"Un ERP".

Ce sigle (on le prononce e-air-pé et non air-pe, comme s'il s'agissait d'un acronyme) désigne principalement, selon le contexte  :

  • un Etablissement Recevant du Public.

C'est à dire : un bâtiment, un local ou une enceinte, fixes ou provisoires, dans lesquels des personnes sont admises librement, ou moyennant une rétribution ou une participation quelconque, et où sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.

Comme par exemple une mairie, une poste, un magasin, un centre commercial, un restaurant, un hôtel, une bibliothèque, une salle de théâtre, etc.

Sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l'établissement, à quelque titre que ce soit, en plus du personnel.

  • ou, en anglais : un Entreprise Resource Planning, appelé en français PGI (Progiciel de Gestion Intégré).

C'est à dire : un système d’information permettant de gérer et suivre au quotidien, l’ensemble des informations et des services opérationnels d’une entreprise.

Sources  www.cegid.com et www.service-public.fr

"Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne".

Tous ces adjectifs se rapportent naturellement à l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais.

L'écrivain français François Rabelais

Ils ont cependant des significations fort différentes, puisque :

  • "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" qualifient celui ou celle qui étudie ou est spécialiste de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "J'ai suivi avec bonheur les cours d'un professeur de littérature rabelaisant".

  • tandis que "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" désignent ce qui rappelle la verve truculente de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "Frédéric Dard, le père du Commissaire San-Antonio est un auteur rabelaisien".

Voir également mon article "Un rabelaisant" ou "Une rabelaisante" et "Un rabelaisien" ou "Une rabelaisienne", ainsi que ma collection consacrée à "L'héritage langagier de Rabelais".

 

"Un bain de sang".

Un bain de sang

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : un carnage, un massacre, une tuerie, occasionnant de nombreux morts. Ou des morts en quantité relativement limitée - voire un seul - mais "baignant" dans leur/son sang.

"À réveiller un mort".

Cette locution adverbiale relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : très fort, très puissant.

On dit par exemple : "Vers trois heures, il y a eu une explosion à réveiller un mort".

Ou : "Ils ont voulu me faire boire une eau-de-vie locale à réveiller un mort".

"Cesser faute de combattants" et "Et le combat cessa, faute de combattants".

Cette locution verbale et cette phrase proverbiale en forme d'idiotismes militaires s'utilisent, au sens figuré, afin de qualifier une action, souvent une confrontation, qui cesse du fait de la disparition de l'ensemble des personnes ou entités de l'un au moins des deux camps en présence.

On dit par exemple : "La guerre qui faisait rage entre les petits commerçants de centre-ville et les grandes surfaces a pratiquement cessé faute de combattants".

Ou, ironiquement : "La soirée s'est terminée vers 5 heures : tout le monde était complètement saoul ou endormi. Et le combat a donc cessé, faute de combattants".

Mais on ignore souvent, je crois, que "Et le combat cessa, faute de combattants" est un propos tenu par Rodrigue, dans la scène 3 de l'acte IV de la pièce de Pierre Corneille "Le Cid", publiée en 1636 :

"Ils demandent le chef ; je me nomme, ils se rendent.
Je vous les envoyai tous deux en même temps.
Et le combat cessa faute de combattants".

L'acteur français Gérard Philipe, dans le rôle de Rodrigue, dans la pièce de Pierre Corneille "Le Cid" (1636)
L'acteur français Gérard Philipe, dans le rôle de Rodrigue

Sources : cocorico.com et

"Un brave homme" et "Un homme brave".

Ces deux locutions nominales masculines possèdent des significations radicalement différentes et ne doivent donc pas être confondues :

  • "Un brave homme" désigne en effet, dans le registre familier : un individu bon, serviable, honnête, bienveillant ; simple, mais digne de respect.

On dit par exemple : "Je ne comprends comment la police a pu persécuter ce brave homme durant des semaines".

  • tandis que "Un homme brave" désigne, dans le langage courant : un individu courageux, vaillant, qui ne craint pas d'affronter le danger.

On dit par exemple : "Un homme brave n'hésiterait pas à risquer sa vie pour sauver son enfant des flammes".

"Scier la branche sur laquelle on est assis".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Elle fait naturellement référence, au sens propre, à la personne qui par bêtise, provoquerait sa propre chute, en sciant elle-même la branche d'un arbre sur laquelle elle serait assise.

Et elle signifie par conséquent, au sens figuré ; se faire du tort à soi-même ; compromettre sa propre situation par des actions inconsidérées ; supprimer ou affaiblir délibérément un soutien indispensable ; s'attaquer à une situation dont on bénéficie pourtant.

On dit par exemple : "Attention : à trop vouloir augmenter ainsi tes prix, tu risques d'affaiblir les finances de tes clients et de scier la branche sur laquelle tu es assis".

Et l'on utilise également l'idiotisme corporel : "Se tirer une balle dans le pied".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Voir du pays" et "Faire voir du pays".

Ces deux locutions verbales possèdent des significations très différentes et ne doivent donc surtout pas être confondues :

  • "Voir du pays" signifie en effet, au sens propre : voyager à l'étranger, découvrir le monde.

On dit par exemple : "Après mon bac, j'ai voulu voir du pays et suis parti pendant dix mois faire un tour du monde".

Un jeune homme parti "voir du pays", c'est à dire, voyager, parcourir le monde

  • tandis que "Faire voir du pays" signifie, au sens figuré, et dans le registre familier : occuper à outrance, submerger de travail ; donner de l'exercice ; créer des problèmes, susciter des difficultés, des soucis.

On dit par exemple : "Mon père m'a raconté que son service militaire avait été épouvantable, à cause d'un adjudant qui lui avait fait voir du pays".

Sources : www.linternaute.fr

"La LOPPSI 2".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure.

Cette loi française qui concerne la gestion de la police et de la gendarmerie pour la période 2009-2013 a été nommée LOPPSI 2 en référence à la LOPSI de 2002 qui avait le même objet et porte presque le même nom mais sans le mot "performance", a été élaboré par les ministres de l'Intérieur UMP (Union pour un Mouvement Populaire) Michèle Alliot-Marie puis Brice Hortefeux.

Le texte concerne en particulier la lutte contre la criminalité générale, la récidive, la délinquance routière, la "cyber-pédopornographie" et l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs. Il donne également de nouveaux pouvoirs à la police et prévoit d'en déléguer aux polices municipales et aux entreprises de sécurité privée.

Le Conseil constitutionnel a invalidé, par sa décision du 10 mars 2011, 13 des 142 dispositions du texte adopté par le Parlement.

Source : wikipedia.org

"Un clebs", "Un klebs" ou "Un cleps".

Un clebs, klebs ou cleps ("chien" en argot)

Ces trois substantifs qui nous viennent de l'arabe "kalb" ("le chien") relèvent du registre argotique.

Et ils désignent tous : un chien.

Mais il existe de nombreux autres mots pour cela en français.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et Le Robert

On ne dit pas : "Un semi-remorque" ni "Un semi" !

Une semi-remorque

Mais : "UNE semi-remorque" et "Une semi" !

Une semi-remorque est en effet une remorque routière destinée au transport de marchandises dont la particularité est de reposer sur un ou plusieurs essieux à l'arrière, et sur le véhicule tracteur à l'avant, par l'intermédiaire d'une plateforme appelée "sellette" ou "verrou coupleur".

Un tracteur de semi-remorque

De sorte que le tracteur supporte une partie notable du poids de la remorque et de son chargement.

Un semi-remorque

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un camion" en français.

Source : wikipedia.org