"Faire aux pattes" ou "Prendre aux pattes".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : attrapper, capturer.

On dit par exemple : "I'z'ont fait aux pattes Marco le Calabrais chez Roger le balafré".

Ou : "L'armée ukrainienne va faire aux pattes des milliers de soldats russes sur la rive droite du Dniepr".

"Au beau fixe".

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : un bonheur stable.

On dit par exemple : "Je vais beaucoup mieux : mon moral est au beau fixe".

Ou : "La crise entre ma soeur et mon beau-frère s'est apaisé : leurs relations semblent au beau fixe".

À l'instar du temps, dont on dit qu'il est "au beau fixe" lorsque le ciel est bleu et que le soleil brille d'une manière durable, l'aiguille du baromètre restant fixée sur la zone de beau temps.

Un temps au beau fixe

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens" ou "C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses".

Ces deux proverbes en forme d'idiotisme musical et d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Et ils signifient, au sens figuré : la réussite ou l'échec d'une opération complexe n’est assuré que lorsque tout est fini ; il faut attendre la fin d’un évènement pour en faire le bilan.

"C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses"

"Être chaud", "Être chaud bouillant" ou "Être chaud patate".

Ces trois locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient toutes, au sens figuré : être excité ou très excité.

"Un ferrovipathe".

Ferrovipathes de père en fils !

Cet amusant substantif masculin désigne un passionné du monde ferroviaire et des trains, qu'ils soient à "taille réelle" ou en miniature.

Le ferrovipathe se consacre à un ou plusieurs domaines : observation, relevés de compositions et photographie de trains ; gestion du patrimoine ferroviaire : travail historique et archivage, restauration de trains anciens (notamment de locomotives à vapeur), collection de trains ou de pièces ferroviaires ; modélisme ferroviaire.

Appellations et étymologie

Le terme de "ferrovipathe" est un néologisme, né de l'association de "ferro", par assimilation à "ferroviaire", et du grec "pathos", signifiant la passion brute.

Certains ferrovipathes se définissent avec humour comme "malades de train", par assimilation à la terminaison "pathie", venant de la même racine grecque, associée à la notion de souffrance.

Cette idée de souffrance, ou d'affection médicale, n'est pas toujours appréciée par certains, qui préfèrent se définir plus simplement comme "amateurs de trains" ou "amateurs de chemins de fer".

Des appellations synonymes existent : comme celle de "ferroviphile" (de "ferro", par assimilation à "ferroviaire", et du grec "philia" : "amour de"), ou celui plus construit de "sidérodromophile" (du grec "sidero" : "fer", "drome" : "chemin", et "philia" : "amour de").

Mais ce dernier terme est déjà employé pour désigner une paraphilie : l'excitation sexuelle provoquée par les trains et les chemins de fer.

La sidérodromophilie

Lire la suite

Pourquoi dire : "Le storytelling" ?

Et pas, en français : "La mise en récit" (*) !

Ou, ainsi que le disent nos amis Québecois : "L'accroche narrative" !

De quoi s'agit-t-il ?

Il s'agit en effet d'une méthode de communication fondée sur une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes et des récits.

Elle est très utilisée en mercatique, car elle permet de capter plus facilement l'attention des cibles (clients ou électeurs), afin de promouvoir la vente d'un produit ou d'améliorer l'image de marque d'une personnalité. Avec les histoires en effet, faire passer un message devient plus simple, car cela suscite des émotions. Elles rendent la communication mémorable, efficace et divertissante.

Il s'agit d'une technique de mercatique émotionnel. Elle rend le produit ou la marque plus proche de ses clients et constitue un plus pour sa valeur ajoutée et sa notoriété. Cependant, afin de ne pas perdre la confiance des clients, les récits mensongers sont à éviter.

Utilisation

Dans les pays anglophones, la mise en récit est surtout utilisée en communication d'entreprise en temps de crise.

En France, il semble moins utilisé, sauf dans certains secteurs (automobile, luxe, alimentation) où les consommateurs semblent rassurés par les entreprises faisant preuve de longévité. Les clients achètent moins un produit ou une marque s'ils n'adhèrent pas à son histoire.

Et l'emploi de la mise en récit, notamment par les conseillers en communication politique dits "façonneurs d’image", est souvent controversé.

(*) : dénomination recommandée officiellement par la Commission d'enrichissement de la langue française.

Sources : wikipedia.org et fiches-pratiques.chefdentreprise.com

"Être bouilli".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme alimentaire est utilisée, au sens figuré, dans le registre familier, dans le domaine du sport.

Et elle signifie : être très fatigué, épuisé, exténué ; être cuit !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "être très fatigué" en français.

"Tenir les rênes" et "Prendre les rênes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes des transports relèvent du langage courant.

Elles font en effet référence aux "rênes", ces courroies fixées aux harnais d'une bête de selle, et servant à diriger l'animal.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Tenir les rênes" : diriger.

On dit par exemple : "Le nouveau directeur a su tenir les rênes du groupe durant cette crise".

"Tenir les rênes"

  • et "Prendre les rênes" : s'emparer de la direction.

On dit par exemple : "Il faudra d'abord prendre les rênes du parti".

"Effacer une barre".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Elle appartient au jargon de l'athlétisme et plus précisément du saut à la perche et du saut en hauteur.

"Effacer une barre" au saut à la perche"Effacer une barre" au saut en hauteur

Et elle signifie tout simplement, au sens figuré : "Franchir une barre".

On dit par exemple : "En 1996, à Atlanta (Géorgie) (États-Unis d'Amérique), le français Jean Galfione devient champion olympique du saut à la perche en effaçant une barre à 5,92 m, nouveau record olympique".

Source : wikipedia.org

"Avoir sous la main".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : avoir juste à côté de soi, proche, à portée ; immédiatement accessible et utilisable (un objet ou une personne),

On dit par exemple : "Je n'ai pas de code civil sous la main, mais il y a internet".

  • et au sens figuré : avoir sous son autorité, sous sa dépendance ; à disposition.

On dit par exemple : "Je n'ai pas de secrétaire à disposition, mais je vous ferai transmettre le compte-rendu de notre réunion".

Source : wiktionary.org