"Aux petits oignons".

Des petits oignons glacés à blanc et à brun (© chefsimon.com)

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme alimentaire signifie, dans le registre familier, au sens figuré :

  • exécuté ou préparé avec beaucoup de soin et d'attention, avec des égards particuliers, en y mettant tout son coeur.

Et donc : agréable, joli, beau, confortable, parfaitement, très bien.

On dit par exemple : "Mes amis parisiens m'avaient préparé un séjour aux petits oignons".

Ou : bien soigné dorlotté, choyé.

On dit par exemple : "J'étais aux petits oignons".

  • ou, tout au contraire, de façon ironique : bâclé, mal fait, fait en dépit du bon sens, ni fait ni à faire ; mal accueilli.

On dit par exemple : "Tu aurais vu le travail : ils m'ont laissé un chantier aux petits oignons !".

Cette formule fait référence aux petits oignons primeur, finement coupés et dorés à la poêle (on parle de "glaçage à blanc et à brun"), que l'on utilise par exemple pour une blanquette de veau traditionnelle ou pour accompagner du foie de veau.

Une assiette de foie de veau aux petits oignons (© lesfoodies.com)
Une assiette de foie de veau aux petits oignons (© lesfoodies.com)

Sources : www.edilivre.com, www.laculturegenerale.com, savour.eu et www.lalanguefrancaise.net

"Le CNOSF".

Logotype du CNOSF (e Comité National Olympique et Sportif Français)

"CNOSF" n'est pas un acronyme, mais un sigle. Aussi se prononce-t-il uniquement "C.N.O.S.F" et non knof.

Ce sigle désigne le Comité National Olympique et Sportif Français, fondé en 1972.

Celui-ci est à la fois le représentant du mouvement sportif français auprès des pouvoirs publics - en particulier du ministère chargé des sports - et le représentant en France du CIO (Comité International Olympique).

Réunissant en son sein les 96 fédérations sportives nationales ainsi que 180 000 associations, sa mission est notamment d'engager et de diriger les délégations françaises dans les événements soutenus ou organisés sous l’égide du CIO : Jeux olympiques, Jeux olympiques de la jeunesse, Festivals olympiques de la jeunesse européenne, Jeux mondiaux ou Jeux méditerranéens.

Le siège du CNOSF est abrité par la Maison du sport français, située dans le 13ème arrondissement de Paris (75), entre la porte de Gentilly et le stade Sébastien Charléty.

Le siège du CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français), porte de Gentilly à Paris (75), le long du stade Charléty.

Construite en 1991, elle est l'oeuvre de l’architecte français Henri Gaudin et elle a ouvert ses portes en avant-première des Jeux olympiques d’Alberville 1992.

J'ai personnellement suivi presque au quotidien l'avancement des travaux, puisque je demeurais à cette époque à 300 m de cette construction atypique en forme de"navire" de pierre et de verre, ayant sa proue à l’angle du boulevard Kellermann et de l’avenue Pierre de Coubertin, .

Sources : cnosf.franceolympique.com et wikipedia.org

"En être pour ses frais".

Cette locution verbale appartient au registre familier.

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : ne pas couvrir les dépenses engagées ; avoir investi en vain ; devoir payer, supporter le coût,

On dit par exemple : "Nous avons participé à un petit salon en province pour vendre nos produits mais il n'y avait pratiquement personne : nous en avons été pour nos frais".

  • et au sens figuré : être frustré dans ses espérances ; être déçu, insatisfait, s'être trompé ; ne pas voir ses voeux exaucés ou ses efforts récompensés ; avoir fait des efforts en vain,

On dit par exemple : "J'ai payé une bonne école de commerce à mon fils, mais ce petit crétin n'a pas été capable de passer en deuxième année".

Ou : "Nous avions invité notre voisin par politesse, persuadés qu'il ne pourrait pas venir. Mais cet idiot a reculé son départ en vacances pour pouvoir venir chez nous : nous en avons été pour nos frais !

Sources : www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Un crève-coeur".

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et il désigne, au sens figuré : un déchirement, une peine profonde mêlée de compassion et de dépit ; une grande douleur, une souffrance.

On dit par exemple : "Me séparer de cette maison familiale est un crève-coeur".

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Sous toutes les coutures".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme textile relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré : complètement, entièrement, intégralement, totalement ; entièrement ; attentivement, méticuleusement, minutieusement; sous toutes ses faces, dans tous les sens, de toutes les manières, de tous les côtés, partout.

On dit par exemple : "J'ai examiné ce tableau sous toutes les coutures : il ne s'agit absolument pas d'un faux mais d'une oeuvre authentique".

Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Un coupe-chou".

Cet amusant substantif masculin appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un sabre très court, d'environ 0,50 m, porté par les fantassins français de 1831 à 1866,

Un sabre coupe-chou français

  • ou : un rasoir à main,dont il est possible de replier la lame dans le manche.

