"Pâque" et "Pâques".

Ces deux mots homophones correspondent à deux réalités quelque peu différentes :

  • "Pâque" est, dans la liturgie juive, la fête commémorant annuellement la sortie d'Égypte du peuple juif.

Il s'agit d'un mot féminin singulier.

On dit par exemple "Immoler la Pâque" ou "Manger la Pâque", pour immoler et manger un agneau, selon le rite prescrit pour la célébration de la Pâque.

  • tandis que "Pâques" avec un "s" est, dans la liturgie chrétienne, la fête célébrée à date variable chaque année au printemps, en mémoire de la résurrection du Christ.

Il s'agit d'un mot masculin pluriel s'employant sans article.

On dit par exemple : "Pour Pâques je serai en province" ou "Aux vacances de Pâques ma famille viendra me voir".

Source : www.larousse.fr

"Immaculée Conception" et "Incarnation".

Ces deux dogmes chrétiens sont très souvent confondus ; la plupart des gens appelant "Immaculée Conception" ce qui est en réalité "L'incarnation" !

  • "L'Immaculée Conception" est en effet la conception de la Vierge Marie "sans tache", c'est-à-dire exempte du péché originel,
  • tandis que c'est en vertu du dogme de "l'Incarnation" que Dieu, s'est incarné en un homme ; et cela à travers une conception virginale du Christ.

"Ennuyant" et "Ennuyeux" : quelle est la différence exactement ?

Ces deux adjectifs paronymes du langage courant sont souvent confondus et utilisés de manière interchangeable à mauvais escient.

Ils désignent en effet des réalités quelque peu différentes puisque, si les deux adjectifs évoquent un sentiment de lassitude :

  • "Ennuyant" qualifie un objet ou une personne provoquant un sentiment de désagrément passager, temporaire.

On dit par exemple : "Ce film est ennuyant : je change de chaîne !".

Ou : "J'ai trouvé l'oncle Ignace assez ennuyant lors du déjeuner".

  • tandis que "Ennuyeux" qualifie ce qui est propre à contrarier, fâcheux, regrettable ; ce qui suscite un sentiment de préoccupation. Et sous-entend par conséquent un désagrément assez constant, durable.

On dit par exemple : "Les résultats de mon bilan sanguin ne sont pas très bons : mon médecin trouve cela ennuyeux".

Ou : "Cette arrivée massive de moustiques est très ennuyeuse".

L'adjectif "Ennuyant" induit donc un sentiment transitoire tandis que le terme "Ennuyeux", sous-entend une constance dans le tracas et l'embarras.

Quelqu'un peut par exemple ne pas aimer un auteur parce qu'il le trouve ennuyeux, là ou un autre l'apprécie de manère générale, en dépit de certains passages jugés ennuyants.

Ainsi que l'observe le dictionnaire Littré, "L'homme ennuyant est celui qui ennuie par occasion ; cela est accidentel ; l'homme ennuyeux est celui qui ennuie toujours".

Sources : www.lefigaro.fr et bdl.oqlf.gouv.qc.ca

"Attrayant" ou "Attrayante" et "Attractif" ou "Attractive".

  • "Attrayant" ou "Attrayante" signifie "Qui exerce de l'attrait, qui attire par son caractère, son aspect agréable, séduisant".

On parle par exemple d'un "visage attrayant" ou d'une "atmosphère attrayante".

  • tandis que "Attractif" ou "Attractive" signifie :
    • au sens propre : "Qui a la propriété d'exercer une attraction".

On parle par exemple de la "force attractive" d'un aimant.

    • et, au sens figuré, : "Qui plaît, séduit, attire par son charme ; attrayant, captivant, séduisant".

On parle par exemple d'un "lieu attractif" ou d'une "région attractive".

Dans ce sens (figuré), "Attractif" est presque synonyme d"Attrayant".

Source : www.larousse.fr

"La maladie de Barlow" et "Le syndrome de Barlow".

Bien qu'associées à un même patronyme, ces deux maladies n'ont absolument rien à voir ! :

  • la première, également appelée "Scorbut de l'enfant", tire en effet son nom du britannique Thomas Barlow, né le 4 novembre 1845 et mort le 12 janvier 1945,

John B. Barlow

  • tandis que la seconde est une valvulopathie cardiaque, également désigné "Ballonisation de la valve mitrale", "Ballonisation valvulaire", "Prolapsus de la valve mitrale" ou "Prolapsus mitral", qui tire son nom du cardiologue sud-africain John Brereton Barlow, né le 24 octobre 1924 et mort le 10 décembre 2008.

"Un aérodrome" et "Un aéroport".

Ces deux termes étroitement liés sont fréquemment confondus alors qu'ils désignent des réalités bien distinctes.

Voire - c'est à mon sens le cas le plus fréquent - que l'on se trompe en pensant connaître la différence, imaginant qu'un "Aéroport" est un "Grand aérodrome" et que le petit "Aérodrome" devenu grand devient un "Aéroport". Ce qui est à la fois totalement faux... et parfaitement exact !

Je m'explique :Aérodrome

  • un "Aérodrome" est un terrain aménagé pour le décollage, l'atterrissage et les évolutions au sol des aéronefs.

Il peut inclure quelques bâtiments, des installations et des équipements destinées au garage, à la mise en œuvre et à la maintenance des aéronefs.

Le site est souvent le lieu d'implantation d'associations ou d'entreprises ayant des activités liées à l'aéronautique.

Aéroport

  • tandis qu'un "Aéroport" est implanté SUR un aérodrome, dont il partage parfois les infrastructures avec d'autres utilisateurs, militaires (base aérienne) ou civils (aviation générale).

Le mot "Aéroport" désigne l'ensemble des bâtiments et des installations servant au traitement des passagers ou du fret aérien situés sur un "Aérodrome".

La confusion entre les deux mots provient naturellement de ce que la plupart des grands aéroports sont désormais le plus souvent à l'usage exclusif ou quasi-exclusif du transport aérien commercial, ce qui fait que le mot "Aéroport" désigne l'ensemble des installations, "Aérodrome" compris.

    • Le bâtiment principal de l'aéroport est l'"Aérogare".

Pour le passager aérien, l'aérogare est l'interface entre les transports terrestres individuels ou collectifs et les avions ; c'est le lieu où il accomplit les formalités d'enregistrement auprès de la compagnie aérienne ainsi que les éventuelles formalités de police ou de douane.

Les plus grands aéroports utilisent plusieurs aérogares qui donnent, elles-mêmes, accès à plusieurs jetées, voire à des bâtiments totalement séparés où sont stationnés les avions.

      • Mais doit-on dire "Aérogare" ou "terminal" ?

Les appellations en français de ces bâtiments ne sont pas standardisées : le terme "Aérogare" est plutôt attaché au bâtiment desservi par les transports terrestres et le terme "Terminal" aux bâtiments donnant accès aux avions.

Et pour ajouter à la confusion, la terminologie anglaise est présente dans la plupart des aéroports en plus de la langue locale.

Or l'équivalent de l'"Aérogare" français est en anglais le "Terminal", et celui du "Terminal" français est "Concourse". Pratique, n'est-ce pas ?

Certains aéroports sont utilisés par une compagnie aérienne comme plateforme de correspondance. Une partie notable des passagers utilise alors l'aéroport pour changer d'avion. La configuration des terminaux et des installations destinées au traitement des bagages doit alors prendre en compte ce cas particulier.

Il existe quelques types spécifiques d'aéroports :

    • Un "Héliport" est un aéroport ou une partie de l'aéroport destiné exclusivement au trafic des hélicoptères.
    • Un "Hydroaéroport" est un aéroport bâti près d'un plan d'eau et destiné aux hydravions.
    • Et un "Adaport" est - pour nos amis québécois - un aéroport généralement situé au cœur d'une zone urbanisée et destiné aux avions à décollage court.

Autres articles sur le même thème : La surprenante origine du mot "Avion" et  Pourquoi il est aberrant de dire qu'"un avion vient de se poser sur le tarmac".

Source : wikipedia.org

"Un bélier" et "Un mouton".

Bélier

  • Le "Bélier" est le mâle adulte non châtré chez les ovins, réservé pour la reproduction (production d'agneaux),
  • tandis que le "Mouton" est le nom donné :
    • au mâle adulte châtré,

Mouton

    • mais également, dans le langage courant, à l'ensemble des individus de l'espèce, mâles (béliers) et femelles (brebis) confondus ; leurs petits s'appellant les "Agneaux" et les "Agnelles".

Source : wikipedia.org

"Articulation", "Diction", "Élocution", "Intonation" et "Prononciation".

Ces  cinq termes désignent des notions assez proches et, de ce fait, difficiles à distinguer et souvent confondues.

J'ai essayé de préciser brièvement ce qui les distingue les unes des autres, tout en étant conscient de la difficulté de l'exercice.

Et voici le résultat de mes recherches :

  • l'articulation est l'action d'ouvrir la bouche pour prononcer distinctement les syllabes.

On dit par exemple : "Nous devrions tous veiller à avoir une articulation correcte ! Et nous efforcer de systématiquement dire "Je re.viens sa.me.di pro.chain" et non pas "Je r'viens sam'di prochain", comme nous avons malheureusement trop souvent tendance à le faire !".

Je vous recommande à ce sujet la lecture des articles de ma collection : "Les mots ne sont pas comestibles : cessons donc de les avaler".

  • la diction est la manière de prononcer, d'articuler les sons.

On dit par exemple : "Une bonne articulation est indispensable pour avoir une bonne diction".

  • de même que l'élocution, qui désigne également, cependant, la manière de s'exprimer, la façon dont on choisit ses mots.

On dit par exemple : "Quelqu'un qui a "Un cheveu sur la langue" a un défaut d'élocution". Alors que l'on devrait plutôt - à mon sens - parler de "Défaut de diction" !

Mais également : "Je trouve très plaisante l'élocution de cet extraordinaire comédien qu'est Fabrice Luchini".

  • l'intonation est l'ensemble des variations en hauteur et en intensité prises par la voix en parlant ou en lisant, celles-ci formant ce que l'on appelle la courbe mélodique de la phrase.

On dit par exemple : "Connaître par coeur un poème est une chose. Mais être capable de le déclamer avec la bonne intonation est une autre paire de manches !".

  • et la prononciation, enfin, est la manière de réciter ou proclamer un texte.

On dit par exemple : "Cet homme politique est un orateur né : la prononciation de ses discours est toujours excellente".

"Un misogyne", "Un machiste" et "Un phallocrate".

Ces trois substantifs ont une signification très proche mais néanmoins distincte :

  • le misogyne (registre soutenu) méprise les femmes. Il éprouve à leur égard une hostilité manifeste.
  • le machiste (langage courant) souhaite les dominer. Il éprouve le besoin de se conforter dans l'idée d'une supériorité virile, étant incapable d'envisager les rapports humains sous une autre forme que la suprématie du mâle.
  • et le phallocrate (registre soutenu) les méprise ET souhaite les dominer. Il les considère comme inférieures aux hommes.

Source : www.cnrtl.fr ainsi que Patricia et Olivier

"Une clé à molette", "Une clé de serrage", "Une clé anglaise" et "Une clé à crémaillère".

Sauf à être une fervente bricoleuse (oui : je sais ! il arrive aussi que des hommes bricolent occasionnellement ; mais au moins, on ne pourra pas - pour une fois - m'accuser indûment de misogynie, en me reprochant de ne pas pratiquer l'écriture inclusive et de prendre des exemples souvent genrés !), sans doute ignorez vous, comme moi avant d'écrire cet article, la différence entre ces différents outils !

Or figurez-vous que c'est tout simple ; il suffit de le savoir :

De manière générale, en matière de bricolage, une clé est un outil à main, généralement en métal, servant à assembler, serrer et desserrer les vis, les boulons et les écrous.

Clé à molette

  • la "Clé à molette" ou "Clé de serrage" est un outil inventé en 1888 par le suédois Johan Petter Johansson, dont l'ouverture est adaptable à la tête de la vis ou de l'écrou. Elle comporte une mâchoire mobile commandée par une vis sans fin portant la molette de réglage de l'ouverture, et son déplacement se fait de bais

Avantage : cette clé remplace plusieurs clés plates dans les situations les plus courantes et peut donc s'avérer extrêmement pratique. D’autre part, l’ouverture de la clé se faisant à l’avant, cela facilite la prise des écrous/boulons dans des endroits exigus.

Inconvénient : le mécanisme de réglage est cependant encombrant, et la clé ne peut donc parfois pas servir lorsque l'espace autour de l'écrou ou de la tête de vis est vraiment restreint.

  • tandis que la "Clé anglaise" ou "Clé à crémaillère" est une clé dont la tête de serrage comporte... je vous le donne en mille : une crémaillère ! permettant de régler l’écartement des mors, des deux mâchoires mobiles.

Le déplacement de la machoire mobile se fait perpendiculairement au manche, ce qui est plus simple d’utilisation. En revanche, l’ouverture est sur le côté, ce qui peut être moins pratique dans certains cas.

Source : wikipedia.org et www.bricolage-facile.net

"L'acrophobie" et "Le vertige".

  • L'acrophobie est une phobie spécifique fréquente, définie par une peur du vide disproportionnée par rapport aux dangers réels. Ce trouble donne lieu à des réactions anxieuses pouvant dégénérer en crises d’angoisse aiguë lorsque la personne se retrouve en hauteur ou face au vide.
  • Tandis que le vertige est un type d'étourdissement ressenti comme une sensation erronée de déplacement du corps dans l'environnement parfois associé a des nausées ou vomissements, des acouphènes, etc.

Source : www.passeportsante.net

"L'alopécie", "La calvitie" et "La tonsure".

  • L'alopétie désigne ce que l'on appelle plus communément la chute des cheveux, et quelquefois des sourcils, de la barbe, etc., avec dénudation de la peau. Il s'agit donc d'un phénomène.
  • tandis que la calvitie en est le résultat, partiel ou total, et désigne donc :

Calvitie

      • soit la partie dénuée de cheveux, située sur le dessus du crâne, fréquente chez les hommes à partir d'un certain âge,

Calvitie complète

      • soit un crâne entièrement chauve.
  • et que la tonsure est une pratique adoptée par certaines Églises chrétiennes, consistant à raser une partie des cheveux d'un clerc.

Signe de renonciation au monde, elle est aussi, avec la prise d'habit et le changement de nom, un élément d'un rituel de mort et de renaissance qui efface les péchés antérieurs.

Elle fut par ailleurs à l'origine du port de la calotte.

Tonsure

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

Source : wikipedia.org