Ce chapitre rassemble l’ensemble de mes articles consacrés aux difficultés de la langue française.
Et ce, depuis les problèmes d’orthographe ou de prononciation, jusqu’aux ambiguïtés résultant de l’homophonie, de l’homographie, de la polysémie ou de la paronymie, en passant par les acronymes, aphérèses, apocopes, ellipses, homophonographes, sigles ou syncopes.
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"BMX" est un sigle anglophone signifiant "Bicycle Motocross" ("cross" signifiant "croix" et étant couramment abrégé par un "x" majuscule en anglais).
et "Bicross" est unmot-valise anglais(BIcycle mototoCROSS)parfois utilisé en français.
Ces deux termes désignent un sport extrême cycliste, physique, technique et spectaculaire, dont les pratiquants sont nommés "pilotes", "bicrosseurs", "riders" ou "rideurs".
"Le BMX" ou "Bicross" comporte deux disciplines :
la "Race" ("course") où les "rideurs" ("pilotes") font la course,
et le "Freestyle" ("acrobatique") où les "rideurs" exécutent des figures acrobatiques.
dans le langage courant : un appareil ménager comprenant une poignée et une base métallique plane ressemblant à une semelle épaisse, chauffée et utilisée pour lisser le tissu et défroisser le linge.
Il est notamment utilisé pour le repassage des vêtements, c'est-à-dire pour lisser les plis accumulés en les portant, en les lavant et en les séchant. Ou créer de nouveaux plis.
La forme du fer, pointu à son extrémité, permet de repasser tous les coins des vêtements, tandis que son poids lisse le tissu. Et la partie du fer directement en contact avec le linge est appelée la "semelle".
Le fer à repasser doit être chaud pour être efficace : selon les modèles, il doit être chauffé de l'extérieur ou bien possède un mécanisme de chauffage interne.
Il a existé de nombreux types de fer à repasser depuis le XVIIe siècle :
d'abord en fonte, que l'on mettait à chauffer, ou que l'on remplissait de braise,
Un vieux fer à repasser en fonteUn vieux fer à repasser à braise
puis électriques,
Un vieux fer à repasser électriqueUn fer à repasser électrique
et les plus récents utilisant la vapeur et sans fil.
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeurUn fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
dans le registre familier, au sens figuré :
dans le jargon aéronautique et militaire : un avion difficile à piloter, planant mal ou connu pour s'écraser fréquemment.
et enfin : le symbole même de l'objet lourd et dense, auquel on a coutume de comparer une personne nageant très mal ne parvenant pas à se maintenir à la surface de l'eau.
On dit par exemple : "Mon oncle nage comme un fer à repasser".
Sources : fr-academic.com, acversailles.free.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et langue-francaise.tv5monde.com
Voici un petit moyen mnémotechnique très simple à destination de toutes celles et ceux qui s'interrogent régulièrement lorsqu'ils écrivent ces mots pour savoir quand il convient de mettre ou non un accent circonflexe sur le "a".
Lorsqu'il s'agit d'"effort à effectuer" ou de "traVail" avec un "v" : le "a" comporte un accent circonflexe, dont on peut dire qu'il ressemble à une sorte de "v" à l'envers.
On écrit par exemple :
"Nous allons tÂcher d'arriver à l'heure",
"TÂche de te souvenir de ton mot de passe cette fois",
"Je vais te confier une tÂche importante",
ou : "C'est une tÂche ingrate".
Mais lorsqu'il s'agit de "salir" ou de "salissure" : le "a" ne comporte pas d'accent.
On écrit par exemple :
"Attention, tu es en train de tAcher ta chemise",
"Le vin rouge tAche facilement".
"Je ne parviens pas à faire disparaître cette tAche d'huile sur le sol de mon allée",
ou : "Cette tAche d'encre en bas de la page se remarque vraiment".
Ce mot ferait référence à la haute taille des flamands, au tournant du XXe siècle, ceux-ci n'ayant pas cessé de grandir depuis lors, puisque les Néerlandais actuels constituent la population la plus grande sur terre, avec une taille moyenne de près d’1,71 mètre pour les femmes et d'1,84 m pour les hommes.
Une performance qui s’expliquerait par des conditions environnementales favorables, mais aussi par la sélection naturelle, suggère une étude publiée le 8 avril 2015 par la revue scientifique britannique Royal Society Open Science.
Car les Néerlandais n'ont pas toujours été aussi grands. "Les Pays-Bas ont une histoire remarquable en ce qui concerne la taille de ses habitants", selon l’étude, qui rappelle que ces derniers étaient les plus petits d’Europe au 18e siècle, avec une taille avoisinant 1,65 m.
Mais sur les 150 dernières années, les Néerlandais ont grandi en moyenne de 20 cm, contre à peine 6 cm pour les états-uniens.
"La supériorité en taille des Néerlandais est attribuée à des facteurs environnementaux", constate l’étude, citant une bonne alimentation (notamment une forte consommation de produits laitiers) ou encore l’accès à la santé. Mais l’environnement n’explique pas tout. "Il est possible que la sélection naturelle ait agi en combinaison avec ce contexte environnemental pour favoriser une grande taille parmi les Néerlandais", selon l’étude.
Pour comprendre le lien entre la sélection naturelle et la taille, les chercheurs ont analysé différentes données (situation familiale, nombre d’enfants en vie, âge lors de la première naissance, etc.) à partir d’un échantillon de plus de 94.500 personnes ayant vécu dans le Nord des Pays-Bas entre 1935 et 1967. Sur ces trois décennies, il apparaît que les personnes ayant le plus d’enfants sont les hommes de grande taille et les femmes de taille moyenne. Ainsi, les hommes les plus fertiles (mesurant 7 cm de plus que la taille moyenne) ont eu 24% d'enfants de plus que les hommes les moins fertiles (14 cm de moins que la taille moyenne).
"Parce que les individus de grande taille sont susceptibles d’avoir plus d’enfants qui seront grands à leur tour, alors la taille moyenne de la descendance risque d’être plus grande que celle de la précédente", explique le chercheur Gert Stulp, qui précise toutefois que son étude ne se fonde pas sur des analyses génétiques, faute de matériel disponible. Reste qu’aux Etats-Unis, les femmes de petite taille et les hommes de taille moyenne sont, eux, les plus féconds, relève Gert Stulp.
Il convient cependant de préciser qu'il existe une région du monde où les personnes seraient, en moyenne, encore plus grandes : la Dalmatie, au Sud de l'ex-Yougoslavie, une région historique littorale des Balkans, le long de la mer Adriatique, aujourd'hui partagée entre la Croatie qui en possède la plus grande part, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine.
Une carte de Croatie, avec la Dalmatie, au Sud-Est, qui longe le Sud-Est de la Bosnie-Herzégovine et le Sud-Ouest du Monténégro
Dans cette région, en effet, les hommes mesureraient en moyenne 1,85 cm et les femmes 173 cm , la moyenne en France étant respectivement de 175 cm et 164 cm. Par ailleurs, un homme sur 40 mesurerait plus de deux mètres, contre seulement un pour 330 chez les Suédois et un pour 10 000 chez les Français !
Source : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, Le Robert, www.littre.org www.lesechos.fr, www.guichetdusavoir.org, Direct Matin et AFP (Agence france Presse)
Comme a pu le déclarer, le 14 juillet 2021, l’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.
Mais, à tout le moins : "UnE espèce de revival" !
Et en français, dans le contexte : "UnE espèce de RENAISSANCE"
Parce qu'il avait déjà sorti la même énormité le 30 mai 2021 et parce qu'il est parfaitement incapable de s'exprimer dans un français correct, accumulant ce type de faute grossière ainsi que les anglicismes, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".
Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : s'énerver, se mettre en colère, hausser le ton, menacer ; être hautain, prendre son interlocuteur de haut.
Il s'agit d'une expression d'origine à la fois militaire et moyenâgeuse.
Au Moyen Âge, en effet, les chevaux les plus grands et les plus robustes étaient utilisés comme "chevaux de bataille" ou "destriers" (appelés ainsi parce qu'ils étaient tenus de la main droite par l'écuyer lorsque les chevaliers ne les montaient pas).
Et cela pour de nombreuses raisons :
pouvoir porter un chevalier combattant avec une lourde armure lors des batailles,
donner fière allure aux chevaliers et constituer un symbole de puissance,
et leur permettre d’observer le champ de bataille et de dominer leurs adversaires.
L'expression "Partir sur ses grands chevaux" était donc, à l'époque, utilisée au sens propre et signifiait simplement "Partir à la bataille sur de grandes montures".
Sources : www.projet-voltaire.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org
Cette locution nominale désigne, au sens figuré : une personne ayant commis une farce qui se retourne contre elle. Et, plus généralement, une personne qui subit le contre-coup de ses actes, de ses comportements, par un effet boomerang.
On dit par exemple : "C'est bien fait pour toi : tu leur as fait croire que tu étais malade et ils t'ont cru, donc ils sont partis à la plage sans toi. Tu es l'arroseur arrosé !".
Cette expression entrée dans le langage courant est un héritage direct des premières heures du cinématographe, puisqu'elle est née d'un court-métrage muet noir et blanc, réalisé par Louis Lumière, dont il existe trois versions, la première s'intitulant "Le jardinier et le petit espiègle" et les deux suivantes "Arroseur et arrosé" (et non, comme on le pense souvent, "L'arroseur arrosé" !).
Ce film (on parle alors de "Vues photographiques animées") est montré pour la première fois le 21 septembre 1895, à La Ciotat (13), au cours d'une projection privée, puis mis à l'affiche des projections payantes organisées par les frères Lumière à Paris (75), dans le Salon indien du Grand Café, boulevard des Capucines, à partir du 28 décembre 1895, première projection historique de films photographiques animés.
Il est particulièrement célèbre dans le monde entier, car il s'agit des premières vues photographiques animées à suivre un scénario préétabli.
Scénario
L'histoire est des plus simples : un jardinier arrose son jardin. Un enfant, arrivé par derrière, met le pied sur le tuyau d'arrosage. L'homme regarde alors l'embout du tuyau, pensant qu'il est bouché. mais le petit espiègle retire son pied et le jardinier est aspergé. Il court ensuite après le jeune garçon, l'attrape et lui donne une fessée.
Et (dans la seconde version du film, datant de 1896) l'arrose à son tour.
Et elle est adaptée d'une célèbre page humoristique du dessinateur français Hermann Vogel, datant de 1887 et intitulée "L'arroseur".
Tournage et acteurs
Le film est tourné dans le jardin de la propriété de la famille Lumière à La Ciotat (13), "Les Terres Rousses". L'arroseur arrosé est le jardinier des Lumière (François Clerc), et le chenapan est, dans la première version, un jeune électricien de La Ciotat travaillant sur la propriété des Lumière (Léon Trotobas), puis, dans la seconde, le fils d'un ouvrier de leur usine (Benoît Duval).