Un rasoir coupe-chou

Le coupe-chou est principalement utilisé par les hommes pour se raser la barbe. Et donc par les barbiers.

Un barbier, utilisant un "coupe-chou" ou rasoir à main

Ou par les criminels, qui s'en servent pour agresser et menacer leurs victimes, les blesser ou les égorger.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"La LOPSI".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2002-1094 du 29 août 2002 d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure.

Cette loi française concernant la gestion de la police et de la gendarmerie est la première mesure phare de la législature élue en juin 2002, lors de la réélection de Jacques Chirac à la Présidence de la République.

Concrétisant l'un des axes de campagne de Jacques Chirac, la lutte contre l'insécurité, elle s'appuie sur les lois Pasqua de 1995, et doit mettre un frein à l'accroissement des faits de délinquance, alors que 4 millions de crimes et délits ont été recensés en 2001.

Présentée en conseil des ministres le 10 juillet 2002, elle est défendue par Nicolas Sarkozy, Ministre d'État, ministre de l'Intérieur. Examiné en urgence en juillet à l'Assemblée nationale, le projet de loi est adopté conforme par le Sénat, et validé par le Conseil constitutionnel le 22 août. Une semaine plus tard, il parait au Journal officiel.

En 2011, la loi LOPPSI 2 reprendra son nom, à un mot près.

Source : wikipedia.org

"Une talonnade".

Ce substantif féminin relevant du langage courant peut avoir trois significations différentes :

  • il s'agit d'abord d'un bruit de sabots ou de talons frappant le sol.

On dit par exemple : "J'ai été réveillé par la talonnade des infirmières dans le couloir".

  • dans le domaine médical, il s'agit d'une douleur du talon suite à une chute ou une réception très violente (gymnastique, saut…). Mais une talonnade peut également survenir si les crampons sont mal situés ou usagés (football, rugby).

La douleur est immédiate, avec l’impossibilité de mettre le pied par terre. La chute entraîne un écrasement du coussin talonnier qui est divisé en petites loges contenant de la graisse. De ce fait, l’os du talon est moins protégé contre les chocs, et la douleur est très importante dès la reprise de la marche.

  • tandis que dans le domaine du football, il s'agit d'un geste technique, consistant en une passe ou un tir effectué avec le talon.

Parce qu'ils sont très peu fréquents, les buts marqués ainsi sont souvent spectaculaires. Jugez-en plutôt !

Sources : www.medecinedusportmontpellier.com (Docteur Douglas Lévy Biau), wiktionary.org et wikipedia.org

"L'enfant qui est en elle".

Cette locution nominale du langage courant peut désigner, selon le contexte :

  • au sens propre : le bébé que porte dans son ventre une femme enceinte,

On dit par exemple : "Attention de ne pas trop la bousculer : il ne faudrait pas blesser l'enfant qui est en elle",

  • et au sens figuré : l'âme d'enfant qui anime encore une femme pourtant adulte.

On dit par exemple : "L'enfant qui est en elle, rêve toujours de rencontrer, un jour, son Prince charmant".

"Ronger son frein".

Cette locution verbale très ancienne, puisqu'elle semble remonter au XIVe voire au XIIe siècle, relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : contenir difficilement son impatience, supporter avec peine l'inactivité ; être contraint de retenir sa colère, de refouler en soi son dépit face à une situation désagréable.

Elle fait référence au "Frein", ce morceau de la bride, ujourd'hui appelé "Mors", qui entre dans la bouche du cheval et permet de l'arrêter, mais qu'il a tendance à ronger lorsqu'il est contraint de se reposer et perd patience.

Sources : Le Robert, www.expressio.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Au pied du mur", "Mettre au pied du mur", "Être au pied du mur" ou "Se retrouver au pied du mur".

Ces différentes locutions en forme d'idiotismes architecturaux appartiennent au langage courant.

Elles remonteraient au XVIe siècle et nous viendraient des combats d'escrime.

Elles signifient, au sens figuré : contraindre ou être contraint d'agir, n'avoir plus d'autre choix que d'affronter son adversaire, devoir faire face à des difficultés, parce que ne pouvant plus reculer face à un problème ou une responsabilité, n'ayant plus d'échappatoire ; étant dans l'impossibilité de pouvoir faire marche arrière.

On dit par exemple : "Les banques nous ont mis au pied du mur : nous devons trouver 100 000 € d'ici une semaine, sinon ils nous coupent tous nos crédits".

Ou : L'équipe de France est maintenant au pied du mur : elle doit impérativement battre cet adversaire pour pouvoir poursuivre la compétition".

On dit également "Dos au mur", "Mettre dos au mur", "Être dos au mur" ou "Se retouver dos au mur".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.lavieimmo.com