"Égarer" et "Perdre" ou "S'égarer" et "Se perdre".

Ces deux verbes aux significations proches mais néanmoins distinctes, sont parfois confondus.

"Égarer" et "Perdre" signifient en effet tous deux : être privé de quelque chose que l'on ne trouve pas.

Et "S'égarer" et "Se perdre" : ne pas trouver son chemin.

  • Mais "Égarer" et "S'égarer" ne correspondent qu'à des situations momentanées, provisoires, temporaires,

On dit par exemple : "J'ai égaré mes clés de voiture ce matin : j'ai mis dix minutes pour les retrouver, sur ma terrasse".

Ou : "Désolé pour le retard, je me suis égaré en sortant du métro".

  • tandis que "Perdre" ou "Se perdre" s'appliquent à des situations définitives.

On dit par exemple : "J'ai perdu mon téléphone en forêt".

Ou : "Ils se sont perdus dans le désert sans eau et sont morts de soif".Sources : www.tv5monde.com Bernard Cerquiglini

"Une gondole".

Ce substantif féminin relève du langage courant et il désigne :

Une gondole vénitienne (© e-Venise.com)

  • une barque vénitienne aux extrémités très effilées, dont l'avant se relève par un large fer en forme de hache, et pilotée au moyen d'un seul aviron, à tribord arrière,

Des gondoles, à Venise (Vénétie) (Italie)

  • ou, dans le domaine de la mercatique et dans le jargon du commerce et de la distribution : un meuble à plateaux superposés, utilisé dans les magasins en libre-service pour la présentation des produits.

Des gondoles de libre service, dans un magasin

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution nominale féminine "Une tête de gondole".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

Ne pas confondre "Coup de pied" et "Cou-de-pied" !

Ces deux locutions nominales masculines homophones possèdent en effet des significations fort différentes :

  • "Un coup de pied" est un coup porté avec le pied.

Et cela, que ce soit dans le domaine sportif (football, rugby, karaté, taekwondo), pour se défendre ou agresser quelqu'un, ou encore pour se défouler et passer ses nerfs.

Un coup de pied

  • tandis que "le cou-de-pied" désigne :
    • en anatomie : l'articulation du pied et de la jambe ou "Cheville",

Le cou-de-pied

    • par extension : la partie supérieure du pied, bombée, qui rejoint l'articulation du pied et de la jambe.
    • et par métonymie : la partie de la chaussure recouvrant le cou-de-pied, le dessus du pied.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "les pieds" en français.

Source : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et www.larousse.fr

"Comme ça".

Cette locution adverbiale peut avoir différentes significations :

  • dans le langage courant :
    • de cette façon, de cette manière ; comme cela.

On dit par exemple : "Ce n'est pas comme ça qu'on fait : je vais te montrer".

    • ou : sans raison, sans explication.

On dit par exemple : "C'est tout de même curieux qu'elle soit passé devant chez toi comme ça".

  • et dans le registre populaire :
    • sans importance, sans conséquence.

On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas : il a dit ça comme ça".

    • ou, lorsque l'on assortit son propos d'un geste de la main avec le pouce levé en haut, ou en faisant un rond à l'aide de son index et de son pouce : très bien, très bon, excellent, fiable.

Un pouce levé pour dire "Comme ça !", "Très bien !" ou "Super" !Le signe "OK !"

On dit par exemple : "Dans ce resto, ils ont un pinard comme ça !".

Ou : "Tu peux lui faire confiance : c'est un gars comme ça !".

On disait autrefois en argot : "Comac" et "Comaco".

Et les jeunes disent, en verlan : "Comas", "Ascom" ou "Sacom".

Sources : wiktionary.org

"Faire un caca nerveux".

Cette curieuse expression verbale relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : s'énerver exagérément sans raison réelle ; avoir un accès de mauvaise humeur pour une simple contrariété ou pour des broutilles.

On dit par exemple : "Je n'ai pas compris la réaction de ton père : il m'a fait un caca nerveux parce que j'avais mal replié son journal !".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org www.expressio.fr

"Couper l'herbe sous le pied"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme corporel s'utilise fréquemment dans le registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • supplanter quelqu'un dans une affaire ; l'empêcher de réussir dans une entreprise ; le priver d'un avantage attendu,

On dit par exemple : "En nommant l'un des leurs à ce poste, nous allons couper l'herbe sous le pied de l'opposition".

  • ou : devancer ; prendre de vitesse.

On dit par exemple : "Mon concurrent m'a coupé l'herbe sous le pied en proposant son produit quelques semaines avant le mien".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Rendre la monnaie de sa pièce" à quelqu'un.

Rendre la monnaie de sa pièce

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : faire subir à quelqu’un la même chose qu’il nous a fait subir ; régler ses comptes, se venger, user de représailles.

On dit par exemple : "Je vais lui rendre la monnaie de sa pièce à cet escroc : je dirais à tout le monde qu'il revend des produits volés".

On dit également : "Rendre la pareille".

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Une usine à gaz".

Cette locution nominale féminine est fréquemment utilisée, au sens figuré, dans le domaine de la politique.

Relevant du registre familier, elle désigne, de façon péjorative : un système lourd et complexe, peu maniable et/ou peu compréhensible.

Ou un projet jugé trop cher, trop complexe, et dont le mode de fonctionnement paraît inaccessible aux non-initiés.

Et cela, bien sûr, en référence à la complexité des installations d'usines productrices de gaz, comportant d'innombrables enchevêtrements de tuyaux, de cheminées et de cuves, au fonctionnement compliqué.

Une usine à gaz

On dit par exemple : "Le gouvernement nous propose une nouvelle usine à gaz !".

Cette expression est ancienne puisqu'elle date de l'aube de la révolution industrielle, au début du XIXe siècle, lorsque les grandes capitales d'Europe occidentale se dotèrent progressivement de l'éclairage au gaz pour améliorer la salubrité et la sécurité urbaine. À Paris et Londres, notamment, s'étaient ainsi développé de vastes complexes industriels, auxquels leur fonctionnement compliqué et souvent dangereux avait rapidement valu une très mauvaise réputation. Au point que l'image forte de ces complexes industriels tentaculaires reste gravée dans la mémoire collective, au-delà de leur disparition, dès les années 1880, lorsque l'éclairage au gaz tomba en désuétude au profit de l'électricité.

Sources : wikipedia.org, www.lefigaro.fr et www.linternaute.fr

"La maternité".

Ce substantif féminin du langage courant peut avoir différentes significations, puisqu'il peut désigner, selon le contexte :

  • l'état, la qualité, le fait d'être mère, les droits, devoirs, sentiments et attitudes liés à cette fonction.

On dit par exemple : "La maternité est une énorme responsabilité, que je n'aurais pas su assumer plus jeune".

Une maman et son bébé

  • le fait de porter et de mettre au monde un enfant.

On dit par exemple : "Votre maternité s'est bien passée, je crois".

Une femme enceinte, se tenant le ventre

  • un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

"Un gallodrome".

Un gallodrome dans les Hauts-de-France (© Agence France Presse)

Ce substantif masculin peu connu désigne : un bâtiment dans lequel sont organisés des combats de coqs.

À La Réunion (97-4) on compte encore cinq gallodromes officiellement tolérés et de nombreux autres illégaux.

En Martinique (97-2) et en Guadeloupe (97-1) existent encore de nombreux gallodromes appelés localement "Pitt à coq".

En France métropolitaine, les Hauts-de-France sont la seule région où les combats sont légaux.

Et elle possède même sa race de coq de combat, le "Combattant du Nord".

Un combattant du Nord, élevé pour les combats de coqs

Pour finir, sachez que nos amis haïtiens les appellent "Gaguères" (nom féminin).

"Faire un numéro de claquettes".

Cette locution verbale s'utilise dans le registre familier, au sens figuré.

Et elle signifie, selon les cas :

  • attester d'un talent exceptionnel, réaliser une performance peu commune,

On dit par exemple : "Ta présentation du dossier était incroyable : tu nous a fait un numéro de claquettes !".

  • faire la preuve de son aptitude ou de son dévouement,

On dit par exemple : "Je ne vais pas leur faire un numéro de claquettes tous les trois mois pour leur faire plaisir".

  • ou, de façon péjorative : montrer son savoir-faire d'une façon brillante et ostentatoire ; épater l'auditoire.

On dit par exemple : "Je n'ai pas besoin que tu nous fasses un numéro de claquettes, comme la dernière fois, tu sais".

Elle fait naturellement référence à l'incroyable technique dont savent faire preuve les plus grands spécialistes des claquettes, tels que les célèbres danseurs états-uniens Fred Astaire et Gene Kelly.

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