"Saupoudrer".

Ce verbe du langage courant se prononce so-pou-dré et non sou-pou-dré, comme on l'entend souvent.

"Saupoudrer" se construit généralement avec la préposition "de" ("Saupoudrer de sucre"), et plus rarement avec la préposition "avec" ("Saupoudrer avec de la farine").

Ce verbe est formé de "sau", une ancienne variante dialectale de "sel", et de "poudrer".

Il est attesté dès la fin du XIVe siècle au sens de "couvrir d’une légère couche de sel". Mais il adopte, dès le XVIe siècle, le sens plus général que nous lui connaissons aujourd’hui :

  • au sens propre : répandre une fine couche d'une matière pulvérulente sur quelque chose.

On dit par exemple : "Un conseil pour manger de décilieuses crêpes : les saupoudrer de sucre en poudre, avec un filet de jus de citron".

Saupoudrer du sucre glace sur un gâteau

  • et au sens figuré :
    • parsemer, répandre un peu partout sur ou dans quelque chose,

On dit par exemple : "Cet élève a saupoudré sa dissertation de citations pas forcément bien choisies".

    • ou : distribuer quelque chose avec parcimonie.

En particulier : attribuer à de très nombreux bénéficiaires des crédits minimes.

On dit par exemple : "Comme à son habitude, ce gouvernement va saupoudrer quelques millions d'euros de subventions, sans oser s'attaquer réellement à la racine du problème".

À l'instar de ce qui se passe avec le verbe "Saupoudrer", la première syllabe des substantifs masculins qui en sont dérivés - "Un saupoudreur", "Le saupoudrage et "Un saupoudroir" - se prononce toujours so.

Sources : cuisine-facile.fr, www.cordial.fr, www.cce-umontreal.ca et bdl.oqlf.gouv.qc.ca

On ne prononce pas : "Une au-de" !

La journaliste politique française Alix Bouilhaguet"

Comme l'a fait la journaliste politique française Alix Bouilhaguet, le 1er avril 2021, sur la chaîne de télévision française d'information franceinfo.

Mais : "Une ô-de" !

Ce substantif féminin désigne :

  • dans l'Antiquité grecque : un poème lyrique (donc chanté) composé d’une strophe, d’une antistrophe et d’une épode, que le choeur chantait en décrivant certaines évolutions.
  • par analogie :
    • dans la littérature moderne : un poème lyrique divisé en strophes, ordinairement semblables entre elles par le nombre et la mesure des vers.
    • ou, de façon usuelle : ce qui rappelle une ode, par son caractère lyrique enthousiaste.

On dit par exemple : "ce film superbe constitue une magnifique ode à la nature".

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

Le mot "Moins" ne se prononce pas "moin-ss" !

Le journaliste sportif français Bernard Lions

Ainsi que l'a fait le journaliste sportif français, originaire de Barcelonnette (04), Bernard Lions, le 4 mars 2021, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "moin" !

Cela m'a personnellement choqué. Mais je sais bien que l'on va me traiter - injustement à mes yeux - de glottophobe...

 

On ne dit pas : "Le moment le plus zo-ri-ble de ma vie" !

L'ancienne "lofteuse" Loana Petrucciani (© C8)

Comme l'a déclaré la malheureuse Loana Petrucciani, dans le documentaire "Loana, une lofteuse up and down", réalisé par Guillaume Genton et diffusé le 11 mars 2021, sur la chaîne de télévision française C8.

Mais, à tout le moins : "Le moment le plus HOrrible de ma vie" !

Et idéalement : "Le PIRE moment de ma vie" !

Pour sa façon déplorable de s'exprimer tout au long de ce documentaire, je ne peux que lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Le substantif féminin "Succion" (action de sucer, d'aspirer) ne se prononce pas "su-sion"....

La succion : un nourrisson qui suce son index gauche

... à l'instar de la façon dont nous prononçons le verbe "Sucer", le substantif féminin "Sucette" ou le substantif masculin "Suçon".

Mais : "su-k-sion" !

C'est à dire de la même façon que nous prononçons les mots suivants : "Accent", "Accepter", "Accès", "Accession", "Coccyx", "Occident", "Occiput", "Occitan", "Succéder", "Succès", "Successeur", "Succinct", "Vaccin", etc.

 

 

On n'écrit pas : "Semblent elles" ou "Semblent t'elles", "Semblent ils" ou "Semblent t'ils", "Leur semblent elles" ou "Leur semblent t'elles", "Leur semblent ils" ou "Leur semblent t'ils", "Lui semblent elles" ou "Lui semblent t'elles", "Lui semblent ils" ou "Lui semblent t'ils", "Me semblent elles" "Me semblent t'elles" , "Me semblent ils" "Me semblent t'ils" "Nous semblent elles" ou "Nous semblent t'elles", "Nous semblent ils" ou "Nous semblent t'ils", "Te semblent elles" ou "Te semblent t'elles", "Te semblent ils" ou "Te semblent t'ils", "Vous semblent elles" ou "Vous semblent t'elles" ni "Vous semblent ils"ou "Vous semblent t'ils" !

Mais :

  • "Semblent-elles" et "Semblent-ils",
  • "Leur semblent-elles" et "Leur semblent-ils",
  • "Lui semblent-elles" et "Lui semblent-ils",
  • "Me semblent-elles" et "Me semblent-ils",
  • "Nous semblent-elles" et "Nous semblent-ils",
  • "Te semblent-elles" et "Te semblent-ils",
  • et "Vous semblent-elles" et "Vous semblent-ils" !

Avec des traits d'union.

Et sans "t" additionnel, comme c'est le cas au singulier, puisqu'il y a déjà un "t" à la fin de la forme conjuguée "semblent".

Suivi d'une voyelle, le "t" de "C'est" doit se prononcer et l'on donc dire sè-te et non sè !

On doit par exemple dire :

  • "sè-te à vous" pour "C'est à vous" et non "sè à vous",
  • "sè-te adorable" pour "C'est adorable" et non "sè adorable",
  • "sè-te évident" pour "C'est évident" et non "sè évident",
  • "sè-te encore moi" pour "C'est encore moi" et non "sè encore moi",
  • "sè-te idiot" pour "C'est idiot" et non "sè idiot",
  • "sè-te insensé" pour "C'est insensé" et non "sè insensé",
  • "sè-te obligatoire" pour "C'est obligatoire" et non "sè obligatoire",
  • "sè-te occupé" pour "C'est occupé" et non "sè occupé",
  • "sè-te un bel homme" pour "C'est un bel homme" et non "sè un bel homme",
  • "sè-te un enfant" pour "C'est un enfant" et non "sè un enfant",
  • "sè-te une occasion" pour "C'est une occasion" et non "sè une occasion,
  • ou "sè-te une réussite" pour "C'est une réussite" et non "sè une réussite".

Je suis proprement exaspéré par cette faute de prononciation.

Elle n'existait pratiquement pas il y a encore une dizaine années et elle s'est répandue au point d'affecter désormais une grande partie - voire une majorité - de nos journalistes et hommes politiques !

Tendez l'oreille si vous n'y avez encore pas prêté attention : je vous promets que vous n'allez pas être déçu !

Et ma fureur est d'autant plus grande que - compte tenu de la façon dont de plus en plus de gens ne savent plus écrire sans les intervertir une fois sur deux les mots "ces" et ses" - je finis par soupçonner toutes les personnes incapables de prononcer correctement ce "t" suivi d'une voyelle... de ne même pas savoir comment s'écrit ce mot "c'est" et de prononcer tous les "sè" sans liaison afin d'être sûr de ne pas se ridiculiser !