On ne dit pas : "Mélodie en sous-sol", mais...

Réponse
Descend garer notre berline allemande au parc de stationnement souterrain !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « Mélodie » et la locution verbale « Mets l’Audi » ; cette dernière étant une marque allemande d’automobiles et « Mélodie en sous-sol » étant le titre d’un célèbre film policier franco-italien, réalisé en 1963 par Henri Verneuil, avec Jean Gabin et Alain Delon.

"Un "annus horribilis" n'est pas une épouvantable maladie vénérienne, contractée après un usage abusif d'une pratique sexuelle que la morale réprouve" !

Cette locution latine, qui signifie très simplement "année horrible", fut utilisée par la reine Élizabeth II pour qualifier l'année 1992, dans un discours prononcé le 24 novembre 1992, quelques mois après le 40e anniversaire de son accession au trône.

La famille royale britannique avait en effet connu cette année là une impressionnante série de problèmes, au premiers rangs desquels on peut citer :

  • en mars, le passage à la république de l'Île Maurice, indépendante depuis le 12 mars 1968, dernier royaume de la reine en Afrique et l’un de ses pays préférés,
  • mais également la séparation du fils cadet de la reine, le prince André d'York, d'avec son épouse Sarah Ferguson, après la publication dans la presse de photographies de cette dernière embrassant un autre homme,
  • en avril, le divorce de la princesse Anne d'avec son premier mari, Mark Phillips,
  • le 20 novembre 1992, quatre jours seulement avant le discours, l'incendie accidentel du château de Windsor, qui entraîna entre autres la perte de nombreuses œuvres d'art, et allait entraîner pour la monarchie, au cours des mois qui allaient suivre le sinistre, une crise liée au financement de la reconstruction du château,
  • enfin, la mésentente croissante, tout au long de l'année, entre le prince Charles et Lady Diana, qui avait atteint un stade tel qu'elle allait entraîner leur séparation officielle dès les jours suivants.

Cette expression "Annus horribilis" avait été employée pour la première fois en 1666 par l'archevêque de Cantorbéry pour parler du grand incendie de Londres.

Et elle constitue en réalité un jeu de mots faisant explicitement référence à "Annus Mirabilis" ("L'année miraculeuse"), un poème de 1667 de John Dryden, célébrant l'année 1666.

En France, depuis 1992, l'expression est entrée dans le jargon des journalistes de la presse économique, qui l'utilisent très régulièrement.

Et cela, je pense, sans même connaître le plus souvent son origine et sa nature exacte. Mais on va encore me dire que je fais du mauvais esprit...

Non, Zinedine Zidane n'a pas investi dans le "Foot sale" à Aix-en-Provence !

Zinedine Zidane dans l'un de ses Z5

Pas plus, du reste que dans le "Foot salle" !

Mais dans le "Futsal", ce sport collectif apparenté au football, se jouant, comme lui, principalement au pied avec un ballon sphérique, et qui oppose deux équipes de cinq joueurs dans un gymnase, sur un terrain de handball.

C'est en effet à Aix-en-Provence (13), que l'ancien attaquant de l'équipe de France de football championne du monde 1998 a inauguré le premier de ses complexes sportifs "Z5", le 23 juin 2011.

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot anglais « Futsal » et les locutions nominales françaises « Foot sale » ou « Foot salle ».

"Romantada".

Cet astucieux calembour a été créé par le quotidien sportif français "L'Équipe", le mercredi 11 avril 2018, pour saluer l'incroyable exploit réalisé la veille au soir par le club de football italien de l'AS Roma (Associazione Sportiva Roma).

En gagnant sur sa pelouse 3-0 face au Barça, au terme d'une rencontre épique, le club romain était en effet parvenu à se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Et cet exploit était d'autant plus remarquable qu'il avait été réalisé au détriment du légendaire et ultra-favori club catalan du FC Barcelone, vainqueur de la rencontre aller 4-1.

Concrètement, le mot "ROMANTADA" est un mot-valise constitué des mots italien "ROMA" ("Rome") et espagnol "RemoNTADA" ("Remontée", action de remonter la différence de buts et rattraper son retard), lequel avait été - c'est là toute l'ironie de la chose et ce qui rend ce calembour si savoureux pour les amateurs de football français -, popularisé l'année précédente, à l'issue de l'extraordinaire performance réalisée le 8 mars 2017 par le même Barça, en huitième de finale de la même Ligue des Champions, face au PSG.

Qualifié jusqu'à la 95e minute, grâce à sa victoire 3-0 remportée trois semaines plus tôt et à son but inscrit à l'extérieur (qui compte double, en cas d'égalité au score sur l'ensemble des deux rencontres aller et retour, pour les ignorants !), le club parisien avait, hélas, fini par laisser s'échapper la qualification en quart de finale, en perdant... 6-1, au terme d'un match d'anthologie.

En 2018, l'histoire s'est curieusement répétée, mais cette fois en quart de finale et au détriment des catalans... sous le regard narquois des amateurs de football français et en particulier, j'imagine, des partisans du PSG !

"À la Saint-Léger, offrez des palourdes !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le substantif féminin « palourde » et la locution « pas lourde ».

  • La "Palourde" est un nom vernaculaire ambigu, désignant différents mollusques bivalves marins comestibles.

Les différentes variétés de palourdes

La palourde est un "fruit de mer".

Et elle est appelée "Clovisse" en Provence.

  • Et la Saint-Léger se fête le 2 octobre, dans l'Église catholique romaine, en l'hommage de Léger d'Autun ou Léodegard.

Cet évêque martyr du VIIe siècle, mort vers 677/78, a joué un rôle politique important dans les soubresauts de la monarchie mérovingienne finissante, et un concile d'évêques a proclamé sa sainteté en 681.

Mais il s'agit, bien entendu, d'un proverbe parfaitement imaginaire !

"Dura lex, sed lex".

Cette très ancienne maxime latine de droit signifie "La loi est dure, mais c'est la loi".

On dit par exemple : "Je suis d'accord avec vous pour dire que cette condamnation est assez sévère mais Dura lex sed lex".

Souvenir personnel

Lycéen, en 1976, j'avais adoré le familiolecte en forme de calembour inventé à partir de cette maxime par le père de trois de mes amis, prénommés Olivier, Christophe et Odile.

Celui-ci dirigeait alors, selon mes souvenirs, le département pâtisserie de l'école de gastronomie et de management hôtelier Ferrandi, à Paris (75). Et il aimait à déclarer, lorsqu'il trouvait un gâteau insuffisamment moelleux, voire trop dur : "Moka rex sed lex ! : le moka est dur, mais il est dur pour tout le monde !".