Ce chapitre rassemble l’ensemble de mes articles consacrés aux difficultés de la langue française.
Et ce, depuis les problèmes d’orthographe ou de prononciation, jusqu’aux ambiguïtés résultant de l’homophonie, de l’homographie, de la polysémie ou de la paronymie, en passant par les acronymes, aphérèses, apocopes, ellipses, homophonographes, sigles ou syncopes.
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Ces curieuses locutions verbales québecoises appartiennent au registre familier.
Et - à l'instar de notre formule "Tomber sur un os" - elles signifient, au sens figuré : rencontrer une difficulté imprévue, un obstacle insurmontable.
Elles évoquent en effet une personne qui, sciant du bois, tombe sur un noeud, ce qui lui complique inévitablement la tâche.
Comme a pu le déclarer, le 7 juillet 2021, l'ancien champion cycliste français devenu consultantThomas Voeckler, lors de la 11e étape du Tour de France 2021, Sorgues (84)-Malucène (84), qu'il commentait sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Mais, à tout le moins : "Les InTerViews que l'on peut réaliser" !
Et idéalement : "Les ENTRETIENS que l'on peut réaliser" !
Pense-t-il vraiment que les téléspectateurs comprennent ce sigle, relevant du jargon journalistique ?
Ce substantif masculin anglais est utilisé en français pour désigner, selon le contexte :
une tribune, souvent située derrière une cage de but, où se rassemblent les supporteurs les plus acharnés d'un club de football (ou de hockey sur glace).
Comme par exemple le kop de Boulogne, figurant en illustration de cet article, situé dans la tribune homonyme du Parc des Princes, le stade du PSG, situé dans le 16e arrondissement de Paris (75).
Implantation du Parc des Princes, avec la ville de Paris (75) à l'Est, la ville de Boulogne-Billancourt (92) à l'Ouest, et le quartier de la Porte d'Auteuil, au Nord
Ce nom de "tribune Boulogne" résulte de ce qu'elle est située au Sud-Est du stade, à proximité immédiate de la ville de Boulogne-Billancourt (92), la tribune Nord-Est étant appelée "Auteuil", du nom du quartier limitrophe (où se trouve le fameux "stade de la porte d'Auteuil" : Rolland-Garros), celle de l'Ouest "Présidentielle" ou "Borelli", du nom de l'ancien président du club Francis Borelli et celle de l'Est "Paris".
ou bien : ces supporteurs eux-mêmes.
Le mot "Kop" fait référence à la bataille de Spion Kop qui se déroula en Afrique du Sud, lors de Seconde Guerre des Boers en 1900, qui vit la victoire des Boers face aux troupes britanniques.
Traumatisés par cette défaite, les Britanniques baptisèrent alors plusieurs tribunes de stades sportifs du nom de "Spion Kop" puis, par ellipse "Kop ".
Et ce mot est resté pour désigner certaines tribunes de stades où se regroupent les supporters les plus actifs.
En néerlandais, "Spion" signifie "Regarder" ou "Espionner" ("Spioen", en afrikaans) et "Kop" signifie "Tête".
C'est la furie des combats sur le plan incliné de la colline qui a suscité ce rapprochement avec les tribunes populaires animées des stades de football.
Arsenal FC, club alors basé en plein milieu des arsenaux royaux de Woolwich, est le premier à adopter le terme en 1904, suivi, en 1905, par Birmingham City FC puis Liverpool FC.
Enfant, j'avais trouvé très amusante cette étrange locution adverbiale, en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme alimentaire.
Appartenant au registre populaire, son origine n'est pas vraiment établie, mais elle signifie, au sens figuré : ébahi, stupéfait, surpris, étonné, estomaqué, atterré, coi, frappé d'étonnement.
On dit par exemple: "Mon darron est resté comme deux ronds de flan quand je lui ai dit que j'avais eu un 6 en maths : je n'ai jamais eu une aussi bonne note en six années de collège !".
Ou : "Ma femme va en rester comme deux ronds de flan lorsqu'elle va découvrir que j'ai pensé à acheter du pain et à sortir la poubelle".
Sources : www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org
Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.
Et elle signifie, au sens figuré : rencontrer une difficulté, un obstacle imprévu.
Étonnamment, cette expression apparue en 1914, trouve son origine dans le monde militaire et plus précisément dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où la formule "Tomber sur un os" s'utilisait au sens propre.
A l’époque, en effet, les rations étaient loin d’être copieuses, et seuls certains soldats chanceux avaient le droit à un morceau de viande, de nombreux autres ne recevant que des os, sur lesquels ne figuraient que quelques maigres bouts de chair.
Cette amusante locution nominale très imagée était déjà utilisée au 1er siècle av. J.-C. par l'écrivain romain Cicéron, sous la forme "Fluctus in simpulo" ("Tempête dans une petite coupe").
Et elle signifie : beaucoup de bruit ou d'agitation pour pas grand-chose ; on se préoccupe exagérément d'un sujet, somme toute, peu important, voire insignifiant.
On dit par exemple : "Enfin voyons, il ne s'agit que d'une tempête dans un verre d'eau : tout cela sera oublié dans une semaine !".
Ce substantif masculin, qui relève du langage courant, désigne :
au sens propre : un grand et gros chien de chasse, employé dans la chasse à courre pour la recherche du gibier, qu'il est dressé à débusquer afin qu'il puisse être poursuivi,
et au sens figuré : un individu - tel qu'un détective ou un policier - suivant une piste afin de retrouver et d'arrêter les personnes recherchées.
On dit par exemple : "La préfecture a mis sur l'enquête l'un de ses plus fins limiers".
Ce substantif féminin polysémique peut désigner selon le contexte :
dans le domaine juridique, autrefois (registre désuet) :
une copie, un double d'une décision de justice (jugement ou arrêt) ou d'un acte notarié, comportant la formule exécutoire.
Dans le Code des procédures civiles d'exécution, cette appellation a été remplacée, depuis le décret du 26 novembre 1971, par celle de "Titre exécutoire".
l'écriture en gros caractères pour les copies des actes, par opposition à la "minute" (écriture en caractères menus),
dans le domaine du commerce, autrefois (registre désuet) : une douzaine de douzaines, c'est à dire 144 unités de quelque chose,
On dit par exemple : "Je vais prendre une grosse de boucles et deux grosses de boutons",
ou, par ellipse de "une grosse femme" et de façon péjorative, dans le registre familier : une femme de forte corpulence, en surpoids.
On dit par exemple : "Regarde-moi cette grosse en robe à fleurs".
Ces deux locutions nominales masculines homophones ne doivent surtout pas être confondues.
"Un court de tennis" avec un "t" (comme "terrain", petit moyen mnémotechnique) désigne en effet : le terrain sur lequel on pratique le tennis.
Il s'agit d'un rectangle aux dimensions réglementaires très précises : 23,77 mètres de long pour 8,23 m de large, les tolérances admises sur le traçage du court étant de 2 cm sur la longueur et de 1 cm sur la largeur.
Il existe des surfaces dites "dures" comme le béton alvéolaire.
Un court de tennis en béton alvéolaire, un matériau stable qui permet de jouer au tennis quelle que soit la météorologie
Et la résine synthétique.
Un court de tennis en résine synthétique
Mais il y a également la terre battue (comme à Rolland-Garros).
Un court de tennis en terre battue
Le gazon naturel (comme à Wimbledon).
L'un des rarissimes (11 en 2015, selon la Fédération Française de Tennis) courts de tennis français en gazon naturel, aux Alleuds (49), propriété de la société ALF, numéro un mondial dans la production et la sélection de semences de gazons pour les professionnels des espaces verts et terrains de sports
Et le gazon synthétique.
Un court de tennis en gazon synthétique
tandis que "Un cours de tennis" avec un "s" désigne : une leçon de tennis, au cours de laquelle un professeur enseigne ce sport à un élève.
Cet étrange substantif désigne : de petits filtres circulaires en plastique utilisés par centaines de millions depuis le début des années 2000 dans de nombreuses stations d'épuration municipales ou industrielles.
Leur rôle est de servir de support aux micro-organismes qui, en s'y agglutinant, permettent de dégrader plus efficacement la matière organique pendant la phase de traitement biologique des eaux.
Et il en existe plusieurs types, de formes, tailles et couleurs différentes, adaptées à l'usage des différents bassins.
Les différents modèles de biomédias proposés par la société chinoise Yosun Environmental
Malheureusement, plusieurs très importants cas de pollution de plages ont été constatés en Méditerranée, dont un en Corse, en février 2021, des bénévoles ayant pu ramasser jusqu'à 40 000 biomédias par jour sur une seule plage !
Plusieurs types d'incidents en effet peuvent conduire à ces cas de pollution : de fortes pluies, causant des débordements dans les stations d’épuration, les eaux usées emportant avec elles les biomédias. Mais on a également pu observer des pertes lors de travaux dans les bassins de traitement. Et il arrive que les grilles d’évacuation des eaux ne soient pas adaptées aux modèles de biomédias utilisés et les laissent passer...
Mais ce qui est peut-être le plus grave, c'est que - outre la pollution plastique gigantesque qu'ils génèrent - ces biomédias posent également de sérieux problèmes sanitaires. Ils transportent en effet avec eux de nombreux germes et bactéries présents dans les stations d'épuration (escherichia coli, entérocoques intestinaux, etc.) qui peuvent provoquer des gastroentérites, des infections urinaires ou même des septicémies, ou encore la gale !
On frémit par conséquent en pensant à tous ces jeunes enfants jouant dans le sable, qui ne manqueront pas, au cours des prochaines années, de trouver et de jouer avec ces charmants petits nids à microbes, que l'on aura toutes les peines du monde à ramasser.
Quel paradoxe, ma foi, quand on pense que ces objets ont été créés et utilisés à des fin de... dépollution des eaux usées !
J'aime beaucoup ce joli adjectif qui fait référence au subtantif masculin "un alambic", lequel désigne : un appareil destiné à la distillation, c'est à dire la séparation de produits par chauffage puis refroidissement.
L'adjectif "Alambiqué" signifie ainsi, selon le contexte :
dans le registre familier : trop subtil, trop raffiné, maniéré, précieux, affecté, sophistiqué,
On dit par exemple : "Si tu me permets, je trouve ton raisonnement bien alambiqué".
et par extension, ausens figuré: exagérément compliqué, confus, tortueux.excessivement subtil, recherché,
On dit par exemple : "Je pense que l'orthographe et la grammaire françaises sont suffisamment alambiquées pour ne pas les compliquer davantage encore avec des réformes orthographiques jamais appliquées concrètement, qui ne font qu'ajouter de la complexité à la complexité".
Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr