Nord-Ouest de la Chine. Et au moins depuis l'époque gallo-romaine en Europe.

    • une danse traditionnelle du Limousin,

Localisation du Limousin

    • ou : une sorte de petit rabot de menuisier ou d'ébéniste, également appelé "Guimbarde à fond", servant à aplanir le fond des creux dans les moulures,
  • et dans le registre familier : une vieille automobile bien fatiguée, telle que par exemple la célèbre Fiat 509 de Gaston Lagaffe, fabriquée par le constructeur turinois entre 1925 et 1929.

Une guimbarde : la Fiat 509 de Gaston LagaffeUne guimbarde : la Fiat 509 de Gaston Lagaffe

 

 

À ce sujet je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

Source : wikipedia.org

"Une girouette".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre :
    • une plaque mobile rotative, de forme variable et le plus souvent métallique, généralement placée sur le toit d’un édifice et indiquant la direction du vent en pivotant latéralement sur un axe vertical fixe,

La girouette montre également l'origine cardinale du vent grâce à la croix directionnelle indiquant les quatre points cardinaux dont est généralement pourvu l'axe fixe.

Ceci est permis par sa structure asymétrique, généralement matérialisée par une flèche ou un coq, dont la pointe ou la tête, plus courts que les éléments indicateurs (le corps), pointent vers la source du vent.

Une girouette

    • par extension : un dispositif d'information des véhicules de transport (métro, tramway, bus, cars) indiquant généralement le numéro et la destination de la ligne.

Les girouettes sont généralement au nombre de trois par véhicule, mais il est possible d'en trouver seulement deux ou plus de trois :

      • la première se situe à l'avant, au-dessus du pare-brise,

Une girouette avant d'autobus

      • la deuxième se trouve sur le côté où les voyageurs montent, près de la porte avant, légèrement en hauteur,

Une girouette latérale d'autobus

Ou en partie haute, entre les deux portes.

Une girouette latérale d'autobus

      • et la troisième se trouve à l'arrière.

Une girouette arrière d'autocar

  • et au sens figuré : une personne versatile, changeant fréquemment d’opinion.

On dit par exemple : "Ma soeur est une vraie girouette : incapable de se tenir à une décision".

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Un rade" et "Une rade".

Ces deux substantifs homophonographes relèvent de deux niveaux de langue différents.

  • "Un rade" désigne en effet, dans le registre argotique : un café.

On dit par exemple : "Je t'attendrai dans le rade en bas de chez toi".

Je me permets à ce sujet de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un café" en français.

"Un rade" ("Café" en argot)

  • tandis que "Une rade" désigne, dans le langage courant : un grand bassin, naturel ou artificiel, disposant d'une issue libre vers la mer et où les navires peuvent mouiller.
La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on
La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on

La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on

La rade de toulon (83) : la plus belle d'Europe dit-on

Source : www.larousse.fr

"Une biscotte".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une tranche de pain de mie grillée au four.

On dit par exemple : "pour mon petit-déjeuner, j'adore tremper des biscottes beurrées dans mon café".

Une biscotte

  • et au sens figuré, dans le registre familier et dans le jargon du football : un carton jaune.

On dit par exemple : "Il ne méritait vraiment pas de prendre cette deuxième biscotte synonyme d'exclusion".

Un arbitre brandissant une biscotte (carton jaune)

"Avoir piscine" ou "J'ai piscine".

Cette locution verbale relève du registre familier.

  • et elle s'utilise au sens figuré et par plaisanterie, en guise d'excuse, pour signifier que l'on ne sera pas présent.

On dit par exemple : "Tu viens samedi à l'anniversaire de Sandra ?" "Je peux pas ; j'ai piscine".

  • au sens propre, en revanche, elle relève du registre populaire et signifie simplement que l'on a un cours ou une séance de natation dans une piscine.

On dit par exemple : "Mon fils a piscine tous les samedis matins".

Une piscine municipale couverte ("indoor")

Source : wiktionary.org

"De la viande froide".

De la viande froide au sens propre

J'aime beaucoup cette locution nominale en forme d'idiotisme alimentaire, qui désigne au sens figuré et dans le registre argotique : un cadavre.

De la viande froide au sens figuré

On dit par exemple : "Planquez-vous les gars, Riton le Stéphanois et sa bande se ramènent : va y avoir de la viande froide !".

 

"Les carottes sont cuites".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme culinaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : il n’y a plus rien à faire, il n'y a plus aucun espoir, c’est trop tard, tout est perdu ; la situation est irrémédiablement compromise.

On dit par exemple : "La police va arriver, nous sommes blessés et coincés, sans possibilité de nous enfuir : les carottes sont cuites".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Un centre au cordeau" ou "Un centre millimétré".

Ces deux locutions verbales relèvent du jargon du football et désignent : un centre parfait, en l'air ou à ras de terre, permettant à un attaquant de marquer un but de la tête ou du pied, depuis la surface de réparation, grâce à une passe adressée depuis les côtés.

La formule "Un centre au cordeau" s'utilise au sens figuré et fait référence à l'utilisation du "Cordeau", un outil de jardinier ou de maçon, permettant de tracer des lignes bien droites.

Utilisation d'un cordeau par un jardinierUtilisation d'un cordeau dans le bâtiment

Source : wikipedia.org

"Se rincer l'oeil".

"Se rincer l'oeil"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : assister à une scène érotique ; regarder discrètement et avec plaisir une situation érotique ; regarder avec concupiscence une personne nue.

On dit par exemple : "D'innombrables badauds new yorkais se sont rincé l'oeil, le 15 septembre 1954, lors du tournage nocturne de la cultissime scène de "Sept ans de réflexion", la célèbre comédie états-unienne de Billy Wilder (1955). Les remontées subites d'air chaud suscitées par le passage des rames de métro faisaient bouffer la jupe de Marilyn Monroe, tandis qu'elle se tient au-dessus d'une grille d'aération, pour le plus grand plaisir des spectateurs, mais également de l'acteur Tom Ewell et du machiniste, qui, sous la grille actionnait un énorme ventilateur.

"Se rincer l'oeil"

Source : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Mettre sous le joug" et "Passer sous le joug", "Subir le joug" ou "Vivre sous le joug".

Ces différentes locutions verbales relèvent du langage courant.

Utilisées essentiellement au sens figuré, elles font référence au "Joug", une pièce de bois (simple, double, frontale, de nuque) fixée soit en avant, soit en arrière des cornes du boeuf pour y attacher un dispositif d'attelage.

Un joug ancien, en bois massifDeux boeufs sous le joug

Et qui symbolise, par métaphore, dans le registre soutenu : la domination, la tyrannie, l'esclavage, la servitude, l'asservissement ; la sujétion, la contrainte matérielle ou morale.

Ou, plus généralement : tout ce qui entrave, freine ou gêne la liberté, l'épanouissement, le progrès.

  • "Mettre sous le joug", c'est donc : soumettre, asservir.

On dit par exemple : "Staline a mis sous le joug des centaines de millions de personnes".

  • et "Passer sous le joug", "Subir le joug" ou "Vivre sous le joug", c'est : subir la domination, la tyrannie, l'esclavage, la servitude, l'asservissement.

On dit par exemple : "Une grande partie de l'Europe a vécu sous le joug nazi durant plusieurs années".

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr